07 juin – Un passage au Che Kung Temple

Il est dimanche. Au réveil on décide d’aller voir un temple qu’on ne connaît pas encore, le Che Kung Temple, situé proche de Sha Tin.

On saute dans un bus… et 45 minutes plus tard, nous voilà dans la banlieue de Sha Tin, longeant une piste cyclable qui mène jusqu’au sanctuaire. Un jeune garçon fait du vélo, va et vient, agite la main en passant vers nous, nous crie un bonjour avant de s’en aller et de revenir !

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18 mai – Sorcières et magie

En rentrant, je passe sous le pont qui relie le quartier de Causeway Bay et celui de Wan Chai. Là, aux côtés de la route, se trouvent plusieurs autels rougeâtres, recouverts de fruits, d’encens, d’images diverses… et devant lesquels sont posés des tabourets en plastique.

Plus l’on s’approche et plus le bruit est fort : Tac tac tac tac. L’une des dames frappe avec une chaussure à talon écarlate sur un papier.

Même si je les ai déjà observées de nombreuses fois du coin de l’œil, ça ne cesse de m’étonner, puisque ces dames qui cognent, brûlent des choses et font tout ce bruit sont des sorcières, engagées pour conjurer le mauvais sort.

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10 mai – Le plaisir de l’attente

Hier, vers 11h50, nous faisions la queue pour avoir une place dans un petit resto de dim sum avec ma copine Kelly. Le lieu était fréquenté. Il s’agissait du resto à une étoile Michelin le moins cher de Hong Kong (le Tim Ho Wan, pour les curieux…), où l’on s’en sort pour 15-20 CHF par tête pour un repas de dim-sum gargantuesque. La foule s’était passé le mot et les gourmands s’agglutinaient devant l’échoppe.

Cela valait la peine d’attendre. De gauche à droite : ha gaou, congee, riz gluant dans une feuille de lotus, dumplings aux arachides, etc.

Faire la queue devant les restaurants est la norme ici. Quand on veut manger quelque part, on ne s’embarrasse pas de fioritures… On va voir si c’est fréquenté, et si ça l’est, on patiente, en file sur le trottoir.

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23 avril – Calligraphie

En gros, ça dit : Hong Kong (rien à voir avec la suite) ; Merci de m’avoir invitée à l’opéra cantonais.

Ce matin, pendant mon cours de cantonais, mon professeur m’a fait faire de la calligraphie. Je voulais remercier la tante de mon amie qui m’avait invitée à l’opéra cantonais et c’était donc l’occasion idéale de mettre en pratique mes balbutiements en écriture chinoise.

Pour ce faire, mon prof avait préparé le matériel nécessaire. Un stylo ne suffit en effet pas pour faire de la vraie calligraphie.

Il avait donc préparé pour l’occasion un petit bol pour l’encre de Chine (en bouteille), un pinceau, un pose-pinceau, des feuilles spéciales, à base de riz (qui n’absorbent pas l’encre) et un sous-main en tissu, ressemblant à un tapis de carte mais avec des carrés pour aider à tracer les caractères de la bonne manière.

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06 avril – Le Ching Ming Festival

Dans le métro, une dame se balade avec un immense sac en papier, rouge et doré, qui est apparemment rempli de choses. Et ce n’est pas la seule. Les familles se pressent aux abords des temples. Les magasins d’accessoires en papier ne désemplissent pas.

Cela s’explique car ce week-end, c’était le Ching Ming Festival… qui est aussi connu sous le petit surnom du jour du nettoyage des tombes. C’est la Toussaint locale, en somme. Et donc ce dimanche, à Hong Kong, Macao, en Chine, à Taïwan et dans toute l’Asie, les familles se pressaient dans les cimetières pour faire des offrandes et prier tous ensemble.

Pour l’occasion, les familles brûlent des papiers qui représentent de l’argent spirituel, afin de s’assurer que dans l’au-delà, les ancêtres ne manquent de rien. Mais en plus de cet argent virtuel, on peut donner à ses ancêtres tout ce qu’on veut : sacs à mains de luxe, maisons, téléphones portables, voitures, paquets de cigarettes, chiens, et j’en passe. Tout ce que vos aïeux pourraient avoir besoin pour vivre confortablement. Dans les magasins qui vendent ces représentations en papier mâché, on trouve donc de tout. C’est très coloré et j’adore y jeter un œil, toujours surprise qu’un défunt puisse avoir besoin d’un iPhone ou d’une paire de pantoufles Gucci.

Les belles pantoufles Gucci en papier pour papy!

Du coup, aujourd’hui est un jour férié à Hong Kong (pour rattraper le Ching Ming qui tombait un dimanche). Et les bus pour aller dans les cimetières sont pleins à craquer.