08 septembre – Accessoires

Nous habitons temporairement avec notre amie S. Elle déménage prochainement à l’étranger et loge chez nous en attendant.

S. est hongkongaise et elle est arrivée chez nous avec un lot d’accessoires mystérieux. De petites tasses en plastique multicolore attirent mon attention. Elles sont mignonnes et de tailles différentes… mais ne sont pas faites pour boire.

– A quoi ça sert ? lui demandais je curieuse.

– Chaque tasse permet de mesurer une portion de riz différente… en fonction du nombre de personnes ou du plat que l’on réalise.

Je secoue la tête ! Il m’en faut ! Je dose toujours mon riz dans des verres à eau sans savoir si les quantités sont correctes.

30 août – Portée par les courants

Portée par les courants
La brise s'en est allée
Parfumer d'autres rives
Sonder d'autres échos...

Lovée aux creux du vent
Elle s'est laissé porter
Riches de tant de missives
Nichées là, sous sa peau

Petite brise marine
Tu manqueras aux monts
Aux typhons qui s'agitent
Pour ne pas trop penser

Petite brise marine
Tu t'en vas sans amont
Sans aval, sans limites
Oui, tu vas nous manquer !

Si tu laisse derrière toi
Des plages ensorcelées
La magie de l'Europe te prendra dans ses bras
Nous nous recroiserons au hasard des marées.
Nous nous recroiserons à Sha Tin ou Buda.

20 août – Des p’tits tests

Ce matin, nous devons nous rendre dans un centre communautaire pour notre dernier test PCR avant la liberté complète.

La procédure est bien rodée. Sur des terrains de sport, des tentes sont installées. En arrivant, on tend notre carte d’identité… on donne un numéro de téléphone. La réceptionniste nous donne un récipient et nous nous rendons sous d’autres tentes où des employés vont planter des petits bâtons au fond de notre nez et de notre gorge. On recevra ensuite le résultat par sms sous 24h.

Depuis notre départ de Suisse, il y a 10 jours, j’ai donc effectué 7 tests PCR (j’ai dû en faire deux au départ car l’infirmière a laissé tomber mon tube)… et 10 tests rapides.

Mes cavités nasales n’ont plus de secret pour moi.

Désormais, nous devrons simplement effectuer des tests rapides si nous souhaitons sortir dans un bar ainsi qu’une fois par semaine pour aller au boulot.

15 août – Note d’étonnements

Revenir à Hong Kong est désormais quelque chose de familier… et pourtant, après presque trois mois en Suisse, voici les choses qui m’ont frappées en posant le pied dehors hier :

Avec la canicule en Europe, la chaleur hongkongaise ne m’a pas assommée comme les fois précédentes. Je la trouve au contraire bien agréable avec son humidité qui se glisse autour de nos corps !

Les Hongkongais aiment la climatisation. Vraiment. Je manque de faire un choc thermique en rentrant dans le métro.

En montant des escaliers, un homme remonte d’un seul coup son t-shirt, jusqu’au dessus de ses tétons. Je sursaute. Que fait-il ? Il le noue alors et ca me revient : alors qu’en Europe, ce sont les jeunes filles qui s’aèrent le ventre quand il fait trop chaud, ici, ce sont les hommes de cinquante ans et plus qui le font.

Hong Kong est vraiment un port aux parfums. Par contre, l’odeur enivrante des bois pour encens s’est évaporée depuis longtemps. Grillades, riz sauté, nouilles et mets délicieux : c’est la nourriture qui sent très bon ici !

Mon dieu, la foule. Après avoir tâté des dimanches « noirs de monde » au Bouveret ou sur les quais de Vevey, je suis frappée… le concept de rues bondées n’a pas véritablement la même signification !

Après la sécheresse suisse, c’est bon de revoir de la végétation verte. Vivement qu’il pleuve en Europe.