05 septembre – Man versus Wild

Ce weekend, je suis un ami en randonnée. Celui-ci est un pro. Il connaît Hong Kong comme sa poche ! Pour varier les plaisirs, il décide de nous emmener sur un parcours de son cru. Un itinéraire unique et inédit. Je le rejoins donc à Sai Kung où nous commençons la marche sur la partie 1 du MacLehorse trail. Jusque-là rien de méchant. Mais soudain, il nous pointe un fourré.

– C’est là, dit il en se faufilant parmi une végétation dense.

On se glisse à sa suite… on soulève des branches, on se griffe sur des ronces. C’est à ce moment précis que je les aperçois : des immenses araignées, larges comme ma main, pendues aux arbres par dizaines. Mon stress augmente d’un cran. Je suis sûre que certaines sautent sur mon dos par sadisme. Tout me gratte mais c’est psychologique. Après une bonne demi-heure à frôler ces immenses bestioles, on débouche sur le bord d’un réservoir.

Personnellement, je n’ai jamais marché sur le bord d’un réservoir. Et là je comprends pourquoi : les roches sont friables comme de la craie. On pose le pied dessus, celles-ci se désagrègent… il faut donc être extrêmement vigilant. J’ai l’impression de marcher dans le désert du film Dune, en devant m’assurer de ne pas réveiller le ver de terre géant. Je tombe à plusieurs reprise et mes jambes se couvrent de bleus.

Nous arrivons près d’une presqu’île qu’il faut traverser. Celle ci est recouverte de petits buissons piquants. Je suis en short. De grosses griffures lacèrent ma peau.

Bon. A ce moment là, il faut bien l’admettre. Je peste un peu intérieurement. Il fait chaud et j’ai mal. Mais je continue vaillamment… Je réveille le MacGyver qui dort en moi. Le paysage est splendide…

Après deux bonnes heures à marcher en redoublant d’attention pour ne pas rouler dans le réservoir, nous arrivons au bas d’une pente recouverte d’herbes épaisses.

– C’est là haut! nous dit il.

On s’accroche aux brins qui se plient sous notre passage. Ca glisse. On tient bon. Puis finalement, allélujah ! La route !

Je suis recouverte de terre, de sang, de sueur. Par dessus le marché, j’ai réussi à me mettre de la crème solaire dans l’oeil. Je ressemble à Rocky après un match. On aura fait 5 kilomètres en 4h… mais il faut bien admettre que c’était sublime… et que c’est un parcours qui restera dans ma mémoire.

06 avril – Un kilomètre à pied, ça use… ça use !

Hier, c’était un jour férié ! Nous avons donc profité de notre journée libre et du temps superbe pour aller faire une randonnée.

Mon bouquin était formel : la rando que je voulais faire était longue… environ 5h de marche, mais tout à plat au milieu des rizières et sur le bord des plages. On a donc fait le sac à dos… préparé le pique-nique et enfilé les chaussures avant de s’en aller joyeusement.

La rando commençait à Tai O. Buffles au bord de la route, criquets chantants et petits villages bucoliques: c’était parfait.

Dans le premier village, la situation s’est corsée… un groupe de chiens nous ont coursés, dents dehors et grognements à la clé. La panique s’est emparée de moi… on a avancé très vite et j’ai dit à Nico, les jambes tremblantes : « On est obligés de faire cette marche. Je ne remets pas un pied dans ce village! »

Sauf qu’en arrivant à l’intersection menant dans la zone avec rizières, un immense panneau nous précisait qu’il était interdit de trépasser… que si nous mettions un pied sur ces terres, on serait considérés comme des voleurs (rien de moins) et la police pourrait nous arrêter. Bon. Heureusement, ils proposaient une route alternative. En bons citoyens, nous avons donc suivi leurs recommandations.

(J’ai cherché sur Internet ensuite. La région est protégée pour diverses raisons… mais notamment car elle héberge une population de grenouilles endémiques en voie de disparition… au-delà des sanctions policières, je suis contente d’avoir donc respecté les recommandations.)

Bref, les amis… quelle route alternative !

Après s’être mangé un dénivelé de 500 m, à pic au travers la forêt, nous nous sommes retrouvés sur une crête avec une vue à couper le souffle. Sauf que ce n’était là que le début de l’aventure : montées, marches, montées… les plus hauts sommets de Lantau avoisinent les 940 mètres de haut… Je ne sais pas combien de dénivelés on s’est pris dans les dents mais je les ai sentis.

