22 novembre – Funiculaire

Nous sommes serrés dans la salle d’attente. La foule est fébrile. Elle patiente, tournée d’un seul côté ! Le Peak tram va arriver !

Soudain, il nous fait face. Il ne ressemble plus à celui qui a été construit en 1888 mais il est beau, tout fait de verre et de bois. Il s’arrête sur le quai, les gens poussent, impatients. Nous y grimpons en dernier et je me colle contre une fenêtre. Les gens sont heureux et cela fait plaisir.

Il faut dire que le tram est une institution. A l’époque, avant sa construction, le Peak Victoria n’était accessible qu’en chaises à porteur… rendant son accès limité ! Le funiculaire a démocratisé l’accès à la célèbre montagne, lui permettant de devenir le Ouchy de Hong Kong, soit le lieu des promenades du dimanche.

Quand le tram se met en branle, je me retrouve plaquée contre la paroi. Ca monte à pic – c’est le cas de le dire. Autour de nous, la végétation se déploie. C’est très beau. Puis, nous apercevons les immeubles qui défigurent l’arrivée du tram et nous y voilà… prêts à faire le tour du Peak, à admirer les points de vue et les superbes arbres qui y résident.

16 novembre – La magie des transports publics hongkongais

Lors de mon dernier passage en Suisse, alors que je me plaignais des transports publics suisses que je trouve extrêmement chers, peu fiables et mal répartis… un copain m’a regardé les yeux ronds comme des soucoupes. « Mais il est génial notre système, m’a t’il dit. Surtout si tu compares avec les États-unis ou d’autres pays. ».

Il a raison. Certains pays ont un système de transports publics catastrophique… mais, pas de chance, je viens de Hong Kong, qui est pour moi un lieu exemplaire à ce sujet.

En effet, les transports publics hongkongais sont si bien pensés que la voiture est inutile. Hong Kong a donc 600’000 voitures pour ses 8 millions d’habitants contre 6 millions 4 en Suisse (pour une population identique).

Ici, il est possible de parcourir tout le territoire à l’aide de métros, de bus, de minibus, de trams ou de bateaux pour un prix dérisoire… et avec une fréquence défiant toute concurrence. Peu importe l’heure, on attend très peu et les véhicules sont extrêmement ponctuels.

Pour couronner le tout, un système de subsides a été mis en place. Chaque mois, nous sommes récompensés d’avoir utilisés les transports publics en nous voyant reverser 30% de nos dépenses mensuelles. C’est un moyen très intelligent d’encourager les gens à prendre le métro. Ce matin, je suis donc allée scanner ma carte Octupus et j’ai récupéré 90 HKD… que je pourrai réutiliser le mois suivant.

Donc malheureusement… même s’il y a pire que le système suisse… je n’arriverai plus à le trouver bon après avoir expérimenté l’excellence hongkongaise.

08 octobre – Ferry

Il est 10h35. Nous attendons le ferry pour Cheung Chau. La foule se presse… passe les portiques. Debout derrière les grilles, un homme active un petit compteur pour savoir combien de passagers peuvent encore monter. Un autre homme maintient le pont abaissé.

En arrivant dans le bateau, celui-ci est rempli comme un œuf. Des familles sont assises et plaisantent. Des couples se pressent les uns contre les autres. Nous nous dirigeons donc vers l’étage supérieur mais un bouchon se forme dans les escaliers. Un homme attentif tient sa femme par le bras et le dos pour l’aider à monter les marches.

Nous nous glissons sur deux sièges. A mes côtés, un homme somnole. Il porte un masque vert assorti à son t-shirt. De l’autre côté, une femme avec une visière fait un jeu sur son téléphone. Une femme tousse, l’air gêné. Tousser est un geste peu apprécié depuis 2020. Derrière quelques enfants jouent, pressent leur nez contre la vitre pour apercevoir les îles et les vaguelettes qui s’écrasent contre la coque.

Cheung Chau, nous arrivons.

29 décembre – Dans le bus

Dans le bus, il y a des interdictions diverses et variées. Certaines sont plutôt universelles : ne pas parler trop fort au téléphone, éviter de se déplacer sans se tenir à la barre de sécurité, enlever son masque, consommer de la nourriture…

Mais celle qui m’amuse et m’étonnera toujours est l’interdiction de se couper les ongles pendant le trajet !