03 décembre – Gros bonnets

Les températures ont chuté drastiquement. Nous sommes passés d’un joli 28 degrés à 13 degrés en deux jours à peine.

Dans la rue, les gens ont sorti les affaires d’hiver. Une copine a enfilé une Canada Goose – ce qui a eu le mérite de me faire sourire… une autre exhibe fièrement ses écharpes tandis qu’une troisième a sorti les bottines Ugg.

Le froid amène une certaine mode et l’on est ravis de pouvoir étrenner les vêtements d’hiver. Moi la première. J’ai sorti mes foulards. Ma petite veste. Et j’aime respirer à pleins poumons (derrière mon masque, n’exagérons rien…) l’air frais de Hong Kong !

Mais ce matin, alors qu’en bonne Hongkongaise je frissonnais au saut du lit, mon amie qui vit à Séoul me dit avec calme : « Il fait moins 7° ce matin. »

Comme quoi, tout est véritablement relatif. Même le froid.

29 novembre – Aération

L’air est plus frais. Je décide donc d’aérer un bon coup avant d’aller dormir. Toutes fenêtres ouvertes, je laisse le vent se balader dans la chambre et le salon.

Au moment de se coucher, je me glisse dans les draps. J’avais oublié notre problème numéro en ce moment : l’humidité qui atteint des sommets.

Tout colle. Les draps sont complètement trempés et j’ai l’impression de devoir me glisser dans une tente de camping après l’orage !

L’humidité est proche des 100% ces jours. Nous vivons donc comme des poissons dans un aquarium… Et comme le fond de l’air est frais, nous ne savons donc plus s’il fait froid ou chaud.

Ce matin, au réveil… la situation n’a pas changé : l’humidité est à 100%.

24 novembre – Pluie de novembre

La météo hongkongaise ressemble finalement à un véritable mois de novembre. Depuis hier, un petit crachin tombe sur la ville. Les températures ont chuté… il fait environ 20 degrés mais il fait si humide – près de 95% – qu’on ne sait plus s’il fait froid ou chaud. C’est ce que j’appelle « la météo grippale », on a chaud et froid… on transpire beaucoup… et on a l’impression d’avoir choppé la crève.

En parallèle, les rues sont devenues de vraies patinoires. L’eau sur le trottoir humide transforme mes baskets en patinettes et je manque de tomber à chaque pas.

Les Hongkongais se pressent sous des parapluies et font la part belle aux taxis qui n’ont jamais eu autant de travail.

C’est l’hiver qui arrive doucement sur la ville.

01 novembre – Naglaé

Pour nous souhaiter un bon retour de vacances, Naglaé nous rend visite.

Si elle s’est calmée à l’approche de Hong Kong et ressemble à une grosse tempête tropicale, elle a été plus virulente au Philippines où elle a tué une centaine de personnes.

Aujourd’hui et malgré cela, nous pouvons sortir. Nous sommes simplement en T3. Cela signifie que des rafales de vents entre 50 et 110 km/heure auront lieu. Il va également pleuvoir. Et le gouvernement nous prie d’absolument éviter toutes activités maritimes… il faut bien fermer ses fenêtres et les petits enfants ne peuvent pas aller à la crèche. Mais pour le reste, c’est tout bon.

Le système est bien rodé.

18 octobre – Nesat

Le typhon qui s’est approché de Hong Kong cette nuit s’appelle Nesat.

Et du coup, je me suis demandée : pourquoi donc Nesat ? Et qui est le chanceux dont le métier est de choisir des noms pour les typhons ?

Eh bien la coutume de nommer les typhons est ancienne. Elle date de plus de deux siècles et a été mise en place pour différencier ces catastrophes naturelles. (C’est assez efficace car personnellement je n’oublierai jamais Mangkhut ou Lothard).

Au début, les météorologues leur donnaient des « prénoms de femmes, des noms de politiciens qu’il n’aimaient pas, des noms historiques et de la mythologie ». Puis, c’est l’armée américaine qui s’y est mise et là, les météorologues utilisaient alors les prénoms de leurs compagnes…. sympa hein ?

« En 1953, la liste répétitive fut remplacée par une autre liste utilisant exclusivement des prénoms féminins et en 1954, la liste précédente fut reprise mais il fut décidé de changer de liste chaque année. » (Source : wikipedia).

Et puis, dès les années 80, un peu d’égalité s’est invitée dans l’équation et les typhons sont nommés alternativement avec des prénoms hommes et femmes.

Le système se base sur 6 listes qui fonctionnent pendant 6 ans avant de recommencer. En résumé, les années paires débutent par un prénom masculin et impaires un prénom féminin. Les six listes prévoient 21 prénoms courants. Et comme nous sommes en Asie, c’est l’agence météorologique japonaise qui choisit donc les prénoms, ce qui explique les choix moins habituels pour nos oreilles occidentales comme Nesat.