12 avril – L’heure du thé, c’est maintenant…

Il n’y a pas d’heure pour yam cha (ou manger des dim sum). Tout moment est idéal : pour commencer la journée avant une randonnée, pour un brunch (tardif ou non), à midi, à 15h ou pour le goûter… et moins courant mais possible aussi, le soir (enfin, quand les restos sont ouverts).

Chaque restaurant de dim sum a ses spécialités et ses particularités mais le fonctionnement reste le même : le menu est souvent affiché sur le set… vous recevez un petit papier et vous cochez vous-même les dim sum qui vous font saliver !

Personnellement, les Dim sum c’est mon péché mignon ! J’adore ! Des xiao long bao, au char siu bao en passant par le lo bak go, les choy sum, les djong ou les haa gao… le choix est un casse-tête !

Pendant le repas, les serveurs viendront remplir les tasses de thé à volonté, histoire de rajouter à mon plaisir !

11 mars – Pas d’hypocrisie

Depuis plusieurs mois, nous achetons nos légumes dans une ferme hongkongaise.

Si habituellement, nous cuisinons peu de viande à la maison, cette semaine, sur un coup de tête, je décide de commander un poulet.

Nous recevons la livraison et c’est là que je découvre avec stupéfaction… que nous avons bel et bien reçu un poulet de la ferme. La bête est entière. Elle a encore sa tête, ses pattes, ses abats et quelques plumes.

Je saute au plafond. C’est là toute l’hypocrisie de ma « carnivoritude » : manger de la viande, cela me va, voir sa petite tête mignonne, cela me sert le cœur.

Bref, le poulet est là et il faut bien lui faire honneur, qu’il ne soit pas mort pour rien. Nous nous lançons donc dans un atelier boucherie dans notre petite cuisine… et enlevons les parties que nous ne mangerons pas, non sans galérer. Admiration aux bouchers. Ce n’est pas simple.

Après avoir fait au mieux, nous le grillons. Et le poulet est délicieux… mais je repense encore à sa mignonne petite tête. Je ne sais pas si je recommencerai.

Merci petite bestiole d’être morte pour nous!

15 février – Odeurs

J’ai grandi dans une maison au beau milieu d’un petit village de montagne. Nous n’avions pas de voisins que nous pouvions entendre… ou dont nous pouvions sentir les odeurs de cuisine.

Mais je me souviens étant petite, avoir découvert avec merveille la cuisine de mes amis qui étaient Yougoslaves et chez qui j’allais manger (oui, à l’époque, la Yougoslavie existait encore… ça vous donne une idée de mon âge). Ou encore, lorsque j’allais chez les copines qui vivaient en appartements, je humais avec curiosité les fumets qui s’échappaient des appartements voisins alors que midi approchait : la cuisine portugaise, italienne, espagnole ou roumaine ! Tous ces effluves jusqu’alors inconnues et synonymes de voyages.

Aujourd’hui, dans mon immeuble, nos voisins sont majoritairement hongkongais ou chinois. Et je me dis que chaque soir, c’est eux qui doivent voyager en se demandant ce que nous cuisinons ! (Même si on a sacrément dû les traumatiser avec notre raclette du Chinese new year !).

01 février – Gung hei fat choy

Gung hei fat choi ! San tai gin hong ! Long ma dzin saan ! Bonne année à tous ! Aujourd’hui, nous entrons dans l’année du Tigre d’eau ! Pour l’occasion, tout est fermé ! Les familles se retrouvent et dégustent de délicieuses spécialités.

Quand mon amie Samantha a appris que je n’avais pas de lo bak go – ce gâteau au radis emblématique du Nouvel An – pour passer le cap, elle sauté dans le métro pour venir m’en apporter. Dans une petite boîte, elle y avait glissé un morceau de lo bak go, un morceau de woo tau go – un cake au taro… et un morceau de yum cake, un gâteau malaisien aux crevettes ! « Comme ça, tu pourras tout goûter! m’a t’elle dit. »

Ce matin, pour le petit déjeuner, je prépare donc ces friandises sensées m’apporter prospérité et bonheur pour cette nouvelle année !

Ces gâteaux préalablement cuits vapeur doivent être légèrement frits avant d’être mangés ! Pour la version sucrée, il faut la tremper dans de l’oeuf avant de la cuire à la poêle !

J’ai trouvé cela tellement adorable ! Et d’une bienveillance extrême envers l’étrangère que je suis !

Je ne sais pas si ces gâteaux m’apporteront la prospérité mais j’espère que je n’oublierai jamais ce geste… et que moi aussi je pourrai un jour offrir un gâteau traditionnel à un étranger dans mon pays pour qu’il fasse de nos fêtes les siennes !

Miam !

13 janvier – Soupe sucrée !

A la pause de midi, mon amie Célia m’emmène dans un de ces petits restos spécialisés dans les desserts !

« On va choisir deux desserts que tu ne connais pas, pour que tu puisses goûter! » me dit-elle avec enthousiasme.

Nous voilà donc attablées dans une petite échoppe on ne peut plus locale.

J’analyse le menu. J’élimine ceux que je connais ainsi que ceux qui sont vraiment trop spéciaux (la gelée de carapaces de tortues, c’est un peu trop pour moi…). Et me voilà avec devant moi deux bols fumants : un flan au lait et à la pâte de sésame noir et une soupe aux noix de Lotus, à l’oeuf et aux feuilles de tofu.

C’était bon. J’ai préféré le flan… j’adore le sésame noir! Comme il fait 15 degrés en ville, le fait que ce soit chaud était très agréable !

Sur la gauche, le flan… et la soupe à droite. Ainsi que le QR de LeaveHomeSafe derrière !