11 septembre – Visite nocturne

Lorsque nous poussons la porte de notre logement à Cheung Chau, Nicolas et moi sommes pris à la gorge par une odeur d’humidité plutôt intense. Le genre d’odeur âcre et mouillée très désagréable. En gros, ça pue.

En bons spécialistes de l’assainissement de logement, nous analysons la situation : le problème c’est l’aération. Nous ouvrons donc grand les fenêtres et partons nous promener. Lorsqu’on revient, nous sommes satisfaits. L’odeur est toujours là mais elle est plus légère. Nous fermons la fenêtre et nous mettons au lit.

Tout à coup, alors que je lis tranquillement, une énorme bête me tombe sur le ventre. Je hurle, saute du lit… agite les bras. Cette réaction n’est d’aucune utilité… le monstrueux cafard – gros comme une pièce de 5 CHF – file sur le mur.

Armé d’une tong, Nicolas se met en chasse tandis que – mes compétences de guerrière branchées au maximum – je sautille comme une idiote dans la chambre avec un papier toilette dans la main. Le monstre file sous le matelas. Nous le retournons, mais le cafard se glisse derrière la porte de la salle de bain. Il a d’immenses antennes et se déplace vite. Nicolas le touche une première fois mais la bête se relève et nous fait face, pattes dressées (oui, là, j’exagère un peu, mais on y croit, non?).

Bref, après un combat épique, nous gagnons enfin la bataille mais j’ai du mal à retourner au lit. Et si son petit frère, sa femme et son cousin se cachaient aussi au-dessus de ma tête ? Je m’endors mais mon sommeil reste léger.

Entre l’humidité et les visiteurs nocturnes, mon cœur balance et je comprends donc finalement pourquoi on n’aère pas forcément quand on vit sur une île tropicale.

10 septembre – Escapade à Cheung Chau

Aujourd’hui, c’est le jeûne genevois. Comme le vendredi, je travaille à distance pour la Suisse, j’ai congé ! Pour l’occasion, nous partons en balade sur mon île préférée à Hong Kong, la superbe Cheung Chau.

Le matin, nous arpentons les ruelles serrées de l’île pour trouver un lieu où prendre notre petit-déjeuner. A côté d’un marchand de noix de coco glacées, une femme vend sur la rue des Dim Sum. Derrière elle, dans une salle sommaire, recouverte intégralement de faïence, quelques habitués déjeunent en lisant le journal. Nous nous faufilons dans l’échoppe. La serveuse nous tend la vaisselle, l’eau chaude et le bac pour que nous lavions nos ustensiles. C’est la coutume ici. Puis, je me lève pour aller choisir ce que nous allons manger. La femme me tend un panier de char siu bao, ces jolies brioches blanches au porc laqué, des haa gau, de petits raviolis transparents farcis à la crevette et des siu mai, des petites bouchées à la viande et à l’huile de sésame. C’est délicieux. Dans la salle, seules des personnes âgées sont là. Elles se connaissent toutes et s’apostrophent en commentant les nouvelles.

La danse joyeuse des femmes sur la plage

Une fois le repas avalé, nous repartons. Il est 09h30 et la chaleur est déjà étouffante. Comme j’ai trop mangé, je me traîne nonchalamment derrière Nicolas qui prend des photos. Nous arpentons la ville de long en large avant de nous asseoir sur la plage. Des femmes dansent joyeusement sur de la musique chinoise. Nous retraversons alors la ville, observons les pêcheurs qui sèchent leurs prises sur des sortes de cage en osier et revenons vers la plage où, depuis un petit café, nous regardons les baigneurs. D’immenses poissons argentés sautent à intervalle régulier, hors de l’eau. C’est impressionnant.

Le poisson qui sèche, ici sur un vélo

L’après-midi, après avoir avalé quelques fruits et d’immenses thé froids dans un café extrêmement mignon, nous discutons avec une Japonaise installée sur l’île, qui vend de l’artisanat dans une maison colorée. Puis, nous bouquinons et décidons finalement de piquer une tête. Nous avons attendu la fin de l’après-midi avant de se lancer, échaudés par le coup de soleil monumental qui nous a terrassé le week-end dernier.

Alors que nous nageons, les mêmes poissons qu’on observait le matin même sautent autour de nous. Ils font la taille d’une grosse truite et c’est quand même assez effrayants lorsqu’ils frôlent nos pieds. Mais l’eau est délicieuse et on profite.

Le soir, nous nous mettons en quête d’un lieu où manger. Aux abords d’une petite place, on découvre un petit café spécialisé dans la cuisine malaisienne. Le patron vient de Singapour. On s’assied et on commande un Gado-Gado, du Mie Goreng et un plat à base de poulet et de cacahuètes. C’est un pur régal. Pour le dessert, le cuisinier nous concocte deux sortes de mini crêpes farcies aux arachides. Je m’en pourlèche les babines.

Au retour, les bébés geckos et les grenouilles passent devant nos pieds, tandis que les lanternes éclairent les ruelles. On a passé une magnifique journée !

Était-ce bien des poissons qui nous ont frôlés les pieds ? Bon ok on était du bon côté du filet…

07 juin – Un passage au Che Kung Temple

Il est dimanche. Au réveil on décide d’aller voir un temple qu’on ne connaît pas encore, le Che Kung Temple, situé proche de Sha Tin.

On saute dans un bus… et 45 minutes plus tard, nous voilà dans la banlieue de Sha Tin, longeant une piste cyclable qui mène jusqu’au sanctuaire. Un jeune garçon fait du vélo, va et vient, agite la main en passant vers nous, nous crie un bonjour avant de s’en aller et de revenir !

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19 avril – Les salines de Hong Kong

Hier, nous sommes partis à la découverte d’un lieu qu’on ne connaissait pas à Hong Kong : l’île de Yim Tin Tsai qui a la particularité d’abriter des vestiges coloniaux dont une église datant de 1800 ainsi que des salines !

Colonisée par une famille Hakka répondant au nom de Chan, au 19ème siècle, elle permit à sa population de vivre du commerce du sel.  Puis, aux alentours de 1860, un missionnaire élut domicile sur l’île, les convertissant au christianisme. Il fut efficace, puisqu’en 1875, tous les villageois de l’île furent baptisés. En 1879, une chapelle a été érigée par Joseph Freinademetz, un prêtre autrichien, qui fut canonisé en 2003… Lire la suite

10 avril – à la chasse aux reptiles

Aujourd’hui, nous sommes partis nous balader sur l’île de Lamma… et, à notre arrivée, nous avons eu la surprise de pouvoir voir au loin, une grosse bête ressemblant à un iguane, faisant trempette. Une belle bête qui devait bien faire 40 à 50 centimètres de long.

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