18 août – I am singing in the rain

Mercredi, fin de journée. J’attends le minibus pour rejoindre une amie. Soudain, la pluie commence à tomber. Je m’abrite sous mon parapluie.

Quelques arrêts plus loin, je descends. J’ai quelques pas à faire pour arriver à ma destination. Mais la pluie redouble d’intensité. De grandes gerbes d’eau tombent sur les trottoirs en cascade. Des lacs se forment dans les creux de la route. Je fais de mon mieux mais mes chaussures se gorgent d’eau…

Le vent pousse les rafales contre moi. Ca dégouline dans mon cou, le long de mon ventre et sur mes jambes. Ma robe est détrempée et colle à la peau. Mon masque se plaque contre mon nez. Il fait chaud et j’ai l’impression de marcher dans des thermes géants.

Quand j’arrive chez J., je suis si mouillée que je dois vider mes chaussures. Elle ouvre la porte en riant.

– Je te passe une robe. On va mettre tes affaires au séchoir.

Un été ordinaire à Hong Kong !

17 août – Des haricots au kilomètre

Hier, j’ai commandé des haricots verts dans ma ferme bio. Les haricots sont un légume assez classique de la cuisine hongkongaise et on peut en commander très facilement dans les restaurants de dim sum où ils sont servis sautés avec une petite sauce absolument délicieuse !

Mais, quelle ne fût pas ma surprise en recevant ma commande. Les haricots mignons que j’attendais étaient gigantesques !

Après avoir fait quelques photos marrantes, j’ai fait quelques recherches et découvert que la variété d’haricots poussant en Asie du Sud Est est le fameux « haricot kilomètres ».

Sa plante (qui est une variété grimpante) atteint les 3 à 4 mètres de hauteur… et ses gousses peuvent mesurer de 80cm à un mètre !

Bref, en plus de pouvoir me permettre de me faire une perruque, sachez qu’ils sont délicieux.

20 avril – Nam Sang Wai

Lundi, comme nous avons congé, nous décidons de nous rendre à Nam Sang Wai, une mangrove proche de Yuen Long.

Nous louons des vélos, nous approchons de la rivière et montons dans une petite barque qui permet d’accéder à l’îlot. Là, un village abandonné nous attend, ainsi qu’un sentier dans la forêt… et le marécage en son centre.

L’endroit est connu pour être un lieu où se posent les oiseaux migrateurs. Dans les fourrés, on entend les grenouilles qui s’égosillent… au dessus de nos têtes, volent des dizaines de libellules tandis que des moustiques se font un festin de nos jambes.

Il fut même un temps l’endroit où s’ébattait Pui Pui, un immense crocodile, acheté illégalement et relâché par son propriétaire. Alors que tous les oiseaux disparaissaient les uns après les autres, les gens ont commencé à se poser des questions. Il a fallu alors faire appel à un crocodile catcher, venu spécialement d’Australie pour attraper la bête. Elle vit désormais au wetland park… et une grande votation a été organisée dans toute la région pour choisir son petit nom, Pui Pui.

Nous continuons la balade. Le chemin est en terre et c’est très agréable. Puis, alors que nous arrivons sur un grand champ, nous sommes surpris : de nombreuses familles vont du modeling, d’autres s’amusent avec des drones… certains jouent à des jeux de ballon. Ils sont posés tranquillement et profitent de leur jour férié.

Plus loin, des voitures se sont engagées dans un chemin interdit aux véhicules et se trouvent coincées. Je ricane en zigzaguant autour d’elles avec mon vélo tout terrain.

Après une bonne heure et demie, nous finissons la boucle du marécage et arrivons à Yuen Long. Ce n’était pas très long mais c’était plaisant.

06 avril – Un kilomètre à pied, ça use… ça use !

Hier, c’était un jour férié ! Nous avons donc profité de notre journée libre et du temps superbe pour aller faire une randonnée.

