31 octobre – Les animaux que l’on mange

Alors qu’en Europe, les emballages de viande sont anonymisés, dépossédés de leur apparence première, à Hong Kong, on sait toujours ce que l’on mange.

Au marché, la carcasse du cochon entier est suspendue aux crochets des étals, des poulets vivants s’agitent dans de grandes cages avant de passer sous la lame du boucher, les poissons frétillent encore dans les bacs. C’est frais… et c’est explicite.

Au supermarché, on ne cache pas non plus l’origine des morceaux qui sont emballés dans des barquettes en plastique et le marketing nous rappelle sans honte – et avec beaucoup de mignonnerie – que la côtelette, c’est un petit porcelet mignon, et que le filet de poulet provient d’un joli animal à plumes.

Il n’y a aucune hypocrisie concernant ce que mangent les carnivores.

29 octobre – Halloween

Halloween approche! Les décorations poussent ça et là ! Pas toutes extrêmement élégantes… mais plutôt efficaces: toiles d’araignées, squelettes, pieds amputés ou statues géantes de sceptres, tous les grands classiques y sont.

Mais le plus rigolo, ce sont les marchés qui s’adaptent à la demande. Dans une petite rue, sur les stands en plein air, on peut tout acheter et les costumes de sorcières côtoient ceux de Squid Games ou ceux de Scream !

23 août – Dans l’ombre du Yen Chow Street Hawkers Bazaar

Dimanche, nous nous perdons dans les ruelles du quartier de Sham Shui Po. Au croisement entre deux artères, un enchevêtrement de tôles et de cartons s’étire devant mes yeux. Cela ressemble plus à un cloaque qu’à un marché à proprement parler… cependant, derrière les poutrelles et les tiges de métal se cache une véritable caverne d’Ali Baba. J’ai nommé le Yen Chow Street Hawkers Bazaar.

Créé en 1978, le lieu se bat régulièrement avec les avis d’expulsion… Pourtant, le petit marché se tient là, vaillamment… et en dessous de son toit de tôles et de bâches, qui résiste bien mal aux fortes pluies estivales, les stands se succèdent, proposant tous les tissus possibles et imaginables et à des prix défiants toute concurrence.

Je m’y faufile avec mon amie Caroline. Les couloirs sont étroits et on finit tant bien que mal par approcher un vendeur, qui nous présente mille et une sortes de tissus colorés. On palpe les étoffes… on compare les textures et on repart chacune avec quelques modestes trésors.

C’est un lieu unique à Hong Kong.

27 mai – Le marché aux poissons

À Hong Kong, les rues sont classées par thème. Il y a l’avenue des vendeurs de robinets, celle des magasins de matériel de cuisine, celle des fleurs, celle des aliments séchés ou plus surprenante, celle des boutiques d’animaux et de poissons.

Au début, j’ai trouvé cela plutôt étrange comme manière de fonctionner… et puis, avec le temps, j’avoue trouver cela très pratique. J’ai besoin d’un moule à gâteaux ? Je vais à Yau Mai Tei. Là, j’aurai l’embarras du choix !

À midi, je me suis donc rendue dans la rue des vendeurs de poissons. Mes chers poissons rouges sont voraces et ils dévorent régulièrement toutes les plantes qui se trouvent dans leur aquarium.

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