29 novembre – Aération

L’air est plus frais. Je décide donc d’aérer un bon coup avant d’aller dormir. Toutes fenêtres ouvertes, je laisse le vent se balader dans la chambre et le salon.

Au moment de se coucher, je me glisse dans les draps. J’avais oublié notre problème numéro en ce moment : l’humidité qui atteint des sommets.

Tout colle. Les draps sont complètement trempés et j’ai l’impression de devoir me glisser dans une tente de camping après l’orage !

L’humidité est proche des 100% ces jours. Nous vivons donc comme des poissons dans un aquarium… Et comme le fond de l’air est frais, nous ne savons donc plus s’il fait froid ou chaud.

Ce matin, au réveil… la situation n’a pas changé : l’humidité est à 100%.

24 novembre – Pluie de novembre

La météo hongkongaise ressemble finalement à un véritable mois de novembre. Depuis hier, un petit crachin tombe sur la ville. Les températures ont chuté… il fait environ 20 degrés mais il fait si humide – près de 95% – qu’on ne sait plus s’il fait froid ou chaud. C’est ce que j’appelle « la météo grippale », on a chaud et froid… on transpire beaucoup… et on a l’impression d’avoir choppé la crève.

En parallèle, les rues sont devenues de vraies patinoires. L’eau sur le trottoir humide transforme mes baskets en patinettes et je manque de tomber à chaque pas.

Les Hongkongais se pressent sous des parapluies et font la part belle aux taxis qui n’ont jamais eu autant de travail.

C’est l’hiver qui arrive doucement sur la ville.

9 novembre – Offrande

Sur la Bowen Road, se tient une petite statue dorée. Alors que je m’en approche, je suis frappée par l’odeur d’encens. Elle est en effet encerclée de dizaines de bâtons qui fument. L’odeur est enivrante et le vent sème les parfums aux alentours. Des noix de coco, des fleurs et des fruits frais sont également disposés sur son piédestal.

Soudain, un couple s’approche. Ils tiennent dans leur main un gâteau à la crème recouvert de fruits confits. La pâtisserie est sublime et vient d’une boulangerie réputée. La femme sort un couteau et une assiette et en coupe deux belles tranches. Elle s’approche alors de la statue et les pose devant elle.

L’offrande est gourmande… Ils s’asseyent alors face à la statue et mangent le reste du gâteau en observant leur divinité.

01 novembre – Naglaé

Pour nous souhaiter un bon retour de vacances, Naglaé nous rend visite.

Si elle s’est calmée à l’approche de Hong Kong et ressemble à une grosse tempête tropicale, elle a été plus virulente au Philippines où elle a tué une centaine de personnes.

Aujourd’hui et malgré cela, nous pouvons sortir. Nous sommes simplement en T3. Cela signifie que des rafales de vents entre 50 et 110 km/heure auront lieu. Il va également pleuvoir. Et le gouvernement nous prie d’absolument éviter toutes activités maritimes… il faut bien fermer ses fenêtres et les petits enfants ne peuvent pas aller à la crèche. Mais pour le reste, c’est tout bon.

Le système est bien rodé.

28 octobre – Ninh Bin ou la Ha Long terrestre

Ce matin, nous décollons vers huit heures pour nous rendre à Ninh Bin avec un guide et quelques touristes singapouriens, américains et néo-zélandais.

Le tour a un avantage : nous permettre en une journée et sans prise de tête concernant les transports de visiter à la fois Hoa Lu, l’ancienne capitale du Vietnam, le parc de Trang An aussi surnommé Ha Long terrestre… et de pouvoir grimper sur une montagne.

Sur le chemin, nous traversons une ville vivant sur l’industrie du béton. Le propriétaire de l’usine du coin semble avoir fait fortune puisqu’il a érigé en pleine campagne une reproduction de la basilique Saint Pierre de Rome en guise de maison. Pour ses deux fils, deux autres « monuments italiens » sont bâtis dans la rue parallèle. Si j’adore l’architecture italienne, le résultat me laisse perplexe… et je n’ose pas imaginer l’intérieur de la maison. Mais chacun ses goûts, n’est ce pas ?

Quelques minutes plus tard, nous arrivons à Hoa Lu, où pour l’occasion… le style colle mieux au paysage qui nous entoure. Entre 968 et 1010, Hoa Lu fut la capitale de trois dynasties du Vietnam, avant d’être déplacée en 1010, à Hanoï. Lors du transfert, ils détruisirent les monuments… ne vous attendez donc pas à un complexe historique dingue. Mais sur l’emplacement, le roi fit construire plus tard de nombreux temples et pagodes. Et c’est ce que nous avons visité aujourd’hui.

Après avoir déambulé un peu trop rapidement pour moi dans les lieux… mais il faut bien suivre le groupe… nous empruntons des vélos pour faire un tour entre les pics karstiques propres à la région. Pour l’occasion, je me laisse convaincre par le côté pratique des chapeaux traditionnels vietnamiens et j’en porte un sur la tête. Mais soudain, un coup de vent fait basculer mon couvre-chef sur l’avant du visage. J’ai donc le chapeau vietnamien plaqué sur mes yeux et je ne vois plus rien, alors que je suis en descente et que mes compétences en cyclisme ne sont pas à envier. Je m’arrête sans savoir où je suis en riant tellement que j’en lâche quelques larmes.

Après un repas plutôt décevant – la joie des tours – nous rejoignons le clou du spectacle : « la baie d’Halong terrestre », célèbre pour être le lieu du tournage du film Indochine. Le lieu est sublime… Reconnu comme patrimoine mondial par l’UNESCO, il comprend une forêt primaire préservée, une rivière, des grottes et des montagnes à couper le souffle.

Nous ramons pendant deux bonnes heures au milieu d’une nature préservée et apercevons un serpent d’eau, deux martins pêcheurs et un nombre incalculables de jolis canards roux.

Puis, nous terminons la journée avec l’ascension de la montagne du dragon à Tam Coc. De quoi m’inspirer une nouvelle histoire…

A flanc de montagne, des sculptures de dragons sont posées. De petites chèvres sautillent entre les rochers. C’est féerique. L’ascension prend environ 30 minutes. Rien de difficile… mais il fait si humide que je ne ressemble plus à rien en arrivant en haut (à l’instar des belles Vietnamiennes en robes traditionnelles qui grimpent la montagne sans une goutte de sueur…). Après cela… je bois un thé froid qui a exactement le goût du thé froid de la Migros (citron, s’il vous plaît….) et sur cette note positive, nous rentrons à Hanoi.

Honnêtement, l’excursion valait vraiment la peine, surtout pour la balade sur la rivière et la montagne du dragon. Même si, avec plus de temps, j’irais très certainement découvrir la région de manière plus spontanée.