18 janvier – Les doudounes

Les doudounes sont de sortie. Il fait 13 degrés ce soir. Demain, nous descendrons à 10… Dans le métro, tout le monde a extrait de ses armoires écharpes, bottes et manteaux.

De mon côté, j’ai ressorti toute la panoplie : la couverture en pilou pour le canapé, les grosses chaussettes à enfiler quand je travaille, la jaquette, les double écharpes, le manteau et le couvre lit supplémentaire pour la nuit…

L’hiver est là, aussi à Hong Kong !

17 janvier – Humus

Hier soir, assise sur mon canapé, j’ai senti une drôle d’odeur. Celle de l’humus et des feuilles en décomposition.

Je me suis levée. J’ai cherché, ai reniflé toutes mes plantes avant de trouver la cause. Mon tabouret en bois sur lequel j’avais posé temporairement une plante avait commencé à moisir.

Pourtant, j’avais posé un chiffon entre le vase et le socle… et j’avais laissé tourner le déshumidificateur. Ca n’a apparemment pas suffit. La planche était noire, striée de lignes étranges. Elle avait commencé à prendre vie.

Ici, l’humidité ne nous laisse aucun répit.

12 janvier – Un petit quelque chose de différent

Je salue le garagiste qui officie en bas de chez moi. Il est debout sur le trottoir et porte un pneu en direction d’un véhicule garé juste en face de sa boutique. Il hoche la tête en me voyant, à son habitude, avant d’esquisser un sourire.

Mais un point me turlupine. Aurait il changé de coupe de cheveux ? Se serait il rasé la barbe ? Il y a quelque chose d’inhabituel dans son apparence.

Je continue ma route tout en réfléchissant longuement sans réussir à pointer du doigt le détail en question.

Puis, tout à coup, en entrant dans l’ascenseur, cela me revient. C’est la première fois que je le vois sans masque !

04 janvier – Les bords du lit

Cette nuit, j’ai risqué me casser la jambe en sortant du lit.

Non, je ne dors pas dans un lit à étages. Non, je n’ai pas un lit à baldaquin ultra-sophistiqué… Je vis simplement à Hong Kong. Et j’avais oublié qu’ici, il n’y a pas d’espace pour pouvoir marcher autour de son lit. Que si je veux ouvrir mon tiroir à chaussettes, je dois demander à Nicolas de sortir de la chambre. Que les tables de nuit nous semblent des objets d’un exotisme bouleversant.

Je me suis donc bêtement cogné contre le rebord de la fenêtre en voulant aller aux toilettes.

Comme quoi, on se réhabitue vite à l’espace.

27 décembre – Le nez plongé dans…

Hong Kong, 8h du matin. Les employés se rendent au travail. Le métro est bondé. En entrant dans la rame, personne ne parle. Tout le monde a le nez collé à son téléphone.

Vevey, 8h du matin. Les gens se rendent au travail… Le train est plein. En entrant dans le wagon, personne ne parle. Tout le monde a le nez collé à un livre.