11 avril – Mais qu’est-ce donc ?

Je marche dans Sham Shui Po, l’oeil aux aguets. Il faut dire que ce quartier recense mille et uns trésors. C’est l’endroit où l’on peut TOUT trouver.

En remontant une rue, je remarque un petit magasin de bric à brac. Devant, dans un seau, se trouvent de superbes bâtons en bambous décorés de dragons. C’est super joli. Je me penche. Les bambous sont creusés de l’intérieur, mais pas jusqu’au bout. Et à leur extrémité il y a un petit trou avec une sorte de petit capuchon qu’on peut enlever ou remettre.

– Monsieur, à quoi ça sert? Demandé-je au vendeur.

L’homme, accroupi dans l’arrière-boutique, me regarde mais ne répond pas. Moi j’insiste.

– Est ce que c’est pour cuisiner ?

Mon esprit s’évade et repense aux plats de riz cuits dans le bambou à Yangshuo. Mais l’homme secoue la tête.

– Ha. Mais c’est alors pour faire de la musique?

Caramba, encore raté. Il s’approche alors du seau pour me montrer. C’est une pipe à… je ne sais quoi… crack, haschich ou même tabac ? Mes compétences linguistiques ne vont pas si loin…

Bon… et bien je trouverai un autre moyen de cuisiner mon riz au bambou.

23 août – Dans l’ombre du Yen Chow Street Hawkers Bazaar

Dimanche, nous nous perdons dans les ruelles du quartier de Sham Shui Po. Au croisement entre deux artères, un enchevêtrement de tôles et de cartons s’étire devant mes yeux. Cela ressemble plus à un cloaque qu’à un marché à proprement parler… cependant, derrière les poutrelles et les tiges de métal se cache une véritable caverne d’Ali Baba. J’ai nommé le Yen Chow Street Hawkers Bazaar.

Créé en 1978, le lieu se bat régulièrement avec les avis d’expulsion… Pourtant, le petit marché se tient là, vaillamment… et en dessous de son toit de tôles et de bâches, qui résiste bien mal aux fortes pluies estivales, les stands se succèdent, proposant tous les tissus possibles et imaginables et à des prix défiants toute concurrence.

Je m’y faufile avec mon amie Caroline. Les couloirs sont étroits et on finit tant bien que mal par approcher un vendeur, qui nous présente mille et une sortes de tissus colorés. On palpe les étoffes… on compare les textures et on repart chacune avec quelques modestes trésors.

C’est un lieu unique à Hong Kong.