Mon bouquin était formel : la rando que je voulais faire était longue… environ 5h de marche, mais tout à plat au milieu des rizières et sur le bord des plages. On a donc fait le sac à dos… préparé le pique-nique et enfilé les chaussures avant de s’en aller joyeusement.

La rando commençait à Tai O. Buffles au bord de la route, criquets chantants et petits villages bucoliques: c’était parfait.

Dans le premier village, la situation s’est corsée… un groupe de chiens nous ont coursés, dents dehors et grognements à la clé. La panique s’est emparée de moi… on a avancé très vite et j’ai dit à Nico, les jambes tremblantes : « On est obligés de faire cette marche. Je ne remets pas un pied dans ce village! »

Sauf qu’en arrivant à l’intersection menant dans la zone avec rizières, un immense panneau nous précisait qu’il était interdit de trépasser… que si nous mettions un pied sur ces terres, on serait considérés comme des voleurs (rien de moins) et la police pourrait nous arrêter. Bon. Heureusement, ils proposaient une route alternative. En bons citoyens, nous avons donc suivi leurs recommandations.

(J’ai cherché sur Internet ensuite. La région est protégée pour diverses raisons… mais notamment car elle héberge une population de grenouilles endémiques en voie de disparition… au-delà des sanctions policières, je suis contente d’avoir donc respecté les recommandations.)

Bref, les amis… quelle route alternative !

Après s’être mangé un dénivelé de 500 m, à pic au travers la forêt, nous nous sommes retrouvés sur une crête avec une vue à couper le souffle. Sauf que ce n’était là que le début de l’aventure : montées, marches, montées… les plus hauts sommets de Lantau avoisinent les 940 mètres de haut… Je ne sais pas combien de dénivelés on s’est pris dans les dents mais je les ai sentis.

Montées, descentes, montées, descentes… la rando tout à plat que j’avais prévue s’est transformée en rando mega sportive, le tout en plein cagnard! Au total, nous avons marché bien 5-6h… fait 23 kilomètres et 30’000 pas. Mes mollets l’ont senti passer puisqu’ils pensent maintenant faire partie de la famille du béton armé ! Et la cerise sur le gâteau : nous ressemblons à notre drapeau national avec des parties blanches et des parties rouge vif. Nous sommes sublimes.

La dernière section permettant de rejoindre le réservoir de Shek Pik, une partie tout à plat, nous a donné du fil à retordre. J’ai été obligée de chanter à tue-tête du Joe Dassin et du Charles Aznavour sur les 6 kilomètres qu’ils nous restaient à faire pour oublier que j’avais mal au pieds, aux cuisses, aux talons, aux abdos…. et partout ailleurs ! (Je vous assure, c’est une très bonne méthode même si ça n’épargne pas vos oreilles).

Quand je pense à ma copine Loraine qui a fait le Lantau trail en 24 heures (67 kilomètres et 4057m de dénivelé…), je frise d’admiration. Ce que nous avons fait hier n’étaient que les parties 7 et 8 du trajet qu’elle a réalisé !

Bref, c’était beau mais aujourd’hui j’ai mal.

24 mars – Notre coucou hongkongais

Tous les matins, au réveil, nous entendons le chant majestueux du Asian koel, un bel oiseau dont la voix me téléporte immédiatement en vacances.

Pour moi, les coucous dans les arbres, ce sont les matins de camping en France avec mes parents… la quête des croissants à vélo avec mon papa… les petits-déjeuners sous la pinède!

Bref, chaque matin j’écoute avec un plaisir sincère ce bel oiseau nous faire son aubade !

L’asian koel est un coucou asiatique qui peut mesurer jusqu’à 50 cm de long, au plumage noir pour les mâles et brun tacheté pour les femelles. Et à la particularité d’avoir un œil rouge flashy ! Ils vivent dans toute l’Asie, de l’Inde à Singapour, en passant par Dubaï et notre belle Hong Kong !

Et parce qu’une image vous sera plus représentative, voici à quoi il ressemble et son joli chant !