24 mars – Notre coucou hongkongais

Tous les matins, au réveil, nous entendons le chant majestueux du Asian koel, un bel oiseau dont la voix me téléporte immédiatement en vacances.

Pour moi, les coucous dans les arbres, ce sont les matins de camping en France avec mes parents… la quête des croissants à vélo avec mon papa… les petits-déjeuners sous la pinède!

Bref, chaque matin j’écoute avec un plaisir sincère ce bel oiseau nous faire son aubade !

L’asian koel est un coucou asiatique qui peut mesurer jusqu’à 50 cm de long, au plumage noir pour les mâles et brun tacheté pour les femelles. Et à la particularité d’avoir un œil rouge flashy ! Ils vivent dans toute l’Asie, de l’Inde à Singapour, en passant par Dubaï et notre belle Hong Kong !

Et parce qu’une image vous sera plus représentative, voici à quoi il ressemble et son joli chant !

22 mars – Choco ou champi ?

Me voilà dans Times Square pour aller dire bonjour à mon amie Marsha qui vend des chocolats dans un marché temporaire. Son stand est magnifique et me fait saliver. Des dizaines de plaques de chocolat, de pâtes à tartiner, de granolas gourmands sont posés sur son étal.

Pourtant, la foule préfère se masser sur la table d’en face qui vend… des noix et des champignons séchés!

J’avoue trouver ça assez cocasse ! Et cela en dit long sur les différences de goûts entre mon palais de petite Suisse et celui des Hongkongais !

18 mars – Chariots

Hong Kong est la ville des chariots. Des attelages en fer rouillé qui sont partout. Qui servent à tous les transports.

Des mamies qui ramassent les cartons, au ouvriers avec leurs sacs de ciment, en passant par le boucher avec son cochon entier, éventré, qu’il amène au marché… chaque matin, des hommes et des femmes se courbent derrière leur attelage de métal.

Ils servent à tout et à tous, les chariots, ici. Ils se mêlent à la circulation. Ils butent contre les trottoirs. Ils zigzaguent impatiemment entre les passants dans la rue. Puis, ils patientent en bord de route, attendant le retour de leur propriétaire.

11 mars – Pas d’hypocrisie

Depuis plusieurs mois, nous achetons nos légumes dans une ferme hongkongaise.

Si habituellement, nous cuisinons peu de viande à la maison, cette semaine, sur un coup de tête, je décide de commander un poulet.

Nous recevons la livraison et c’est là que je découvre avec stupéfaction… que nous avons bel et bien reçu un poulet de la ferme. La bête est entière. Elle a encore sa tête, ses pattes, ses abats et quelques plumes.

Je saute au plafond. C’est là toute l’hypocrisie de ma « carnivoritude » : manger de la viande, cela me va, voir sa petite tête mignonne, cela me sert le cœur.

Bref, le poulet est là et il faut bien lui faire honneur, qu’il ne soit pas mort pour rien. Nous nous lançons donc dans un atelier boucherie dans notre petite cuisine… et enlevons les parties que nous ne mangerons pas, non sans galérer. Admiration aux bouchers. Ce n’est pas simple.

Après avoir fait au mieux, nous le grillons. Et le poulet est délicieux… mais je repense encore à sa mignonne petite tête. Je ne sais pas si je recommencerai.

Merci petite bestiole d’être morte pour nous!