01 novembre – Naglaé

Pour nous souhaiter un bon retour de vacances, Naglaé nous rend visite.

Si elle s’est calmée à l’approche de Hong Kong et ressemble à une grosse tempête tropicale, elle a été plus virulente au Philippines où elle a tué une centaine de personnes.

Aujourd’hui et malgré cela, nous pouvons sortir. Nous sommes simplement en T3. Cela signifie que des rafales de vents entre 50 et 110 km/heure auront lieu. Il va également pleuvoir. Et le gouvernement nous prie d’absolument éviter toutes activités maritimes… il faut bien fermer ses fenêtres et les petits enfants ne peuvent pas aller à la crèche. Mais pour le reste, c’est tout bon.

Le système est bien rodé.

24 octobre – Ha Long, la mystérieuse

Dimanche matin, nous rejoignons la baie d’Ha Long. Longtemps fermée suite au désastre du tourisme de masse, aujourd’hui son accès est régulé. Seules quelques compagnies sont autorisées à naviguer en son sein avec des règles variant selon les directives du gouvernement. Les bouteilles me PET sont interdites à bord, et la natation dans la baie n’est autorisée que dans certains cas. Nous n’y aurons pas droit.

Nous arrivons donc à Ha Long par une ville plutôt artificielle et laide. Là, nous traversons une sorte de gare où l’on nous enregistre avant de nous mener à notre bateau. Nous y passerons deux jours et une nuit… en compagnie d’autres touristes de toutes nationalités.

Notre embarcation sort du port. Les immeubles bâtis à la va vite et l’immense grande roue défigurant la montagne s’effacent peu à peu pour laisser la place à un paysage absolument féerique. Des roches karstiques impressionnantes se dessinent par centaine sur l’horizon. Autour du bateau, des bancs de poissons sautent hors de l’eau. Leurs écailles scintillent sous le soleil. Un peu plus loin, nous aperçevons un colibri qui rase les flots, tandis que d’immenses rapaces frôlent les sommets.

Après un moment, nous arrivons près d’un pic rocheux qui, à l’instar de ses congénères, abrite une sorte de petit port en pierres. Sans cela impossible d’y accéder, les rochers s’élevant à pic vers le ciel. Nous accostons et suivons le guide jusqu’à l’entrée d’une grotte. Celle ci permettait dans le temps aux pêcheurs de venir se réfugier pendant les typhons. Quand je vois les ouvertures dans la paroi, je n’ose imaginer le bruit du vent s’y engouffrant lors de tempêtes.

Après avoir traversé la grotte, nous débarquons sur une petite plage. Le sable est gluant et s’enroule autour de nos pieds comme du sable mouvant. Nous n’avons pas le droit de nous baigner, ordre du gouvernement pour préserver la baie. Nous montons à la place dans des kayaks et naviguons par la force de nos bras jusque vers d’autres pics. La lumière est sublime. Autour de nous, des poissons s’ébattent gaiement. Le guide me raconte les légendes des dragons liées à l’endroit. Nous apercevons au loin une ferme à huîtres… puis nous revenons au bateau. Le soleil se couche, drapant le paysage de couleurs extraordinaires.

Le soir, nous mangeons sur le pont. La température est parfaite… et nous goûtons (entre autre) les fameuses huîtres élevées dans la baie… tout en parlant de ski avec deux Américaines venant du Colorado.

Comme le lendemain nous devons nous lever à 5h30 pour ne pas rater le lever du soleil, nous ne tardons pas trop et allons dormir pour la première fois de notre vie sur un bateau.

06 octobre – Big Wave

Big Wave Beach est une plage se situant sur l’île de Hong Kong, nichée dans une petite crique. Si la semaine, le lieu est un havre de tranquillité, le weekend, le village et sa bande de sable se remplissent de citadins désireux de se détendre.

Pour le jour férié, nous décidons d’aller sauter dans les vagues. Big Wave est en effet l’une des rares plages du coin traversée par de jolis rouleaux d’eau salée. C’est donc le coin préféré des surfeurs.

Moi, je m’en donne à coeur joie. Sauter dans les vagues, c’est ce que je préfère. Mais à Big Wave, le danger est omniprésent… puisque se côtoient tous les surfeurs du dimanche. Je suis donc immergée et autour de moi se trouvent 12 personnes sur une planche de surf, une famille sur un bateau gonflable, 5 bodyboardeurs et des dizaines de nageurs.

Quand la vague arrive, tout ce petit monde devient fébrile. Serait ce « the one », comme diraient Utah, Tyler et Bohdi ?

Le rouleau se forme et alors il convient de bien ouvrir les yeux et ne pas trop se laisser aller : sauter en faisant gaffe à ne pas se prendre dans la tête ceux qui savent à peine tenir sur une planche mais qui essaient quand même, la rame du bateau qui devient folle avec les remous et ceux qui font des mouvements désespérés pour ne pas avoir d’eau dans les yeux. Le tout en admirant les quelques bons surfeurs qui réalisent de jolies acrobaties.

Bref. La baignade se transforme en slalom géant ou en jeux d’Interville (oui, on ne rajeunit pas…). Et moi, je m’amuse comme une folle.

17 août – Des haricots au kilomètre

Hier, j’ai commandé des haricots verts dans ma ferme bio. Les haricots sont un légume assez classique de la cuisine hongkongaise et on peut en commander très facilement dans les restaurants de dim sum où ils sont servis sautés avec une petite sauce absolument délicieuse !

Mais, quelle ne fût pas ma surprise en recevant ma commande. Les haricots mignons que j’attendais étaient gigantesques !

Après avoir fait quelques photos marrantes, j’ai fait quelques recherches et découvert que la variété d’haricots poussant en Asie du Sud Est est le fameux « haricot kilomètres ».

Sa plante (qui est une variété grimpante) atteint les 3 à 4 mètres de hauteur… et ses gousses peuvent mesurer de 80cm à un mètre !

Bref, en plus de pouvoir me permettre de me faire une perruque, sachez qu’ils sont délicieux.

24 mars – Notre coucou hongkongais

Tous les matins, au réveil, nous entendons le chant majestueux du Asian koel, un bel oiseau dont la voix me téléporte immédiatement en vacances.

Pour moi, les coucous dans les arbres, ce sont les matins de camping en France avec mes parents… la quête des croissants à vélo avec mon papa… les petits-déjeuners sous la pinède!

Bref, chaque matin j’écoute avec un plaisir sincère ce bel oiseau nous faire son aubade !

L’asian koel est un coucou asiatique qui peut mesurer jusqu’à 50 cm de long, au plumage noir pour les mâles et brun tacheté pour les femelles. Et à la particularité d’avoir un œil rouge flashy ! Ils vivent dans toute l’Asie, de l’Inde à Singapour, en passant par Dubaï et notre belle Hong Kong !

Et parce qu’une image vous sera plus représentative, voici à quoi il ressemble et son joli chant !