26 septembre – La danse des chevaux

Cet après-midi, nos pas nous mènent jusqu’à un immense parc, proche de chez nous. Il fait très chaud et des basses résonnent dans l’air.

– J’ai l’impression d’aller à un festival, dis-je à Nicolas.

Nous suivons les notes de musique et arrivons sur une immense pelouse occupée par des centaines de femmes divisées en 3 groupes distincts. Le premier groupe danse sur des musiques traditionnelles vêtues de tenues colorées, de perruques noires et de masques effrayants. Le deuxième est constitué de ninja, toutes vêtues de noir qui bougent toutes ensemble. Elles sont impressionnantes. Le troisième regroupe quant à lui un groupe de femmes vêtues de manière colorée, maquillées et chevauchant des chevaux en carton. Elles dansent sans discontinuer sur une musique lancinante.

– C’est pour une fête traditionnelle indonésienne, me souffle une femme souriante.

Je n’en saurai pas plus. L’Indonésie est un vaste pays composé de plus de 11’000 îles, de 270 millions d’habitants… et de 700 langues parlées ! Selon la région, les traditions peuvent donc être très diverses.

C’est beau. Une délicieuse odeur d’encens flotte dans l’air. L’ambiance est à la fête. Elles sont belles, ces femmes, festoyant dans la chaleur de l’après-midi et on flâne entre les groupes, observant les danses et les chorégraphies.

En rentrant à la maison, je cherche sur Internet sans succès. A quoi avons-nous assisté ? Serait ce la danse du kuda kepang? Les danses des masques balinaises ou une tradition pour célébrer l’équinoxe ? Je ne sais pas mais j’ai voyagé avec elles l’espace d’un instant !

06 avril – Le Ching Ming Festival

Dans le métro, une dame se balade avec un immense sac en papier, rouge et doré, qui est apparemment rempli de choses. Et ce n’est pas la seule. Les familles se pressent aux abords des temples. Les magasins d’accessoires en papier ne désemplissent pas.

Cela s’explique car ce week-end, c’était le Ching Ming Festival… qui est aussi connu sous le petit surnom du jour du nettoyage des tombes. C’est la Toussaint locale, en somme. Et donc ce dimanche, à Hong Kong, Macao, en Chine, à Taïwan et dans toute l’Asie, les familles se pressaient dans les cimetières pour faire des offrandes et prier tous ensemble.

Pour l’occasion, les familles brûlent des papiers qui représentent de l’argent spirituel, afin de s’assurer que dans l’au-delà, les ancêtres ne manquent de rien. Mais en plus de cet argent virtuel, on peut donner à ses ancêtres tout ce qu’on veut : sacs à mains de luxe, maisons, téléphones portables, voitures, paquets de cigarettes, chiens, et j’en passe. Tout ce que vos aïeux pourraient avoir besoin pour vivre confortablement. Dans les magasins qui vendent ces représentations en papier mâché, on trouve donc de tout. C’est très coloré et j’adore y jeter un œil, toujours surprise qu’un défunt puisse avoir besoin d’un iPhone ou d’une paire de pantoufles Gucci.

Les belles pantoufles Gucci en papier pour papy!

Du coup, aujourd’hui est un jour férié à Hong Kong (pour rattraper le Ching Ming qui tombait un dimanche). Et les bus pour aller dans les cimetières sont pleins à craquer.