17 octobre – Vie de pêcheur

Il est environ 21h30. Nous sommes sur un bateau et la nuit est aussi noire que de la suie. Depuis le ponton supérieur, Nicolas et moi observons le village flottant situé juste à côté de nous. C’est une ferme flottante tenue par des pêcheurs, composée de plateformes, de filets et d’enclos marins où sont élevés certaines espèces (j’ignore lesquelles).

Sur un petit ponton en bois, juste en face de nous, se trouvent un chat, quelques plantes, des vêtements qui sèchent, des caisses… et dans le fond un homme qui se repose.

Nous observons sa maisonnette flottante, faite de bric et de broc et je m’interroge : vit il ici ou surveille-t-il simplement quelque chose? A-t-il un pied à terre ? Comment fait il quand il y a des typhons ? Ou en hiver quand les températures chutent aux alentours de 10-12 degrés ?

Le mystère reste entier et je reste fascinée par ces vies en proie aux éléments.

26 septembre – La danse des chevaux

Cet après-midi, nos pas nous mènent jusqu’à un immense parc, proche de chez nous. Il fait très chaud et des basses résonnent dans l’air.

– J’ai l’impression d’aller à un festival, dis-je à Nicolas.

Nous suivons les notes de musique et arrivons sur une immense pelouse occupée par des centaines de femmes divisées en 3 groupes distincts. Le premier groupe danse sur des musiques traditionnelles vêtues de tenues colorées, de perruques noires et de masques effrayants. Le deuxième est constitué de ninja, toutes vêtues de noir qui bougent toutes ensemble. Elles sont impressionnantes. Le troisième regroupe quant à lui un groupe de femmes vêtues de manière colorée, maquillées et chevauchant des chevaux en carton. Elles dansent sans discontinuer sur une musique lancinante.

– C’est pour une fête traditionnelle indonésienne, me souffle une femme souriante.

Je n’en saurai pas plus. L’Indonésie est un vaste pays composé de plus de 11’000 îles, de 270 millions d’habitants… et de 700 langues parlées ! Selon la région, les traditions peuvent donc être très diverses.

C’est beau. Une délicieuse odeur d’encens flotte dans l’air. L’ambiance est à la fête. Elles sont belles, ces femmes, festoyant dans la chaleur de l’après-midi et on flâne entre les groupes, observant les danses et les chorégraphies.

En rentrant à la maison, je cherche sur Internet sans succès. A quoi avons-nous assisté ? Serait ce la danse du kuda kepang? Les danses des masques balinaises ou une tradition pour célébrer l’équinoxe ? Je ne sais pas mais j’ai voyagé avec elles l’espace d’un instant !

25 septembre – L’arbre à vœux de Lam Tsuen

Ce matin, nous partons en direction de Lam Tsuen, un joli village situé dans les Nouveaux Territoires. Le village est célèbre pour son temple et surtout… son arbre à vœux ! Et l’histoire est insolite !

La légende raconte en effet qu’un père anxieux face aux mauvaises notes de son fils alla faire un vœu sous un camphrier situé à côté du temple de Tin Hau. Miraculeusement, son fils se mit à exceller à l’école. Le bouche à oreille fit son office et la foule vint de loin pour faire des vœux sous l’arbre. Pour ce faire, les gens attachaient leurs souhaits, rédigés sur un petit papier, à un caillou, une carotte ou une laitue et les jetaient dans les branches. Plus le souhait s’accrochait haut, plus les chances de réalisation étaient élevées !

Mais les pierres abimèrent l’arbre (ainsi que les fenêtres des maisons environnantes…) et on décida de changer les pierres pour des mandarines ! Toutefois, sous les assauts et les bâtons d’encens, l’arbre mourut. Il fut alors remplacé par un banyan, mais en 2005 il perdit une branche, blessant deux personnes. La municipalité décida donc d’acquérir un arbre artificiel pour éviter les accidents… (pour la modique somme de 30’000 CHF quand même).

L’arbre mesure 11 mètres de haut et les mandarines furent remplacées par des répliques en mousse… rendant la tâche de les lancer le plus haut possible tres difficile !

Pour y pallier, on peut aujourd’hui faire ses vœux sur un papier spécial qu’on suspend alors à un grand panneau en bois. On s’est évidemment pliés à l’exercice et pour tripler mes chances, j’ai même écrit mon vœu en anglais et en chinois et j’ai demandé à Nicolas de le poser tout en haut du panneau ! 😂

19 avril – Les salines de Hong Kong

Hier, nous sommes partis à la découverte d’un lieu qu’on ne connaissait pas à Hong Kong : l’île de Yim Tin Tsai qui a la particularité d’abriter des vestiges coloniaux dont une église datant de 1800 ainsi que des salines !

Colonisée par une famille Hakka répondant au nom de Chan, au 19ème siècle, elle permit à sa population de vivre du commerce du sel.  Puis, aux alentours de 1860, un missionnaire élut domicile sur l’île, les convertissant au christianisme. Il fut efficace, puisqu’en 1875, tous les villageois de l’île furent baptisés. En 1879, une chapelle a été érigée par Joseph Freinademetz, un prêtre autrichien, qui fut canonisé en 2003… Lire la suite

Le Fireboat Alexander Grantham Exhibition Gallery

Amateurs de pompiers, Hong-Kong a un musée fait pour vous ! Le long d’une jolie promenade, au bord de la mer, se dresse fièrement le le bateau pompier Alexander Grantham!

Mis en service en 1953, ce navire servait de vaisseau amiral à l’équipe de pompiers du service d’incendie de Hong Kong, répondant aux alarmes incendie et menant des opérations de sauvetage dans les eaux de Hong Kong et le long du rivage. Lire la suite