01 décembre – Meubles traditionnels

Le petit café dans lequel je vais travailler chaque mardi est décoré dans toute la tradition chinoise. Chaises, tables, bibliothèques… tous les meubles sont en bois massif, à la couleur chaude et aux fermoirs en laiton doré. C’est beau et ça me fait rêver ! Pour couronner le tout, l’endroit est calme, ils y servent du bon thé et le personnel est adorable.

L’autre jour, dans un élan d’enthousiasme, j’y ai donc traîné Nicolas. Je voulais lui montrer l’endroit que j’affectionne tant et lui faire découvrir les bonnes petites spécialités servies.

Sauf que les meubles chinois ne sont clairement pas faits pour les personnes mesurant près d’un mètre nonante. Après s’être tortillé un moment, il a bien fallu se rendre à l’évidence, les jambes de Nicolas ne passaient pas sous la table. Assis sur le tabouret en bois, les genoux remontés jusque vers son menton, en train d’essayer de manger tout de guingois, il a moyennement apprécié le moment passé dans ce joli petit café. Dommage ! J’y retournerai donc seule ou avec de petits amis !

30 novembre – Dizaine en Suisse

A partir de ce weekend, si l’on revient en Suisse depuis Hong Kong, nous devons faire dix jours de quarantaine puisqu’un cas du variant Omicron a été découvert chez nous.

C’est quand même assez ironique en sachant que la Suisse a actuellement près de 8’000 cas par jour (si ce n’est plus)… et des mesures plutôt light… tandis que nous avons moins de 10 cas par semaine, tous importés et pris en charge immédiatement dès leur arrivée dans le pays, puisque chaque voyageur doit faire une quarantaine en isolement pendant laquelle il sera testé au moins 8 fois en tout.

J’ai l’impression qu’on est pas sorti de l’auberge…

27 novembre – Aller sans retour

Lorsqu’un voyageur souhaite revenir à Hong Kong, il doit passer obligatoirement par une quarantaine dans un hôtel accrédité par le gouvernement.

Pour les gens en provenance de Suisse, ce sont 21 jours à passer enfermés entre les 4 murs d’une chambre d’hôtel.

Les hôtels accrédités sont au nombre de 40. Tous les trois mois, la liste est mise à jour et les voyageurs doivent donc surveiller cette liste avec minutie et être munis d’une réservation en bonne et dûe forme lors de l’embarquement sous peine de ne pas pouvoir entrer dans l’avion.

Le souci, c’est qu’en ce moment, avec Noël et tout et tout… tous les hôtels de quarantaine sont pleins jusqu’à fin février.

Sur les réseaux sociaux, c’est donc la panique. Certains voient leur vol être déplacé mais leur réservation d’hôtel n’a pas suivi… certains autres, devant rentrer pour une urgence familiale, ne savent pas quand ils pourront revenir – ce qui est compliqué lorsqu’on a un emploi, des enfants scolarisés, etc.

Bref. C’est la débandade… et c’est un peu stressant de se dire que s’il arrivait un malheur, nous pourrions être coincés d’un côté comme de l’autre.

25 novembre – Jour de courses

Le mercredi soir, c’est la soirée des courses de chevaux.

Il est 21h30. En me faufilant dans une ruelle entre Tai Hang et Causeway Bay, je passe devant un garage encore illuminé. Des voitures éventrées trônent dans l’arrière salle, aux côtés de jerricans, de chiffons recouverts de crasse et de pneus empilés.

Devant la boutique, le garagiste a installé des tables de fortune et il est là, assis, entouré par sa famille et ses amis. Face à eux, sur une table en métal à roulette, une grande télévision a été tirée à même le trottoir.

En mangeant des nouilles, ils hurlent, s’invectivent, frappent leurs genoux avec leurs paumes. Est-ce Red Brick Glory, Royal Baby ou Wild West Wing qui est en-tête ? Sur l’écran, des colonnes illisibles s’affichent. Qui deviendra millionnaire ce soir ?

Le mercredi soir, c’est le soir des courses. Au stade comme ailleurs.

24 octobre – Un nouvel habitant à la maison

Vous souvenez vous de Pistache, notre gecko semi-de-compagnie ? Eh bien, après avoir grossi, grossi et s’être épanoui dans notre cuisine, il a agrandi la famille!

Pistache est donc l’heureuse maman (ou papa?) de Bretzel, un micro-gecko qu’on pourrait poser sur l’ongle de mon pouce tant il est petit.

Je vous aurais bien fait une photo mais le pauvre a eu la trouille de sa vie en nous voyant arriver (et devant mes cris attendris face à ses mini-pattes).

Et maintenant il est caché derrière le canapé !

(Je crois qu’on a quand même de la chance d’avoir uniquement une colonie de geckos comme colocataires… La fermière chez qui j’achète nos légumes m’a envoyé hier matin la photo d’un serpent de 2 mètres et demi qui se baladait tranquillement dans son jardin…)

Pistache, l’heureuse maman ou l’heureux papa de Bretzel !