22 décembre – Hot pot

Ce qu’on appelle fondue chinoise en Suisse se nomme ici : hot pot (marmite chaude).

Dans du bouillon, plus ou moins épicé selon les goûts, vous laisserez cuire tout un tas d’ingrédients… De la viande, aux boulettes de poissons, en passant par les crevettes, la peau de tofu, du chou, des champignons, des raviolis, des morceaux de soja frais… et des nouilles types nouilles aux oeufs ou udon!

Ici un caquelon super élaboré avec de la place pour deux bouillons assaisonnés différemment !

Ensuite avec vos baguettes, vous récupérez vos morceaux (ce n’est pas toujours facile…) et vous tremperez vos ingrédients dans de la sauce soja, de la sauce au poisson ou du vinaigre ! Pas de mayonnaise ici, ni de chips ! C’est super bon ! Et très convivial !

Le concept est bien chinois et a été inventé en 200 après Jésus Christ.

Si ce plat est très populaire dans toute l’Asie, pour une raison que j’ignore, la fondue chinoise est un plat très traditionnel en Suisse… et c’est d’ailleurs le repas de Noël par excellence ! J’ai donc été particulièrement contente de manger mon petit hot pot hier, si proche des fêtes… cela m’a rappelé la maison !

Merci Kelly et Jordan pour l’invitation !

10 décembre – File et patience

Alors que je suis à la caisse d’un magasin, la vendeuse se rend compte que le produit que je souhaite acheter n’a pas d’étiquettes. Calmement, elle appelle une collègue et le cas semble compliqué. Ca parlemente, le tout en cantonais. Je ne comprends pas tout.

Derrière moi, la file s’allonge, s’allonge et s’allonge encore. Je me tends et rentre la tête dans les épaules. En plein mois de décembre, c’est sûr, je vais me faire engueuler ou les gens vont du moins s’impatienter…

La vendeuse va et vient. La résolution des étiquettes manquantes semble prendre des allures d’enquêtes d’Hercule Poirot.

J’ose enfin tourner la tête vers la gauche, observant discrètement ceux qui, à cause de moi, attendent. Une femme me sourit hyper gentiment puis m’explique ce que les vendeurs sont en train de dire. Les autres gens dans la file sont super détendus et attendent patiemment en plaisantant. C’est alors que cela me revient. Les Hongkongais ne sont pas comme les Européens. Ils savent attendre longuement, sans s’énerver!

07 décembre – Sapins et aiguilles

Au marché aux fleurs, la rue est recouverte de sapins… et une odeur de sève titille nos narines. Sur les étiquettes, le mot SOLD est écrit en rouge sur la majorité d’entre eux, aux côtés de prix exorbitants…

Comme ces sapins ont fait le tour du monde, rien ne se perd. Les vendeurs récupèrent donc la moindre branche tombée pour fabriquer des couronnes ou de petits sapins reconstitués. Eh oui, la tradition du Christmas tree s’est mondialisée.

De notre côté, même si le sapin reste un souvenir de Noël, on ne cède pas. On n’achètera pas un sapin ayant plus voyagé que nous… du coup, nous avons choisi un local Christmas tree que l’on gardera après Noël !

01 décembre – Meubles traditionnels

Le petit café dans lequel je vais travailler chaque mardi est décoré dans toute la tradition chinoise. Chaises, tables, bibliothèques… tous les meubles sont en bois massif, à la couleur chaude et aux fermoirs en laiton doré. C’est beau et ça me fait rêver ! Pour couronner le tout, l’endroit est calme, ils y servent du bon thé et le personnel est adorable.

L’autre jour, dans un élan d’enthousiasme, j’y ai donc traîné Nicolas. Je voulais lui montrer l’endroit que j’affectionne tant et lui faire découvrir les bonnes petites spécialités servies.

Sauf que les meubles chinois ne sont clairement pas faits pour les personnes mesurant près d’un mètre nonante. Après s’être tortillé un moment, il a bien fallu se rendre à l’évidence, les jambes de Nicolas ne passaient pas sous la table. Assis sur le tabouret en bois, les genoux remontés jusque vers son menton, en train d’essayer de manger tout de guingois, il a moyennement apprécié le moment passé dans ce joli petit café. Dommage ! J’y retournerai donc seule ou avec de petits amis !