16 janvier – Masques

Alors que je poste les images de mes activités diverses du week-end, une amie s’étonne : « Mais, vous avez toujours le masque »?

Eh oui. Les restrictions se sont bien allégées. Et c’est très agréable… mais le masque est toujours obligatoire partout, tout le temps, dès 3 ans. Dedans comme dehors.

Je ne suis pas certaine que cela saute prochainement. Après le SRAS et le Covid, le masque est quelque chose d’ancré ici. Mais bon, je suis déjà très heureuse des dernières améliorations alors je me fais à ce rectangle de papier.

12 janvier – Un petit quelque chose de différent

Je salue le garagiste qui officie en bas de chez moi. Il est debout sur le trottoir et porte un pneu en direction d’un véhicule garé juste en face de sa boutique. Il hoche la tête en me voyant, à son habitude, avant d’esquisser un sourire.

Mais un point me turlupine. Aurait il changé de coupe de cheveux ? Se serait il rasé la barbe ? Il y a quelque chose d’inhabituel dans son apparence.

Je continue ma route tout en réfléchissant longuement sans réussir à pointer du doigt le détail en question.

Puis, tout à coup, en entrant dans l’ascenseur, cela me revient. C’est la première fois que je le vois sans masque !

16 août – Les bonnes habitudes

Lundi soir. 20h30. Nous nous préparons à sortir pour aller marcher le long de la baie. Je mets mes baskets. Je suis prête et j’ouvre la porte. Nicolas me regarde, dubitatif.

– Tu fais quoi ?

C’est à ce moment là que je me rends compte que je n’ai pas de masque.

On perd vite les bonnes habitudes !

06 juin – Masques et cie

Je suis assise dans le train. Autour de moi, des dizaines de visages dénudés. Et il y a moi, seule avec mon masque.

Si le porter était une chose simple et évidente à Hong Kong, qui ne m’a jamais posé de problème ni d’inconfort, le faire en Suisse est une expérience bien différente. Il faut admettre qu’on s’habitue à déambuler le nez au vent. Et puis, à chaque fois que je sors mon rectangle de papier, il y a ces regards qui, sans se vouloir méchants ou désagréables, en disent long.

Pourtant, même si je vois mes amis ou que je fais mes dédicaces le nez dénudé, je tiens à mon masque dans le train. C’est un petit rappel silencieux que je m’impose. Oui, le Covid existe encore. Oui, certaines personnes ne pourront jamais entrer dans des lieux publics avec ce luxe de pouvoir respirer à pleins poumons. Et surtout oui… il va falloir reprendre un jour ces habitudes et sortir masqué, peu importe que l’on soit seul au milieu d’un parc ou serré dans un métro bondé.

Mon masque du jour, avec sa corolle fleurie

09 septembre – L’effet masque

Le masque a un effet théâtral.

Ce matin, j’interview quelques personnes pour le Journal. Comme nous ne mangeons pas ensemble, nous n’ôtons pas notre masque pendant la conversation. A la fin de celle-ci, la séance photo arrive. Nous la faisons en extérieur et du coup, chacun enlève le masque le temps que je l’immortalise. Je découvre leurs nez, leurs bouches et leurs sourires.

A la fin de la séance, ils me demandent d’en faire une de moi. Alors que je glisse les ficelles sur mes oreilles et dévoile le bas de mon visage, les trois interlocuteurs laissent échapper un : Ohhhhhhhhhh ! plutôt bruyant.

Voici donc le nouveau temps fort de 2021 : le moment où l’on découvre le visage de quelqu’un !