17 septembre – Le chant du gecko

Il est vendredi soir. Nous sommes affalés sur le canapé quand Nicolas et moi entendons un bruit étrange et indéfinissable.

Nous tendons l’oreille, allons inspecter l’appartement… et nous découvrons alors son origine ! C’est Pistache, le gecko qui nous chante la sérénade.

Comme Pistache mange tous les insectes environnants, il peut chanter autant qu’il le souhaite !

Et pour savoir quel bruit fait un gecko, cliquez tout simplement ici.

13 septembre – Porpita porpita

La semaine dernière, en nous baladant sur la plage, je découvre d’étrange petites choses bleues posées sur le sable. Est-ce un fruit ? Cela ressemble en effet à un ramboutan coupé en deux… Je me penche. Puis, j’en aperçois des dizaines couchés sur le sable. Curieuse, je les prends en photo avant de demander à mon ami Yan s’il connaît ces étranges créatures. Yan est un ami d’origine macanaise qui connaît toutes les montagnes, tous les animaux et toutes les fleurs qui peuplent Hong Kong.

Le verdict est sans appel : c’est un Porpita porpita, ou blue button, en anglais… soit une petite créature marine se situant entre la méduse et la flottille. L’animal vit habituellement dans les mers tropicales et subtropicales — de l’Océan Pacifique à l’Océan Indien en passant par la mer Méditerranée. C’est un voyageur en somme.

Si je crois ce que je trouve sur Internet, il semblerait que cet organisme se déplace en flottant à la surface de la mer et se compose de deux parties : le flotteur et une colonie d’hydroïdes, qui contiendraient des pores capables de communiquer avec ses congénères. Il serait hermaphrodite et aurait une bouche multitâche, située sous son flotteur… qui permettrait de manger — notamment des larves de crustacés — et d’expulser ses déchets.

La bestiole n’est pas mortelle — mais comme toute méduse — elle provoque de légères irritations de la peau. J’ai donc abandonné tout projet de baignade, et je me suis contentée d’admirer ces jolis boutons bleus qui décoraient la plage.

La nature est magnifique !

11 septembre – Visite nocturne

Lorsque nous poussons la porte de notre logement à Cheung Chau, Nicolas et moi sommes pris à la gorge par une odeur d’humidité plutôt intense. Le genre d’odeur âcre et mouillée très désagréable. En gros, ça pue.

En bons spécialistes de l’assainissement de logement, nous analysons la situation : le problème c’est l’aération. Nous ouvrons donc grand les fenêtres et partons nous promener. Lorsqu’on revient, nous sommes satisfaits. L’odeur est toujours là mais elle est plus légère. Nous fermons la fenêtre et nous mettons au lit.

Tout à coup, alors que je lis tranquillement, une énorme bête me tombe sur le ventre. Je hurle, saute du lit… agite les bras. Cette réaction n’est d’aucune utilité… le monstrueux cafard – gros comme une pièce de 5 CHF – file sur le mur.

Armé d’une tong, Nicolas se met en chasse tandis que – mes compétences de guerrière branchées au maximum – je sautille comme une idiote dans la chambre avec un papier toilette dans la main. Le monstre file sous le matelas. Nous le retournons, mais le cafard se glisse derrière la porte de la salle de bain. Il a d’immenses antennes et se déplace vite. Nicolas le touche une première fois mais la bête se relève et nous fait face, pattes dressées (oui, là, j’exagère un peu, mais on y croit, non?).

Bref, après un combat épique, nous gagnons enfin la bataille mais j’ai du mal à retourner au lit. Et si son petit frère, sa femme et son cousin se cachaient aussi au-dessus de ma tête ? Je m’endors mais mon sommeil reste léger.

Entre l’humidité et les visiteurs nocturnes, mon cœur balance et je comprends donc finalement pourquoi on n’aère pas forcément quand on vit sur une île tropicale.

03 septembre – Cobra chinois!

Ma copine Loraine m’informe qu’un cobra chinois a élu domicile sur un petit sentier proche de chez nous… C’est plutôt bon à savoir au cas où une balade nocturne nous tenterait.

Le cobra chinois, c’est un gros serpent noir, avec un petit bandeau blanc proche de la tête, qui est réputé pour être assez venimeux… et qui mesure entre 1m50 et 2 mètres de long. Ils sont assez courants à Hong Kong et on peut les trouver un peu partout sur le territoire, avec un pic entre mars et octobre.

De mon côté, je n’en ai vu qu’une seule fois. Je marchais sur l’île de Lamma avec mon amie Charlotte, à l’époque où nos amis pouvaient encore venir nous rendre visite. Alors que nous approchions un petit promontoire pour voir la vue, nous en avons vu un dormir en plein soleil. Une belle grosse bête mesurant bien 1m80 de long.

En nous entendant arriver, il a fui dans les fourrés mais depuis ce jour, je ne marche plus sur les chemins non balisés…

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de prendre le cobra que j’ai vu en photo… alors en voici une générique. Photo@Wikimedia commons

03 août – Couvre toi, il pleut…

Il y a bien un réflexe que j’aurai du mal à ne pas perdre : celui de sortir sans me couvrir quand il pleut.

L’été à Hong Kong, c’est la saison des pluies. Les températures avoisinent les 35°C et l’humidité ne descend pas en dessous de 80°. C’est la saison joyeuse des orchidées, des araignées, des typhons et des banyans! Et… il pleut. Chaque jour… plusieurs fois… comme un rideau ou une douche.

J’ai grandi en Suisse où la pluie rafraîchit l’air et où elle doit s’accompagner d’un chandail, de chaussures fermées… Il m’est donc extrêmement peu naturel de sortir de chez-moi en micro robe, les pieds à l’air alors que je vois des trombes d’eau recouvrir la ville. Et pourtant… c’est ce qu’il faut faire puisque quand il pleut la température monte encore un peu. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée… mais c’est du coup plutôt agréable !