17 septembre – Le chant du gecko

Il est vendredi soir. Nous sommes affalés sur le canapé quand Nicolas et moi entendons un bruit étrange et indéfinissable.

Nous tendons l’oreille, allons inspecter l’appartement… et nous découvrons alors son origine ! C’est Pistache, le gecko qui nous chante la sérénade.

Comme Pistache mange tous les insectes environnants, il peut chanter autant qu’il le souhaite !

Et pour savoir quel bruit fait un gecko, cliquez tout simplement ici.

14 septembre – Fire !

Mon amie Anne quitte Hong Kong. Si la nouvelle me rend triste, elle m’a confié son hamster nain, Fire… qui n’a malheureusement pas le droit de prendre l’avion ! Aurait-il le Covid ? Non… il est seulement beaucoup trop petit.

Résultat des courses : nous accueillons donc un petit hamster à la maison, pour ma plus grande joie, je dois bien l’admettre !

Et j’avoue qu’il est absolument craquant !

13 septembre – Porpita porpita

La semaine dernière, en nous baladant sur la plage, je découvre d’étrange petites choses bleues posées sur le sable. Est-ce un fruit ? Cela ressemble en effet à un ramboutan coupé en deux… Je me penche. Puis, j’en aperçois des dizaines couchés sur le sable. Curieuse, je les prends en photo avant de demander à mon ami Yan s’il connaît ces étranges créatures. Yan est un ami d’origine macanaise qui connaît toutes les montagnes, tous les animaux et toutes les fleurs qui peuplent Hong Kong.

Le verdict est sans appel : c’est un Porpita porpita, ou blue button, en anglais… soit une petite créature marine se situant entre la méduse et la flottille. L’animal vit habituellement dans les mers tropicales et subtropicales — de l’Océan Pacifique à l’Océan Indien en passant par la mer Méditerranée. C’est un voyageur en somme.

Si je crois ce que je trouve sur Internet, il semblerait que cet organisme se déplace en flottant à la surface de la mer et se compose de deux parties : le flotteur et une colonie d’hydroïdes, qui contiendraient des pores capables de communiquer avec ses congénères. Il serait hermaphrodite et aurait une bouche multitâche, située sous son flotteur… qui permettrait de manger — notamment des larves de crustacés — et d’expulser ses déchets.

La bestiole n’est pas mortelle — mais comme toute méduse — elle provoque de légères irritations de la peau. J’ai donc abandonné tout projet de baignade, et je me suis contentée d’admirer ces jolis boutons bleus qui décoraient la plage.

La nature est magnifique !

03 septembre – Cobra chinois!

Ma copine Loraine m’informe qu’un cobra chinois a élu domicile sur un petit sentier proche de chez nous… C’est plutôt bon à savoir au cas où une balade nocturne nous tenterait.

Le cobra chinois, c’est un gros serpent noir, avec un petit bandeau blanc proche de la tête, qui est réputé pour être assez venimeux… et qui mesure entre 1m50 et 2 mètres de long. Ils sont assez courants à Hong Kong et on peut les trouver un peu partout sur le territoire, avec un pic entre mars et octobre.

De mon côté, je n’en ai vu qu’une seule fois. Je marchais sur l’île de Lamma avec mon amie Charlotte, à l’époque où nos amis pouvaient encore venir nous rendre visite. Alors que nous approchions un petit promontoire pour voir la vue, nous en avons vu un dormir en plein soleil. Une belle grosse bête mesurant bien 1m80 de long.

En nous entendant arriver, il a fui dans les fourrés mais depuis ce jour, je ne marche plus sur les chemins non balisés…

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de prendre le cobra que j’ai vu en photo… alors en voici une générique. Photo@Wikimedia commons

10 août – L’heure kafkaïenne

Le soir, en rentrant à la maison, la tentation est grande de lever les yeux vers le ciel, de regarder les néons clignotants, les boutiques illuminées et les buildings.

Pourtant, quitter des yeux le trottoir est une erreur de débutant. Dès que la nuit tombe, les cafards se joignent aux badauds et batifolent entre les pieds pressés.

Ils sont généralement gros… de la taille d’une pièce de cinq francs environ, et ils sont vifs. Ils surgissent sans qu’on s’y attende. Et il ne faut surtout pas les écraser… non ! Déjà parce que ça fait un bruit dégoûtant… mais surtout parce que si on écrase une cafarde pleine d’oeufs, ceux ci se colleront sous vos chaussures et écloront dans le confort de votre meuble à chaussures. Une très très mauvaise idée.