26 août – Mauvais timing pour la digital detox

Hier, une fois le typhon calmé… je suis sortie avec ma copine Stéphanie pour manger quelque chose. Dans l’enthousiasme, j’ai laissé mon téléphone sur le canapé de mon salon, bien accroché à son chargeur.

En arrivant dans le petit café, je fouille mes poches et mon sac. Je n’ai pas mon téléphone… et sans téléphone, impossible de scanner le QR code qui prouvera que je suis bel et bien vaccinée et que je n’ai pas croisé de Covidé sur mon chemin.

Bref. J’ai dû faire demi-tour.

Les temps sont durs pour ceux qui auraient rêvé de faire une petite digitale detox…

18 août – I am singing in the rain

Mercredi, fin de journée. J’attends le minibus pour rejoindre une amie. Soudain, la pluie commence à tomber. Je m’abrite sous mon parapluie.

Quelques arrêts plus loin, je descends. J’ai quelques pas à faire pour arriver à ma destination. Mais la pluie redouble d’intensité. De grandes gerbes d’eau tombent sur les trottoirs en cascade. Des lacs se forment dans les creux de la route. Je fais de mon mieux mais mes chaussures se gorgent d’eau…

Le vent pousse les rafales contre moi. Ca dégouline dans mon cou, le long de mon ventre et sur mes jambes. Ma robe est détrempée et colle à la peau. Mon masque se plaque contre mon nez. Il fait chaud et j’ai l’impression de marcher dans des thermes géants.

Quand j’arrive chez J., je suis si mouillée que je dois vider mes chaussures. Elle ouvre la porte en riant.

– Je te passe une robe. On va mettre tes affaires au séchoir.

Un été ordinaire à Hong Kong !

15 août – Note d’étonnements

Revenir à Hong Kong est désormais quelque chose de familier… et pourtant, après presque trois mois en Suisse, voici les choses qui m’ont frappées en posant le pied dehors hier :

Avec la canicule en Europe, la chaleur hongkongaise ne m’a pas assommée comme les fois précédentes. Je la trouve au contraire bien agréable avec son humidité qui se glisse autour de nos corps !

Les Hongkongais aiment la climatisation. Vraiment. Je manque de faire un choc thermique en rentrant dans le métro.

En montant des escaliers, un homme remonte d’un seul coup son t-shirt, jusqu’au dessus de ses tétons. Je sursaute. Que fait-il ? Il le noue alors et ca me revient : alors qu’en Europe, ce sont les jeunes filles qui s’aèrent le ventre quand il fait trop chaud, ici, ce sont les hommes de cinquante ans et plus qui le font.

Hong Kong est vraiment un port aux parfums. Par contre, l’odeur enivrante des bois pour encens s’est évaporée depuis longtemps. Grillades, riz sauté, nouilles et mets délicieux : c’est la nourriture qui sent très bon ici !

Mon dieu, la foule. Après avoir tâté des dimanches « noirs de monde » au Bouveret ou sur les quais de Vevey, je suis frappée… le concept de rues bondées n’a pas véritablement la même signification !

Après la sécheresse suisse, c’est bon de revoir de la végétation verte. Vivement qu’il pleuve en Europe.

06 juin – Masques et cie

Je suis assise dans le train. Autour de moi, des dizaines de visages dénudés. Et il y a moi, seule avec mon masque.

Si le porter était une chose simple et évidente à Hong Kong, qui ne m’a jamais posé de problème ni d’inconfort, le faire en Suisse est une expérience bien différente. Il faut admettre qu’on s’habitue à déambuler le nez au vent. Et puis, à chaque fois que je sors mon rectangle de papier, il y a ces regards qui, sans se vouloir méchants ou désagréables, en disent long.

Pourtant, même si je vois mes amis ou que je fais mes dédicaces le nez dénudé, je tiens à mon masque dans le train. C’est un petit rappel silencieux que je m’impose. Oui, le Covid existe encore. Oui, certaines personnes ne pourront jamais entrer dans des lieux publics avec ce luxe de pouvoir respirer à pleins poumons. Et surtout oui… il va falloir reprendre un jour ces habitudes et sortir masqué, peu importe que l’on soit seul au milieu d’un parc ou serré dans un métro bondé.

Mon masque du jour, avec sa corolle fleurie