17 janvier – Forêt de bambous

Samedi, nous partons à la conquête de Tai Mo Shan, la plus haute montagne de Hong Kong avec ses 957 mètres d’altitude. Ce n’est pas la première fois que nous y montons, mais cette fois nous passons par une voie particulière… puisque pour atteindre le sommet nous traversons un tunnel de bambous.

L’ascension est sublime. Entre temple perdu, village abandonné et bambous recourbés sur notre passage comme une arche, on en oublie le dénivelé de 950 mètres que l’on se prend dans les jambes.

Et en arrivant au sommet, la vue vaut tous les détours.

La redescente est également superbe puisque nous passons par un chemin constitué de cinq cascades… qui nous mène jusqu’à la Kadoorie Farm et jusqu’au temple de Man Tak Yuen. Il a l’air sublime mais il est malheureusement fermé en raison de la pandémie.

Aujourd’hui, je sens encore mes jambes mais les souvenirs sont parfaits!

10 janvier – Sur les pas des Tang

Ce week-end, nous nous aventurons sur le Ping Shan Heritage Trail, un sentier reliant plusieurs bâtiments historiques fondés par les Tang aux alentours de 1800. Le sentier traverse notamment trois villages murés et six villages « standards », fondés par la même famille.

Les Tang sont l’un des cinq grands clans des Nouveaux Territoires, avec les Man 文, les Hau 侯, les Pang 彭 et les Liu 廖.

La famille Tang est la plus ancienne, la plus grande et la plus célèbre des Nouveaux Territoires.  Ils sont installés dans la région depuis un peu plus de 900 ans. Ils seraient même les descendants de Tang Lum (鄧林), le fils aîné de la princesse de la Dynastie des Song (1127-1279).

C’est lorsque le père de la princesse, l’empereur Gaozong de Song (le dixième empereur de la dynastie Song) dut fuir, avec l’arrivée des Jurchens, que la princesse se réfugia dans le Sud. Là, elle épousa Tang Wai-Kap (鄧惟汲) qui habitait à Kam Tin. Leur fils aîné, Tang Lum, fit prospérer le clan et celui-ci s’étendit ainsi.

Aujourd’hui, ce sont toujours les descendants des Tang qui habiteraient le village et celui-ci a des allures un peu étranges puisque les bâtiments historiques côtoient de nombreux garages où des voitures de toutes sortes sont parquées… des simples Honda aux Ferrari rutilantes. Les Tang doivent être concessionnaires, j’ai l’impression.

Avec les restrictions, nous n’avons malheureusement pas pu explorer l’intérieur des bâtiments mais j’ai été fascinée par ce village où la vie ne s’est pas arrêtée et où les fresques d’antan dorment entre deux entrées de maison ou au dessus d’un hangar à vélo.

21 décembre – Des singes aux portes de la ville

Samedi, nous sommes allés nous balader proche de Sham Shui Po. Aux portes de la ville, à quelques minutes de bus, se trouve en effet le réservoir de Shek Lai Pui, un petit havre de paix et de nature où s’ébattent des centaines de… singes.

Lorsqu’on m’avait dit qu’il y avait des singes en liberté à Hong Kong et que Shek Lai Pui était le lieu pour les voir, je m’étais dit que si nous en voyions une petite dizaine nous serions déjà bien chanceux. Or, en arrivant sur place, ce sont des centaines d’animaux qu’on a croisés. Ils sont en effet partout… des adultes, des bébés accrochés au ventre de leurs mères, des vieux singes poilus et impressionnants. Ils sautent, se reposent dans les arbres, s’epouillent à l’ombre ou mangent des fruits sur les tables de pique-nique.

D’après le site du gouvernement, 1800 singes vivent en liberté à Hong Kong, se déplaçant en bandes de 180-100 individus. Ce sont des Macaques Rhésus, avec leurs fesses rouges et leur petit cœur situé sous la queue…

Nous avons suivi tous les conseils : éviter de manger (les bêtes nous surveillaient du coin de l’oeil), ne pas s’approcher trop près (ce qui n’était pas simple, ils étaient partout) et ne pas les fixer dans les yeux. Mais ils étaient plutôt zen et habitués aux touristes. Le plus important reste avant tout d’éviter de consommer de la nourriture devant eux…

Et voici un petit aperçu en images de ces animaux au regard si humain.

