27 octobre – Comment frimer chez soi ?

Lorsque des amis (occidentaux ou australiens) viennent chez nous, ils ne s’extasient pas sur la (sublime, évidemment) décoration, sur nos magnifiques plantes ou sur les tableaux qui sont au mur. Non… en général, ils s’arrêtent, fascinés, dans l’entrée quand ils aperçoivent notre cuisine…

– Rooooh ! Vous avez un four ! disent ils en se penchant vers celui-ci comme si c’était le Graal.

En effet, à Hong Kong, la cuisine au four n’est pas courante. Et du coup, il est rare que les appartements en soient pourvus. Pour ceux qui ont suffisamment de place, il est possible d’acheter un four portable ressemblant à un micro-ondes, mais ceux ci sont en général petits et ne permettront pas d’y cuire une pizza ou un immense plat de lasagnes.

Bref, nous avons la chance d’avoir un four et ca fait toujours son petit effet !

26 octobre – Refroidissement

Après des semaines de chaleur intense, les températures se rafraîchissent enfin. Il fait environ 20 degrés, le matin. L’humidité retrouve des taux acceptables : 71% aujourd’hui.

Doudounes, pulls, écharpes et bottines sont donc de sortie! La climatisation peut enfin s’arrêter… On cesse de coller au trottoir et à nos masques, et – comble du bonheur – on peut enfin réouvrir les fenêtres des appartements pour aérer.

De mon côté, je crois que je me suis définitivement intégrée. Je ne ris plus, comme la première année, en regardant les gens se couvrir. Moi aussi j’ai sorti la petite veste et l’écharpe…

25 octobre – De l’eau pour les Dieux

Au sein de ce petit temple, perdu dans la campagne vers Kam Tin, deux femmes s’agitent. L’une dépose des fruits sur une assiette tandis que l’autre s’approche des autels avec une grande théière. Je les observe, curieuse. Elles se mettent à m’expliquer joyeusement ce qu’elles font, dans un cantonais teinté de quelques mots d’anglais.

Il est temps de donner à boire aux Dieux, me dit la plus âgée qui se plaint au passage de ses douleurs aux genoux. Deux fois par mois, elles viennent nettoyer les lieux et remplacer l’eau dans les tasses posées devant les statues des Divinités. Si les Dieux de ce temple apprécient l’eau fraîche, ceux dans le temple voisin préfèrent le thé chaud. J’ai très envie de demander comment elles savent… mais mon cantonais ne me permet pas de comprendre la réponse. Le mystère reste donc insoluble !

J’admire les tables richement pourvues. Oranges, pommes, pomelos, biscuits aux cacahuètes, noix de cajou et même barquettes de sushis ou soupe miso, les Dieux ne manqueront de rien. Jusqu’au prochain passage de leurs vaillantes gardiennes.