26 octobre – Refroidissement

Après des semaines de chaleur intense, les températures se rafraîchissent enfin. Il fait environ 20 degrés, le matin. L’humidité retrouve des taux acceptables : 71% aujourd’hui.

Doudounes, pulls, écharpes et bottines sont donc de sortie! La climatisation peut enfin s’arrêter… On cesse de coller au trottoir et à nos masques, et – comble du bonheur – on peut enfin réouvrir les fenêtres des appartements pour aérer.

De mon côté, je crois que je me suis définitivement intégrée. Je ne ris plus, comme la première année, en regardant les gens se couvrir. Moi aussi j’ai sorti la petite veste et l’écharpe…

15 octobre – Ambiance aqueuse

Depuis plusieurs jours – et ce malgré le déshumidificateur – l’humidité ne passe pas en dessous de la barre des 85% dans notre appartement. Tout est moite, humide.

Je récupère un t-shirt, posé dans ma salle de bain, et j’ai l’impression qu’il sort de la machine. Mon aromat ne fait plus qu’un bloc…

Le point positif : même sans crème, ma peau reste hydratée !

13 octobre – Le verre à moitié plein

Le typhon est encore dans les parages puisqu’il se balade à 370 kilomètres de Hong Kong… et l’application de la météo nous informe que le signal T8 restera donc en force au moins jusqu’à midi !

C’est un peu « jour de fête » puisque cela signifie que ce matin, tout le monde doit rester au sec, à la maison! Pas de travail ! Pas d’école !

Cela me rappelle les matins feutrés, dans mon village de montagne, où il avait tellement neigé que le train ne passait plus… et où nous restions bien au chaud, à regarder les flocons tomber !

12 octobre – Kompasu

Doria Tillier est en moi puisque voilà un autre bulletin météo. Ce matin, nous sommes en alerte T3. Le typhon Kompasu est en approche.

Quand je parle de typhons, je présume que ceux n’y étant pas habitué imaginent que ceux-ci nous passent directement sur la tête, comme les ouragans dans les films catastrophes américains. En réalité, même un typhon situé à quelques centaines de kilomètres peut faire de gros dégâts.

L’oeil du typhon Lionrock, notre typhon de ce weekend est passé à 800 kilomètres de la ville… et celui-ci se situera à environ 400 kilomètres au sud de Hong Kong. Paris est à 400km de Genève pour vous donner une idée. Mangkhut, quant à lui, qui m’avait fait trembler à peine dix jours après notre arrivée… nous était passé directement dessus. C’était un typhon 10, le plus fort de toute l’histoire de Hong Kong… et mon premier !

Là en ce moment, la météo est calme… et j’ai du mal à imaginer qu’un gros typhon arrive et que notre aération va se remettre à siffler comme une folle.

On attend donc… et j’irai probablement faire quelques courses puisque d’ici quelques heures, il ne sera plus possible de sortir !

09 octobre – Un réveil en T8

Ce matin, nous sommes en T8. L’aération de ma salle de bain est comme folle et émet des bruits étranges, comme un vieux serpent qui souffle. Et mon application Hong Kong Observatory clignote de toutes parts. La tempête tropicale Lionrock et le typhon Kompasu nous rendent une petite visite.

Le système hongkongais de prévention des typhons est simple. On commence avec un T1 et un T3, où il faut être attentif mais où on a le droit de sortir. Puis, on passe sur le T8… qui peut ensuite se transformer en T9 ou T10 en cas de typhons très sévères. Là, tout est fermé… à l’exception du bar Typhoon dont c’est la marque de fabrique… et personne ne doit aller au travail.

Le signal 8 signifie que le vent varie de 63 à 87 kilomètres à l’heure et que la tempête elle-même ira de 88 à 117 kilomètres à l’heure.  Les rafales peuvent dépasser 180 kilomètres par heure.

Lorsqu’un de ces signaux est émis, les ferries s’arrêtent généralement de circuler et toutes les écoles et les tribunaux sont fermés.  Les personnes loin de chez elles doivent soit rentrer immédiatement, soit trouver un endroit sûr et y rester jusqu’à ce que le danger soit passé.  Les fenêtres et les portes doivent être verrouillées et fermées et les voitures doivent être garées dans des zones abritées. Ensuite, si par hasard quelqu’un avait l’idée de se balader et qu’il recevait une clim sur la tête à la suite d’une bourrasque de vent, l’assurance ne prendrait pas en charge ses frais d’hospitalisation. Il est donc nécessaire de ne pas faire le malin.

Pour le moment, il pleut, il vente un peu mais cela reste « tranquille… ». A suivre d’ici quelques heures.