20 août – Un entracte olé olé

Ce soir, nous sommes allés manger avec un couple d’amis.

Alors que je leur explique comment j’ai fait pour aller à l’opéra cantonais et comprendre l’intrigue sans sous titres… un silence s’abat sur notre petit groupe suivi par un immense éclat de rires.

Au lieu de dire :

– During the intermission, I read a summary of the upcoming act… and ask my friends details about it. (Ce qui signifie : Durant l’entracte, j’ai lu un résumé de l’acte à venir… et j’ai demandé des précisions à ma copine le concernant).

J’ai dit :

– During the intercourse, I read a summary of the upcoming act… and ask my friends details about it.

Intercourse signifie « rapport sexuel » en anglais…

La solitude de ceux qui ne parlent pas leur langue maternelle !

10 août – L’heure kafkaïenne

Le soir, en rentrant à la maison, la tentation est grande de lever les yeux vers le ciel, de regarder les néons clignotants, les boutiques illuminées et les buildings.

Pourtant, quitter des yeux le trottoir est une erreur de débutant. Dès que la nuit tombe, les cafards se joignent aux badauds et batifolent entre les pieds pressés.

Ils sont généralement gros… de la taille d’une pièce de cinq francs environ, et ils sont vifs. Ils surgissent sans qu’on s’y attende. Et il ne faut surtout pas les écraser… non ! Déjà parce que ça fait un bruit dégoûtant… mais surtout parce que si on écrase une cafarde pleine d’oeufs, ceux ci se colleront sous vos chaussures et écloront dans le confort de votre meuble à chaussures. Une très très mauvaise idée.

08 août – Les genoux de Lilly

Ce soir, je m’accorde un petit plaisir… je vais me faire faire un massage thaï. J’ai mal au dos, alors cela tombe à pic.

En arrivant sur les lieux, je rencontre Lilly, ma masseuse du jour. Lilly est une femme plutôt menue, 1m60 tout au plus, avec de longs cheveux noirs et une frange qui lui tombe sur les yeux. À côté d’elle, j’ai l’air d’une géante disproportionnée.

Je m’installe, mets le t-shirt et le short prêtés par l’institut (pas de massages en sous-vêtements ici…). Nous « discutons » brièvement… mais c’est assez sommaire puisqu’elle ne parle pas anglais et que mon vocabulaire en cantonais concernant les parties du corps reste à améliorer. Sans plus attendre, Lilly commence à me planter ses phalanges et ses doigts dans les recoins de ma colonne. Elle sait immédiatement où appuyer. Nœuds… tensions… rien ne lui échappe et je quitte mon corps dans un nuage de bien-être et de douleurs.

Soudain, je sens qu’elle monte sur la table de massage. Elle m’enjambe, s’assied sur moi et me plante ses coudes le long de ma colonne. Je cesse de respirer.

Au bout de quelques minutes (ou heures, je ne sais plus…), elle se lève et dans un mouvement que j’imagine digne de la finale de gymnastique des JO de Tokyo (j’ai toujours la tête plantée dans la table), elle me grimpe littéralement dessus et ce sont ses genoux qui remontent le long de mon dos… se plantent là où mes nerfs sont les plus tendus. Si ça fait extrêmement mal, ça fait vraiment du bien en même temps.

Je sors de là, mes douleurs dorsales se sont évaporées. Je flotte. Mon corps ne pèse plus rien.

Lilly est une magicienne !

Une virée chez Ikea

A Hong-Kong, il y a deux magasins Ikea. Si, au début, j’ai tenté de boycotter le géant suédois – trouvant les meubles chinois si jolis, je me suis rendue compte que cela nous rendrait bien service, notamment au niveau de la literie. Comment trouver un lit pour les un mètre nonante (oui – nonante ;-)), de Nicolas, dans un pays où – d’après les statistiques – un homme moyen mesurerait 1 mètre 72 et une femme moyenne, 1 mètre 58? Nous sommes donc allés chez Ikea. Et là, tout un univers décalé s’est ouvert à nous! Lire la suite