10 janvier – Sur les pas des Tang

Ce week-end, nous nous aventurons sur le Ping Shan Heritage Trail, un sentier reliant plusieurs bâtiments historiques fondés par les Tang aux alentours de 1800. Le sentier traverse notamment trois villages murés et six villages « standards », fondés par la même famille.

Les Tang sont l’un des cinq grands clans des Nouveaux Territoires, avec les Man 文, les Hau 侯, les Pang 彭 et les Liu 廖.

La famille Tang est la plus ancienne, la plus grande et la plus célèbre des Nouveaux Territoires.  Ils sont installés dans la région depuis un peu plus de 900 ans. Ils seraient même les descendants de Tang Lum (鄧林), le fils aîné de la princesse de la Dynastie des Song (1127-1279).

C’est lorsque le père de la princesse, l’empereur Gaozong de Song (le dixième empereur de la dynastie Song) dut fuir, avec l’arrivée des Jurchens, que la princesse se réfugia dans le Sud. Là, elle épousa Tang Wai-Kap (鄧惟汲) qui habitait à Kam Tin. Leur fils aîné, Tang Lum, fit prospérer le clan et celui-ci s’étendit ainsi.

Aujourd’hui, ce sont toujours les descendants des Tang qui habiteraient le village et celui-ci a des allures un peu étranges puisque les bâtiments historiques côtoient de nombreux garages où des voitures de toutes sortes sont parquées… des simples Honda aux Ferrari rutilantes. Les Tang doivent être concessionnaires, j’ai l’impression.

Avec les restrictions, nous n’avons malheureusement pas pu explorer l’intérieur des bâtiments mais j’ai été fascinée par ce village où la vie ne s’est pas arrêtée et où les fresques d’antan dorment entre deux entrées de maison ou au dessus d’un hangar à vélo.

03 novembre – Légumes et tralala

Ca fait un moment que je me casse la tête avec les courses. Hong Kong est un tout petit territoire… aussi petit que le canton de Fribourg mais avec 8 millions d’habitants. L’équivalent de toute la Suisse. Ce n’est pas grand et il n’y a donc pas d’énormes espaces cultivés !

Compte tenu de ces difficultés géographiques, la majorité des aliments sont importés. USA, Europe, Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Chine… tous les pays du monde se retrouvent sur les étals des marchés et des supermarchés et – ne sachant pas bien lire le chinois – c’est parfois super compliqué de savoir ce qu’on achète.

Puis, il y a deux semaines en me baladant à Kam Tin, je les ai vues, ces petites fermes hongkongaises. Et je me suis dit qu’il fallait que je m’y mette. Pour les encourager. Pour manger local et parce qu’écologiquement, ça n’a aucun sens de faire venir ses poivrons ou sa salade de l’autre bout du monde.

J’ai donc fait quelques investigations (merci Facebook) et je suis tombée sur la petite ferme Farmhouse Production, tenue par une Hongkongaise trop rigolote qui cultive ses légumes bios et qui a une passion pour les chats.

Chaque lundi elle envoie la liste de ce qu’elle a par WhatsApp. On lui dit ce qu’on veut… on paye et le mardi, elle nous livre les légumes à domicile, le tout sans emballage !

Aujourd’hui, j’ai eu des aubergines à la forme trop rigolote, des choy sum, des œufs, des raisins asiatiques, des patates douces, du gingembre et des courgettes poilues (hairy gourd)!

Je suis plutôt conquise.

25 septembre – L’arbre à vœux de Lam Tsuen

Ce matin, nous partons en direction de Lam Tsuen, un joli village situé dans les Nouveaux Territoires. Le village est célèbre pour son temple et surtout… son arbre à vœux ! Et l’histoire est insolite !

La légende raconte en effet qu’un père anxieux face aux mauvaises notes de son fils alla faire un vœu sous un camphrier situé à côté du temple de Tin Hau. Miraculeusement, son fils se mit à exceller à l’école. Le bouche à oreille fit son office et la foule vint de loin pour faire des vœux sous l’arbre. Pour ce faire, les gens attachaient leurs souhaits, rédigés sur un petit papier, à un caillou, une carotte ou une laitue et les jetaient dans les branches. Plus le souhait s’accrochait haut, plus les chances de réalisation étaient élevées !

Mais les pierres abimèrent l’arbre (ainsi que les fenêtres des maisons environnantes…) et on décida de changer les pierres pour des mandarines ! Toutefois, sous les assauts et les bâtons d’encens, l’arbre mourut. Il fut alors remplacé par un banyan, mais en 2005 il perdit une branche, blessant deux personnes. La municipalité décida donc d’acquérir un arbre artificiel pour éviter les accidents… (pour la modique somme de 30’000 CHF quand même).

L’arbre mesure 11 mètres de haut et les mandarines furent remplacées par des répliques en mousse… rendant la tâche de les lancer le plus haut possible tres difficile !

Pour y pallier, on peut aujourd’hui faire ses vœux sur un papier spécial qu’on suspend alors à un grand panneau en bois. On s’est évidemment pliés à l’exercice et pour tripler mes chances, j’ai même écrit mon vœu en anglais et en chinois et j’ai demandé à Nicolas de le poser tout en haut du panneau ! 😂

28 août – Escapade à Tin Shui Wai

Ce weekend, histoire de changer un peu de la routine, nous décidons de partir en staycation avec des amis. Le vendredi soir, nous mettons donc le cap sur Tin Shui Wai, une ville située à quelques pas de Shenzhen. Nous nous trouvons en effet à 15 petits kilomètres de la frontière. Si près et si loin en même temps puisque le passage entre la Chine et Hong Kong reste impossible en ces temps de Covid. Nous passons la nuit dans un hôtel à quelques mètres du Wetland Park… et j’avoue que de revenir dans un hôtel nous fait bizarre après notre quarantaine et fait remonter toutes sortes de souvenirs. Une fois la porte fermée, nous ressortons… juste pour s’assurer que c’est possible… Une fois ceci fait, nous allons mieux et nous passons une bonne nuit.

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La grotte du pirate Cheung Po Tsai

Sao Feng, joué par Chow Yun-fat

En novembre dernier, lors de la visite de ma copine D., nous avons visité une véritable grotte de pirate cachée sur une de mes îles préférées dans Hong-Kong!

Dame Ching, jouée par Takayo Fischer

Car oui… Hong-Kong est connue pour ses banquiers, ses gratte-ciels… mais aussi,sa piraterie! Et deux d’entre eux furent les célèbres Cheung Po Tsai et Ching Sih dont je vais vous parler dans cet article, et qui inspirèrent le réalisateur du film Pirates des Caraïbes 3: jusqu’au bout du monde… puisque les personnages de Sao Feng et de Dame Ching ont été créées sur la base de ces deux pirates Hongkongais! Lire la suite