19 avril – Fériés d’ici et d’ailleurs

Ce weekend, nous avons eu congé pour le week-end pascal.

Eh oui… nous avons certains congés qui sont les mêmes qu’en Europe, comme le jour de l’an, le vendredi saint et le lundi de Pâques, le jour de Noël ainsi que les deux jours suivants Noël (le 26 et le 27)…

Ces jours fériés sont propres à Hong Kong, la Chine ne les célébrant pas.

Mais il y a aussi des jours fériés typiquement de la région : le congé du nouvel an lunaire (3 jours en janvier ou février – la date change selon les années puisque le calendrier lunaire n’est pas fixe), le Ching Ming Festival, en avril… La fameuse fête du travail, le 1er mai, l’anniversaire de Bouddha, les 8 et 9 mai, le Tuen Ng Festival en juin, le HKSAR Establishment Day (date de restitution de Hong Kong à la Chine par la Grande Bretagne), le 1er juillet, le congé de la mi-automne, début septembre… la fête nationale chinoise, le 1er octobre, suivie par le Chung Yeung Festival !

Au total, 17 jours de congé qui sont les bienvenus – et ce d’autant plus puisque le travailleur moyen n’a que 12 jours de vacances payées par an… soit 8 de moins qu’en Suisse.

En Suisse, pour la comparaison, nous avons 9 jours fériés par an, sur le Canton de Vaud… eh oui, les jours fériés varient d’une région à l’autre en Suisse (si le canton est catholique, protestant ou si des fêtes locales ont lieu).

Ce weekend, Hong Kong était donc en pause. Les gens sont partis à l’assaut des montagnes, des balades et des randonnées… et nous avec !

Et les libellules aussi étaient à la fête ce weekend !

12 avril – L’heure du thé, c’est maintenant…

Il n’y a pas d’heure pour yam cha (ou manger des dim sum). Tout moment est idéal : pour commencer la journée avant une randonnée, pour un brunch (tardif ou non), à midi, à 15h ou pour le goûter… et moins courant mais possible aussi, le soir (enfin, quand les restos sont ouverts).

Chaque restaurant de dim sum a ses spécialités et ses particularités mais le fonctionnement reste le même : le menu est souvent affiché sur le set… vous recevez un petit papier et vous cochez vous-même les dim sum qui vous font saliver !

Personnellement, les Dim sum c’est mon péché mignon ! J’adore ! Des xiao long bao, au char siu bao en passant par le lo bak go, les choy sum, les djong ou les haa gao… le choix est un casse-tête !

Pendant le repas, les serveurs viendront remplir les tasses de thé à volonté, histoire de rajouter à mon plaisir !

14 février – Romances

Chaque pays et chaque langue possèdent leur propre manière d’exprimer leur amour !

Voici les expressions cantonaises pour célébrer l’amour (tirées du bouquin Cantonese101.jpg, de Ah To et Chuk Hak) :

Je recommande, par ailleurs, à tous les amateurs de langue cantonaise l’achat de ce bouquin qui est vraiment chouette !

07 février – Le petit marchand de Jade

Au croisement d’une rue, sur une table de fortune, un papy tourne une bille sur une meuleuse pour en faire une perle. Il est concentré. A côté de lui, un petit appareil pour creuser la pierre est posé à côté d’un bol d’eau trouble.

Je m’approche pour observer. Il fabrique des bracelets, des porte-bonheurs, des bagues ou diverses décorations vert pâle ou roses. « C’est de la jade! », me dit il en pointant en souriant le matériau qu’il travaille.

Dans la culture chinoise, la Jade – qu’on appelle 玉 (yù) – a en effet son importance. Elle symbolise la pureté et la longévité… et elle est utilisée partout. Chaque bijouterie aura son petit étal vert dans un coin, aux côtés des bijoux en or vif. C’est très beau et massif et le vert se décline en plusieurs teintes, du vert-eau pâle au vert vif électrique !

Le petit monsieur me sort un moulin à vent, qu’il a réalisé pour le Nouvel An Chinois. « Ca porte-bonheur ! », me dit-il.

L’objet est ciselé, magnifique… Je l’achète et je repars, rassurée ! L’année du Tigre ne peut donc que bien se passer !

01 février – Gung hei fat choy

Gung hei fat choi ! San tai gin hong ! Long ma dzin saan ! Bonne année à tous ! Aujourd’hui, nous entrons dans l’année du Tigre d’eau ! Pour l’occasion, tout est fermé ! Les familles se retrouvent et dégustent de délicieuses spécialités.

Quand mon amie Samantha a appris que je n’avais pas de lo bak go – ce gâteau au radis emblématique du Nouvel An – pour passer le cap, elle sauté dans le métro pour venir m’en apporter. Dans une petite boîte, elle y avait glissé un morceau de lo bak go, un morceau de woo tau go – un cake au taro… et un morceau de yum cake, un gâteau malaisien aux crevettes ! « Comme ça, tu pourras tout goûter! m’a t’elle dit. »

Ce matin, pour le petit déjeuner, je prépare donc ces friandises sensées m’apporter prospérité et bonheur pour cette nouvelle année !

Ces gâteaux préalablement cuits vapeur doivent être légèrement frits avant d’être mangés ! Pour la version sucrée, il faut la tremper dans de l’oeuf avant de la cuire à la poêle !

J’ai trouvé cela tellement adorable ! Et d’une bienveillance extrême envers l’étrangère que je suis !

Je ne sais pas si ces gâteaux m’apporteront la prospérité mais j’espère que je n’oublierai jamais ce geste… et que moi aussi je pourrai un jour offrir un gâteau traditionnel à un étranger dans mon pays pour qu’il fasse de nos fêtes les siennes !

Miam !