03 janvier – Foires

Il n’y a pas que le Valais qui peut se vanter d’avoir des foires où tout se vend. Alors que nous vagabondons à Causeway Bay, nous tombons par hasard sur la foire des commerçants hongkongais. Curieux, nous y entrons et là… dans la même philosophie que la foire valaisanne, on y trouve presque tout. Appareils électroménagers, nourriture, accessoires, vêtements, produits cosmétiques, médicaments… les curieux sauront trouver leur bonheur à des prix défiants toute concurrence.

La seule différence avec nos foires suisses est l’extrême exotisme (pour moi) des produits exposés : abalones, pigeon congelé, saucisses, casseroles, vestes, recouvres chaises, rice cookers, accessoires pliants pour les micro appartements hongkongais, glaces au durian, bonbons au durian, biscuits au durian…, remèdes traditionnels chinois, cornes de cerf, miel, sauces étranges ou champignons séchés (quand je sais ce que c’est)… Bref, tout nous surprend.

Si Nicolas et moi sommes les seuls visiteurs étrangers de la foire (et les seules personnes âgées de moins de 60 ans), nous nous laissons tenter par des filtres pour notre carafe et des accessoires pour la cuisine. Puis nous regardons les jeunes élèves de l’orchestre de Kowloon faire un magnifique concert d’instruments traditionnels… avant de rentrer à la maison, plutôt contents de notre balade.

31 décembre – Finir l’année comme elle a commencé

Nous voilà le dernier jour de l’année et un petit vent de panique souffle sur Hong Kong.

Ce matin, notre quotidien anglophone local nous annonçait la suspension des vols cargo de Cathay Pacific après l’augmentation de la quarantaine pour ses équipes.

Hong Kong faisant la taille du canton de Fribourg avec une population de 8 millions d’habitants, elle dépend donc beaucoup de l’extérieur pour un bon nombre de ses produits.

Ce matin, nous avons donc fait comme tout le monde et été acheter un petit sac de riz (8 kilos le plus petit format, ici…), 2-3 conserves et quelques rouleaux de papier toilettes – au cas où.

On termine l’année comme elle a commencé… ah non… c’était 2020… ou… je. sais plus ? On commence à perdre le fil !

On espère que 2022 nous amènera plus de stabilité !

J’en profite pour vous souhaiter un tous un merveilleux réveillon, où que vous soyiez ! Et que celui ci nous amène des temps plus doux.

17 décembre – Papier et copies

Ici, cela ne sert à rien de s’encombrer d’une imprimante. Partout en ville se tiennent des print shop qui s’occupent d’imprimer, copier ou scanner les documents que vous souhaitez.

Autour de chez moi, quatre print shop se font donc concurrence. J’ai finalement choisi le mien parce que l’imprimeur est super gentil. A chaque fois que je passe devant sa boutique, il me fait de grands signes de la main et quand j’arrive, il m’accueille avec un grand sourire.

Dans son arrière boutiques, des dizaines de machines impriment des menus, des programmes et des flyers ou scannent des cartes d’identité. Un bric à brac de feuilles, de bloc, de rouleaux est empilé pêle-mêle.

Je lui tends ma clé USB et pour éviter tout souci de communication, je veille toujours à nommer mes fichier selon mes besoins. Sur ma clé, il y a donc : 8X_A4_COLOR_ONESIDE_TEXTE_BLABLA… et 2X_A3_BLACK_WHITE_TWO_SIDES_TEXTES_BLABLA. Il me tend alors un reçu et pour quelques dollars, je repars avec mes copies.

J’aime bien mon petit imprimeur !

16 décembre – Effraction

La semaine dernière, j’avais rendez-vous dans un bloc d’immeubles pour ma répétition de théâtre. Faisant confiance à Google maps, j’ai fait le code de la porte, ai pris l’ascenseur… puis, arrivée au bon étage, j’ai simplement poussé la porte de l’appartement où je devais retrouver la troupe.

En pénétrant dans la pièce principale, je me figeais. Ca ne ressemblait pas du tout à l’endroit habituel. Un magnifique meuble chinois se tenait sur la droite, recouvert de vases antiques. Face à moi un joli canapé.

Soudain, un chien a bondi devant moi, surexcité. C’était un tout petit chihuahua qui aboyait comme un dingue.

Là, sans réfléchir j’ai pris mes jambes à mon cou (j’ai une trouille irrationnelle des chiens). J’ai bondi dans l’ascenseur, suis redescendue en trombe dans le hall, ai regardé mon téléphone sans comprendre, pour vérifier l’adresse.

Je me suis trompée de bloc. Je suis entrée dans le bloc C au lieu du A et j’ai donc pénétré chez des inconnus!

10 décembre – File et patience

Alors que je suis à la caisse d’un magasin, la vendeuse se rend compte que le produit que je souhaite acheter n’a pas d’étiquettes. Calmement, elle appelle une collègue et le cas semble compliqué. Ca parlemente, le tout en cantonais. Je ne comprends pas tout.

Derrière moi, la file s’allonge, s’allonge et s’allonge encore. Je me tends et rentre la tête dans les épaules. En plein mois de décembre, c’est sûr, je vais me faire engueuler ou les gens vont du moins s’impatienter…

La vendeuse va et vient. La résolution des étiquettes manquantes semble prendre des allures d’enquêtes d’Hercule Poirot.

J’ose enfin tourner la tête vers la gauche, observant discrètement ceux qui, à cause de moi, attendent. Une femme me sourit hyper gentiment puis m’explique ce que les vendeurs sont en train de dire. Les autres gens dans la file sont super détendus et attendent patiemment en plaisantant. C’est alors que cela me revient. Les Hongkongais ne sont pas comme les Européens. Ils savent attendre longuement, sans s’énerver!