Montées, descentes, montées, descentes… la rando tout à plat que j’avais prévue s’est transformée en rando mega sportive, le tout en plein cagnard! Au total, nous avons marché bien 5-6h… fait 23 kilomètres et 30’000 pas. Mes mollets l’ont senti passer puisqu’ils pensent maintenant faire partie de la famille du béton armé ! Et la cerise sur le gâteau : nous ressemblons à notre drapeau national avec des parties blanches et des parties rouge vif. Nous sommes sublimes.

La dernière section permettant de rejoindre le réservoir de Shek Pik, une partie tout à plat, nous a donné du fil à retordre. J’ai été obligée de chanter à tue-tête du Joe Dassin et du Charles Aznavour sur les 6 kilomètres qu’ils nous restaient à faire pour oublier que j’avais mal au pieds, aux cuisses, aux talons, aux abdos…. et partout ailleurs ! (Je vous assure, c’est une très bonne méthode même si ça n’épargne pas vos oreilles).

Quand je pense à ma copine Loraine qui a fait le Lantau trail en 24 heures (67 kilomètres et 4057m de dénivelé…), je frise d’admiration. Ce que nous avons fait hier n’étaient que les parties 7 et 8 du trajet qu’elle a réalisé !

Bref, c’était beau mais aujourd’hui j’ai mal.

14 janvier – Marche nocturne

Comme tout est fermé, le soir, j’opte pour une marche nocturne avec ma copine Caroline.

Nous nous retrouvons près des sorcières qui font claquer leurs semelles sur de mystérieux papiers… et rejoignons à pied le bord de mer. Depuis peu, un chemin aménagé permet de relier Wan Chai à Kennedy Town à pied. Et c’est super sympa.

La seule photo de la marche : le départ, avec l’autel des sorcières. J’ai rangé ensuite le téléphone tout au fond de mon sac.

La nuit est complète mais les lumières sont toujours présentes à Hong Kong : réverbères, panneaux publicitaires, décorations d’immeubles. Il n’y a pas vraiment de coins sombres où se perdre. En tout cas pas dans le centre-ville.

Le long de la jetée, il n’y a pas foule mais les quelques courageux qui ont bravé « le froid » sont dynamiques. Cours de boxe sur les piers, répétitions de chorés, zumba chinoise, pompes en groupe, jeux avec les chiens… c’est donc ici que tout se passe.

Près d’un des pier, un groupe de gens boivent des bières qu’ils ont acheté au kiosque. D’autres amis pique-niquent sur un banc, 5 bouteilles de saké alignées devant eux.

Caroline et moi marchons de Causeway Bay à la bordure de Sai Yin Pun. Puis retour. Environ 13 kilomètres. C’est exactement ce qu’il me fallait après ma longue journée de work from home !

13 juin – un bol d’or frais

Je suis dans mon lit. Il est 6h du matin. Je viens d’ouvrir un œil. Le silence autour de moi est absolu. Seuls quelques oiseaux pépient. Des grenouilles croassent. La température est parfaite. C’est paradisiaque.

Soudain, une voix sort d’un micro… je n’entends pas clairement ce qu’elle raconte mais, par soubresauts, je sais qu’elle commente un événement sportif. « Le prochaaaain numéro est le 21 Dunqueeeerque… »

Eh oui. Ce weekend a lieu le Bol d’Or. Harry Potter n’est pas dans la place. C’est juste une régate qui se déroule en juin, chaque année, sur le lac Léman et pendant laquelle plus de 600 bateaux traversent le lac dans toute sa longueur, de Genève au Bouveret ! Selon le vent cela peut durer longtemps.

D’un coup, la brise matinale m’amène des applaudissements. Les passionnés sont matinaux…

26 avril – Paddle sur la mer de Chine

Ceux qui disent que le paddle n’est pas un vrai sport doivent certainement être très musclés. Samedi, nous avons testé cette activité sur la mer de Chine et aujourd’hui, nous sommes pétris de courbatures.

Mais quelle merveille que de faire du paddle sur la mer, au milieu des îles !  Malgré les nuages, il fait chaud. La mer est douce.

Parfois, alors que nous avançons, un poisson saute au loin. Devant nous, un îlot abritant une mangrove, des oiseaux sauvages et des manguiers s’étire face à nous. On rejoint la plage à grand renfort de muscles. Il y a des vagues… de temps en temps des bateaux passent et garder l’équilibre reste un défi.

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