12 avril – L’heure du thé, c’est maintenant…

Il n’y a pas d’heure pour yam cha (ou manger des dim sum). Tout moment est idéal : pour commencer la journée avant une randonnée, pour un brunch (tardif ou non), à midi, à 15h ou pour le goûter… et moins courant mais possible aussi, le soir (enfin, quand les restos sont ouverts).

Chaque restaurant de dim sum a ses spécialités et ses particularités mais le fonctionnement reste le même : le menu est souvent affiché sur le set… vous recevez un petit papier et vous cochez vous-même les dim sum qui vous font saliver !

Personnellement, les Dim sum c’est mon péché mignon ! J’adore ! Des xiao long bao, au char siu bao en passant par le lo bak go, les choy sum, les djong ou les haa gao… le choix est un casse-tête !

Pendant le repas, les serveurs viendront remplir les tasses de thé à volonté, histoire de rajouter à mon plaisir !

09 février – Fitness et service

Mon amie et moi nous asseyons dans un petit restaurant qui ne paye pas de mine, spécialisé dans la cuisine hakka.

Le restaurant est une affaire familiale et tout le monde s’y met : la grand-mère et la mère prennent les commandes, la fille gère la caisse et le mari est aux cuisines. Il y a peu de clients et tous furètent autour de nous. Mon cantonais les étonne et j’ai droit à un interrogatoire en règle.

Puis, alors que nous dégustons du poulet cuit en croûte de sel, je tourne la tête. Derrière nous, la grand-mère fait des pompes entre deux tables. Je ris.

L’ambiance est à la décontraction. Ca fait du bien !

07 janvier – Téléphone obligatoire

Nous allons manger avec nos amis Kelly et Jordan. Devant le restaurant, la procédure est toujours la même : il faut prendre son téléphone, scanner le QR code avec notre application Leave Home Safe et passer le fameux test de température.

Sauf que cette fois-ci, Kelly a oublié son téléphone. La serveuse est systématique. Sans téléphone, personne ne peut rentrer – et ce même si les gens l’accompagnant en sont munis !

Si jusqu’à présent, il était possible de laisser son numéro sur un petit papier, désormais les règles se sont durcies.

Nous avons alors une petite pensée émue pour les personnes âgées ou les yogis en pleine digitale detox.

2022 sera connectée ou ne sera pas.

02 décembre – Suisse? Ouhlala!!!

Hier, je suis allée manger avec mon amie Chrissy. Alors que je passe la commande en cantonais, le serveur est amusé et me demande d’où je viens :

– Ngo hai Seuysi yan. Je suis Suisse, lui dis-je, toujours une petite pointe de chauvinisme dans la voix.

Alors qu’habituellement, les gens poussent des petits cris enthousiastes quand j’annonce ma nationalité (et me parlent ensuite de montagnes, de chocolat et de beaux paysages…), l’homme pousse un cri horrifié.

– La Suiiiiisse. Mais c’est terrible là bas. Il y a énormément de cas de Covid. C’est vraiment très très mauvais…!

Il fait un pas en arrière et le reste du repas, me sert de manière méfiante, du bout des doigts.

02 novembre – Du thé, s’il vous plaît !

Au restaurant, le thé est un incontournable. Il est servi d’office et la théière sera remplie à gogo en fonction de votre soif. Quand celle-ci sera vide, il suffira de poser son couvercle légèrement en décalé et les serveurs sauront alors qu’il faudra la remplir. Puis, on tapotera avec deux doigts sur la table pour dire merci.

La coutume est ancienne et date de l’Empereur Qian Long. A cette époque, celui-ci avait pour habitude de voyager incognito, déguisé en simple sujet, afin de mieux connaître la vie de ses citoyens. 

Un jour, il alla manger dans un restaurant avec l’un de ses serviteurs. Quand la tasse de ce dernier fût vide, l’Empereur – se comportant comme un homme ordinaire – lui servit du thé. Très gêné, celui-ci voulut lui montrer sa reconnaissance, mais il ne pouvait pas faire de révérence sans faire sauter la couverture de l’Empereur. Il tapota alors avec deux doigts sur la table pour mimer la courbette.

La coutume est restée et elle est permet également de ne pas interrompre le fil de la conversation lorsqu’on se fait verser du thé !

Bon, dans la vraie vie, il est quand même plus poli de dire un « Mgoi saai » (merci beaucoup)… surtout si vous ne parlez pas à bâtons rompus.