12 octobre – Kompasu

Doria Tillier est en moi puisque voilà un autre bulletin météo. Ce matin, nous sommes en alerte T3. Le typhon Kompasu est en approche.

Quand je parle de typhons, je présume que ceux n’y étant pas habitué imaginent que ceux-ci nous passent directement sur la tête, comme les ouragans dans les films catastrophes américains. En réalité, même un typhon situé à quelques centaines de kilomètres peut faire de gros dégâts.

L’oeil du typhon Lionrock, notre typhon de ce weekend est passé à 800 kilomètres de la ville… et celui-ci se situera à environ 400 kilomètres au sud de Hong Kong. Paris est à 400km de Genève pour vous donner une idée. Mangkhut, quant à lui, qui m’avait fait trembler à peine dix jours après notre arrivée… nous était passé directement dessus. C’était un typhon 10, le plus fort de toute l’histoire de Hong Kong… et mon premier !

Là en ce moment, la météo est calme… et j’ai du mal à imaginer qu’un gros typhon arrive et que notre aération va se remettre à siffler comme une folle.

On attend donc… et j’irai probablement faire quelques courses puisque d’ici quelques heures, il ne sera plus possible de sortir !

08 octobre – Tempête tropicale et typhons

Ce matin, nous nous réveillons sous une pluie battante. Notre application météo clignote de toutes part. Nous sommes en alerte « Amber rain » et en typhon 3. Mais il n’y a pas encore de quoi s’inquiéter puisqu’il faudrait une pluie noire et un typhon 8 pour nous coincer à la maison. Là, il faudra quand même aller au travail.

Devant la fenêtre, la pluie tombe en rouleaux. On voit les salves d’eau qui déferlent sur la ville. « La température va chuter à 27 degrés! », me dit l’application… ce qui me fait plutôt sourire. Un mois d’octobre à 27 degrés, même après 3 ans à Hong Kong, me semble toujours quelque chose d’étrange !

Les jours à venir seront également bien pluvieux… et la mer agitée. Nous avions prévu d’aller visiter une île au fin fond des Nouveaux Territoires. Il faudra revoir nos plans.

Heureusement, hier, je suis passée à la librairie Parenthèse et j’ai donc de quoi bouquiner en regardant tomber la pluie !

17 septembre – Le chant du gecko

Il est vendredi soir. Nous sommes affalés sur le canapé quand Nicolas et moi entendons un bruit étrange et indéfinissable.

Nous tendons l’oreille, allons inspecter l’appartement… et nous découvrons alors son origine ! C’est Pistache, le gecko qui nous chante la sérénade.

Comme Pistache mange tous les insectes environnants, il peut chanter autant qu’il le souhaite !

Et pour savoir quel bruit fait un gecko, cliquez tout simplement ici.

13 septembre – Porpita porpita

La semaine dernière, en nous baladant sur la plage, je découvre d’étrange petites choses bleues posées sur le sable. Est-ce un fruit ? Cela ressemble en effet à un ramboutan coupé en deux… Je me penche. Puis, j’en aperçois des dizaines couchés sur le sable. Curieuse, je les prends en photo avant de demander à mon ami Yan s’il connaît ces étranges créatures. Yan est un ami d’origine macanaise qui connaît toutes les montagnes, tous les animaux et toutes les fleurs qui peuplent Hong Kong.

Le verdict est sans appel : c’est un Porpita porpita, ou blue button, en anglais… soit une petite créature marine se situant entre la méduse et la flottille. L’animal vit habituellement dans les mers tropicales et subtropicales — de l’Océan Pacifique à l’Océan Indien en passant par la mer Méditerranée. C’est un voyageur en somme.

Si je crois ce que je trouve sur Internet, il semblerait que cet organisme se déplace en flottant à la surface de la mer et se compose de deux parties : le flotteur et une colonie d’hydroïdes, qui contiendraient des pores capables de communiquer avec ses congénères. Il serait hermaphrodite et aurait une bouche multitâche, située sous son flotteur… qui permettrait de manger — notamment des larves de crustacés — et d’expulser ses déchets.

La bestiole n’est pas mortelle — mais comme toute méduse — elle provoque de légères irritations de la peau. J’ai donc abandonné tout projet de baignade, et je me suis contentée d’admirer ces jolis boutons bleus qui décoraient la plage.

La nature est magnifique !

11 septembre – Visite nocturne

Lorsque nous poussons la porte de notre logement à Cheung Chau, Nicolas et moi sommes pris à la gorge par une odeur d’humidité plutôt intense. Le genre d’odeur âcre et mouillée très désagréable. En gros, ça pue.

En bons spécialistes de l’assainissement de logement, nous analysons la situation : le problème c’est l’aération. Nous ouvrons donc grand les fenêtres et partons nous promener. Lorsqu’on revient, nous sommes satisfaits. L’odeur est toujours là mais elle est plus légère. Nous fermons la fenêtre et nous mettons au lit.

Tout à coup, alors que je lis tranquillement, une énorme bête me tombe sur le ventre. Je hurle, saute du lit… agite les bras. Cette réaction n’est d’aucune utilité… le monstrueux cafard – gros comme une pièce de 5 CHF – file sur le mur.

Armé d’une tong, Nicolas se met en chasse tandis que – mes compétences de guerrière branchées au maximum – je sautille comme une idiote dans la chambre avec un papier toilette dans la main. Le monstre file sous le matelas. Nous le retournons, mais le cafard se glisse derrière la porte de la salle de bain. Il a d’immenses antennes et se déplace vite. Nicolas le touche une première fois mais la bête se relève et nous fait face, pattes dressées (oui, là, j’exagère un peu, mais on y croit, non?).

Bref, après un combat épique, nous gagnons enfin la bataille mais j’ai du mal à retourner au lit. Et si son petit frère, sa femme et son cousin se cachaient aussi au-dessus de ma tête ? Je m’endors mais mon sommeil reste léger.

Entre l’humidité et les visiteurs nocturnes, mon cœur balance et je comprends donc finalement pourquoi on n’aère pas forcément quand on vit sur une île tropicale.