25 octobre – De l’eau pour les Dieux

Au sein de ce petit temple, perdu dans la campagne vers Kam Tin, deux femmes s’agitent. L’une dépose des fruits sur une assiette tandis que l’autre s’approche des autels avec une grande théière. Je les observe, curieuse. Elles se mettent à m’expliquer joyeusement ce qu’elles font, dans un cantonais teinté de quelques mots d’anglais.

Il est temps de donner à boire aux Dieux, me dit la plus âgée qui se plaint au passage de ses douleurs aux genoux. Deux fois par mois, elles viennent nettoyer les lieux et remplacer l’eau dans les tasses posées devant les statues des Divinités. Si les Dieux de ce temple apprécient l’eau fraîche, ceux dans le temple voisin préfèrent le thé chaud. J’ai très envie de demander comment elles savent… mais mon cantonais ne me permet pas de comprendre la réponse. Le mystère reste donc insoluble !

J’admire les tables richement pourvues. Oranges, pommes, pomelos, biscuits aux cacahuètes, noix de cajou et même barquettes de sushis ou soupe miso, les Dieux ne manqueront de rien. Jusqu’au prochain passage de leurs vaillantes gardiennes.

25 septembre – L’arbre à vœux de Lam Tsuen

Ce matin, nous partons en direction de Lam Tsuen, un joli village situé dans les Nouveaux Territoires. Le village est célèbre pour son temple et surtout… son arbre à vœux ! Et l’histoire est insolite !

La légende raconte en effet qu’un père anxieux face aux mauvaises notes de son fils alla faire un vœu sous un camphrier situé à côté du temple de Tin Hau. Miraculeusement, son fils se mit à exceller à l’école. Le bouche à oreille fit son office et la foule vint de loin pour faire des vœux sous l’arbre. Pour ce faire, les gens attachaient leurs souhaits, rédigés sur un petit papier, à un caillou, une carotte ou une laitue et les jetaient dans les branches. Plus le souhait s’accrochait haut, plus les chances de réalisation étaient élevées !

Mais les pierres abimèrent l’arbre (ainsi que les fenêtres des maisons environnantes…) et on décida de changer les pierres pour des mandarines ! Toutefois, sous les assauts et les bâtons d’encens, l’arbre mourut. Il fut alors remplacé par un banyan, mais en 2005 il perdit une branche, blessant deux personnes. La municipalité décida donc d’acquérir un arbre artificiel pour éviter les accidents… (pour la modique somme de 30’000 CHF quand même).

L’arbre mesure 11 mètres de haut et les mandarines furent remplacées par des répliques en mousse… rendant la tâche de les lancer le plus haut possible tres difficile !

Pour y pallier, on peut aujourd’hui faire ses vœux sur un papier spécial qu’on suspend alors à un grand panneau en bois. On s’est évidemment pliés à l’exercice et pour tripler mes chances, j’ai même écrit mon vœu en anglais et en chinois et j’ai demandé à Nicolas de le poser tout en haut du panneau ! 😂

07 juin – Un passage au Che Kung Temple

Il est dimanche. Au réveil on décide d’aller voir un temple qu’on ne connaît pas encore, le Che Kung Temple, situé proche de Sha Tin.

On saute dans un bus… et 45 minutes plus tard, nous voilà dans la banlieue de Sha Tin, longeant une piste cyclable qui mène jusqu’au sanctuaire. Un jeune garçon fait du vélo, va et vient, agite la main en passant vers nous, nous crie un bonjour avant de s’en aller et de revenir !

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06 avril – Le Ching Ming Festival

Dans le métro, une dame se balade avec un immense sac en papier, rouge et doré, qui est apparemment rempli de choses. Et ce n’est pas la seule. Les familles se pressent aux abords des temples. Les magasins d’accessoires en papier ne désemplissent pas.

Cela s’explique car ce week-end, c’était le Ching Ming Festival… qui est aussi connu sous le petit surnom du jour du nettoyage des tombes. C’est la Toussaint locale, en somme. Et donc ce dimanche, à Hong Kong, Macao, en Chine, à Taïwan et dans toute l’Asie, les familles se pressaient dans les cimetières pour faire des offrandes et prier tous ensemble.

Pour l’occasion, les familles brûlent des papiers qui représentent de l’argent spirituel, afin de s’assurer que dans l’au-delà, les ancêtres ne manquent de rien. Mais en plus de cet argent virtuel, on peut donner à ses ancêtres tout ce qu’on veut : sacs à mains de luxe, maisons, téléphones portables, voitures, paquets de cigarettes, chiens, et j’en passe. Tout ce que vos aïeux pourraient avoir besoin pour vivre confortablement. Dans les magasins qui vendent ces représentations en papier mâché, on trouve donc de tout. C’est très coloré et j’adore y jeter un œil, toujours surprise qu’un défunt puisse avoir besoin d’un iPhone ou d’une paire de pantoufles Gucci.

Les belles pantoufles Gucci en papier pour papy!

Du coup, aujourd’hui est un jour férié à Hong Kong (pour rattraper le Ching Ming qui tombait un dimanche). Et les bus pour aller dans les cimetières sont pleins à craquer.

Chronique d’un week-end ordinaire #2 – Fanling

Ce matin, après s’être réveillés plutôt tardivement, nous avons décidé d’aller explorer une partie de Hong Kong que nous ne connaissions pas encore : Fanling. Ni une ni deux, on a mis nos masques, pris nos appareils photos, mon parapluie (pour l’ombre) et on s’est mis en route…

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