15 août – Des mots pleins de possible

Si j’essaye d’apprendre à lire le chinois, je suis bien loin de pouvoir comprendre quoi que ce soit.

Cet après-midi, Nicolas et moi passons à la librairie. Environ 15% des bouquins disponibles sont en anglais, tandis que 85% des rayonnages nous sont totalement hors de portée. Du coup, j’erre dans les rayons et j’essaie de comprendre de quoi il en retourne de par la couverture.

Parfois c’est évident. Parfois… pas du tout. Et mon imagination comble alors les manques, créant des scénarios absurdes et très marrants.

Un petit aperçu en images de quelques couvertures bien mystérieuses!

22 mai – Des mots composés d’idées

Les caractères chinois, alias sinogrammes, ne fonctionnent pas du tout comme notre alphabet latin.

A l’instar de nos lettres – qui se prononcent toute de la même manière – et qui sont peu nombreuses, on compte les sinogrammes par dizaines de milliers… En fait, il n’y a même pas de chiffres exacts et les estimations varient de 40 000 à plus de 60 000 ! Un sacré challenge intellectuel. Dans la vie courante, la connaissance de 3’000 à 5’000 caractères permettrait de s’en sortir.

Bref, au contraire de nos mots occidentaux, qui sont composés de sons… ces caractères chinois sont composés de concepts.

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12 mai – Virelangue

Aujourd’hui, je vais vous parler de virelangue… Attention, qu’on se le dise, je ne parle pas du langage serpent, le Fourchelangue, que parle Harry Potter sans le savoir… mais bel et bien de quelque chose de concret : les phrases difficiles à prononcer énoncées rapidement.

Dans le dico, le virelangue est défini comme tel : « Groupe de mots difficiles à articuler, assemblés dans un but ludique ou pour servir d’exercice d’élocution : Exemple: « Il reste treize fraises fraîches. ». »

Aujourd’hui, je mange avec mon amie Season, avec qui on fait des échanges français-cantonais. Pendant le repas, celle-ci peine à prononcer le mot « chou »… et de fil en aiguille, je lui parle des chaussettes de l’archiduchesse.

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06 mai – Marché ou fiente de poulet?

William Moreland – Unsplash

Hier soir, Nicolas et moi sautons dans un taxi. Comme toujours, je parle en cantonais. C’est une habitude que j’ai prise pour progresser et qui – chaque jour me permet d’apprendre quelque chose…

Bref, je dis donc au monsieur :

« Ley hou, ngo seung yiu heuih Sheung Wan gai si, mgoi ! » / « Bonjour, je voudrais aller au marché de Sheung Wan, s’il vous plaît. »

Il se retourne… me regarde… et se met à rire comme un dingue, avant de me redemander où je souhaite aller. Je répète toujours en cantonais – je suis persévérante… et il rit, rit, rit.

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23 avril – Calligraphie

En gros, ça dit : Hong Kong (rien à voir avec la suite) ; Merci de m’avoir invitée à l’opéra cantonais.

Ce matin, pendant mon cours de cantonais, mon professeur m’a fait faire de la calligraphie. Je voulais remercier la tante de mon amie qui m’avait invitée à l’opéra cantonais et c’était donc l’occasion idéale de mettre en pratique mes balbutiements en écriture chinoise.

Pour ce faire, mon prof avait préparé le matériel nécessaire. Un stylo ne suffit en effet pas pour faire de la vraie calligraphie.

Il avait donc préparé pour l’occasion un petit bol pour l’encre de Chine (en bouteille), un pinceau, un pose-pinceau, des feuilles spéciales, à base de riz (qui n’absorbent pas l’encre) et un sous-main en tissu, ressemblant à un tapis de carte mais avec des carrés pour aider à tracer les caractères de la bonne manière.

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