08 décembre – Baignés dans le silence

Pour mon travail, je me rends à Fanling afin d’interviewer une association appelée Silence, dédiée aux personnes sourdes.

Après avoir interrogé le fondateur de l’organisation, je me rends dans une salle où un atelier est organisé. Alors que je m’attendais à une classe très silencieuse, c’est un joyeux brouhaha qui m’accueille. Une dizaine de femmes fabriquent des fleurs en papier pour une vente de soutien.

Je discute avec plusieurs d’entre elles. Elles m’apprennent quelques signes et me racontent leur quotidien. La conversation est fastidieuse. Je pose ma question en anglais, traduite par un des membres de l’association en cantonais à l’interprète qui signe alors mon message. Le tout refait ensuite le chemin inverse.

C’est dans ce cadre que Ling me dit qu’être sourd est stressant. C’est difficile de communiquer avec des gens pressés qui ne savent pas et ne voient pas qu’elle est sourde et qui ne sont pas prêts à faire d’efforts particuliers. A cela, on rajoute le masque empêchant de lire sur les lèvres et tout se corse. Toute demande de renseignement, toute interaction est donc extrêmement compliquée, et elle a peur d’aller dans de nouveaux endroits sans être accompagnée. Une autre femme me confie que ce qui lui pèse c’est l’ennui et la solitude. Il y a peu de loisirs faits pour les malentendants et depuis qu’elle est à la retraite, les journées sont longues.

Le fondateur me dit que le souci principal est l’éducation. Il y a peu d’écoles spécialisées et les enfants sont donc laissés à eux même dans des classes sans aménagements. Beaucoup peinent donc à savoir lire, écrire. Et sans lire, comment trouver des informations, s’amuser, passer le temps ou même appeler ses proches? Beaucoup sont donc en décalage par rapport aux enfants du même âge car ils n’ont pas un accompagnement digne de ce nom.

Je suis donc admirative du travail mis en place par les bénévoles pour accompagner leurs membres au quotidien, sensibiliser et former… et admirative du courage de ces personnes sourdes dans une société qui ne leur crée pas vraiment de place.

Pour les soutenir, rendez-vous sur le site de Silence et n’hésitez pas à leur faire un petit don.

06 décembre – Aux portes de Shenzhen

Samedi, une fois n’est pas coutume, nous faisons appel à un guide pour aller découvrir la zone tout au Nord des Nouveaux Territoires !

Victor nous accueille donc à Sheung Shui où, après avoir découvert la ville et son histoire, nous louons des vélos pour partir à la conquête de la zone bordant Shenzhen.

Après avoir pédalé le long de la rivière, observé le poste de contrôle et le petit pont nous séparant de cette grande ville chinoise, nous arrivons sur une colline où la vue est époustouflante. On admire les tours, les rues animées et on aperçoit même les passants et les voitures qui circulent dans les rues.

En redescendant, nous nous rendons dans un petit village où se trouve une fabrique de tofu locale. Là nous dégustons quelques desserts traditionnels et des cubes de tofu grillés au piment. C’est délicieux. J’ai un faible pour le pudding de tofu au sésame noir qui est crémeux comme un yoghourt !

Puis, Victor nous emmène sur les pas de la famille à qui le village appartient et nous en dit plus sur les clans qui gouvernaient la région… avant de finir la balade en nous emmenant manger du siu yok, une spécialité hongkongaise !

En résumé, la balade était sublime et l’on s’est sentis en vacances… !

Si vous ne savez donc pas que faire pendant vos weekends ou vos vacances de Noël, voilà une activité que je vous recommande plus que chaudement !

Pour en savoir plus : https://hiddengemstravelhk.com/