28 janvier – Tout pour des chaussures

En sortant de chez mon amie C., je suis choquée. La rue est pleine de gens qui dorment dehors. Des personnes de tout âge… adolescents, petites mamies, adultes sont enroulés dans des sacs de couchage à même la rue. Ce n’est pas habituel et Nicolas et moi nous demandons vraiment ce qui a pu arriver à ces pauvres gens.

Le lendemain, j’en parle avec C qui me dit :

– Non, mais c’est à cause du magasin Nike Lab.

La boutique vend des produits très spécifiques. L’offre change régulièrement et tout est limité. Du coup, en fonction des produits proposés le lendemain, les gens dorment dehors pour être les premiers à les acheter!

– En fonction des modèles qui seront mis en vente, la queue est plus ou moins longue, continue C. Quand certains commencent à camper avant minuit, c’est que les modèles attendus sont ultra prisés ! Et il y a tout un commerce là autour puisque tu peux même payer quelqu’un pour faire la queue à ta place.

Le lendemain, à l’ouverture de la boutique, c’est la cohue. Certains achètent des produits, puis vont s’asseoir sur le trottoir d’en face pour revendre les paires immédiatement… (car la politique du magasin n’autorise qu’un certain nombre d’achats par personne).

… La société de consommation a encore de beaux jours devant elle !

03 janvier – Foires

Il n’y a pas que le Valais qui peut se vanter d’avoir des foires où tout se vend. Alors que nous vagabondons à Causeway Bay, nous tombons par hasard sur la foire des commerçants hongkongais. Curieux, nous y entrons et là… dans la même philosophie que la foire valaisanne, on y trouve presque tout. Appareils électroménagers, nourriture, accessoires, vêtements, produits cosmétiques, médicaments… les curieux sauront trouver leur bonheur à des prix défiants toute concurrence.

La seule différence avec nos foires suisses est l’extrême exotisme (pour moi) des produits exposés : abalones, pigeon congelé, saucisses, casseroles, vestes, recouvres chaises, rice cookers, accessoires pliants pour les micro appartements hongkongais, glaces au durian, bonbons au durian, biscuits au durian…, remèdes traditionnels chinois, cornes de cerf, miel, sauces étranges ou champignons séchés (quand je sais ce que c’est)… Bref, tout nous surprend.

Si Nicolas et moi sommes les seuls visiteurs étrangers de la foire (et les seules personnes âgées de moins de 60 ans), nous nous laissons tenter par des filtres pour notre carafe et des accessoires pour la cuisine. Puis nous regardons les jeunes élèves de l’orchestre de Kowloon faire un magnifique concert d’instruments traditionnels… avant de rentrer à la maison, plutôt contents de notre balade.

10 décembre – File et patience

Alors que je suis à la caisse d’un magasin, la vendeuse se rend compte que le produit que je souhaite acheter n’a pas d’étiquettes. Calmement, elle appelle une collègue et le cas semble compliqué. Ca parlemente, le tout en cantonais. Je ne comprends pas tout.

Derrière moi, la file s’allonge, s’allonge et s’allonge encore. Je me tends et rentre la tête dans les épaules. En plein mois de décembre, c’est sûr, je vais me faire engueuler ou les gens vont du moins s’impatienter…

La vendeuse va et vient. La résolution des étiquettes manquantes semble prendre des allures d’enquêtes d’Hercule Poirot.

J’ose enfin tourner la tête vers la gauche, observant discrètement ceux qui, à cause de moi, attendent. Une femme me sourit hyper gentiment puis m’explique ce que les vendeurs sont en train de dire. Les autres gens dans la file sont super détendus et attendent patiemment en plaisantant. C’est alors que cela me revient. Les Hongkongais ne sont pas comme les Européens. Ils savent attendre longuement, sans s’énerver!

22 novembre – les rois des vitrines

A Hong Kong, il est courant que les propriétaires de magasin soient aussi les heureux propriétaires de… chats.

Lorsque l’on fait du lèche-vitrine, il devient alors commun de tomber sur l’un de ces petits animaux qui observent les clients avec prestance depuis les étagères de la boutique.

Je deviens alors totalement gaga, étant une fan absolue des chats. Mais des images valent mieux que mille mots. Voici donc quelques félins hongkongais.

04 mai – De main à main

Le marché de la deuxième main n’a pas de soucis à se faire à Hong Kong. Tout se vend, se revend, se rachète. Donner une deuxième vie à ses objets est monnaie courante.

De manière surprenante, les prêteurs sur gage sont encore très présents et ancrés dans la ville. En parallèle de nombreux magasins spécialisés reprennent appareils photos de 2e main, téléphones, jouets, vêtements, meubles ou matériel audio…

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