18 mars – Chariots

Hong Kong est la ville des chariots. Des attelages en fer rouillé qui sont partout. Qui servent à tous les transports.

Des mamies qui ramassent les cartons, au ouvriers avec leurs sacs de ciment, en passant par le boucher avec son cochon entier, éventré, qu’il amène au marché… chaque matin, des hommes et des femmes se courbent derrière leur attelage de métal.

Ils servent à tout et à tous, les chariots, ici. Ils se mêlent à la circulation. Ils butent contre les trottoirs. Ils zigzaguent impatiemment entre les passants dans la rue. Puis, ils patientent en bord de route, attendant le retour de leur propriétaire.

09 mars – Les petits vendeurs à la sauvette

Alors que jusqu’à présent, les petits vendeurs à la sauvette vendaient des chargeurs, des passoires, des kits de couture ou des barrettes scintillantes, aujourd’hui tout a changé. La rue s’est transformée en pharmacie à ciel ouvert.

– 90 hkd les 6 tests Covid!!! crie une femme postée sur une table de camping.

A coté d’elle, un homme a étendu sur une bâche à même le sol des dizaines de boîtes blanches et bleues renfermant les cotons-tiges de l’angoisse.

Hong Kong est une ville rapide, qui s’adapte aux diverses situations… On espère quand même que les passoires, les câbles et les accessoires beautés reviennent vite !

08 février – Covid et tralala

Ce matin, mon billet traite encore du Covid. Quelle originalité !

Hier, la ville était sens dessus dessous. 614 cas ont été recensés. C’est du jamais vu en ville. Mais entre Omnicron et les fêtes du Nouvel An Chinois, le nouveau variant est bel et bien dans la place.

Le système mis en place par le gouvernement peine donc à suivre… et de nouvelles mesures ont été prises : désormais, les cas symptomatiques partiront à l’hôpital, les asymptomatiques dans le camp de Penny Bay et les cas contact seront isolés à la maison avec bracelet électronique pour une durée de 14 jours ! Nous sommes plutôt contents et soulagés !

En parallèle, ce sont les chauffeurs de fruits et légumes qui chaque matin livrent les marchés de Hong Kong qui sont touchés et tombent tous malades. De ce fait, la ville est frappée par une hausse des prix. 92% des légumes de Hong Kong viennent en effet de Chine continentale et si ça cafouille aux frontières, toute la chaîne est impactée. Hier, les supermarchés ont été pris d’assauts par la population et les étals étaient totalement vides!

Bref, l’aventure Covid continue. Pourvu qu’elle se termine rapidement !

03 janvier – Foires

Il n’y a pas que le Valais qui peut se vanter d’avoir des foires où tout se vend. Alors que nous vagabondons à Causeway Bay, nous tombons par hasard sur la foire des commerçants hongkongais. Curieux, nous y entrons et là… dans la même philosophie que la foire valaisanne, on y trouve presque tout. Appareils électroménagers, nourriture, accessoires, vêtements, produits cosmétiques, médicaments… les curieux sauront trouver leur bonheur à des prix défiants toute concurrence.

La seule différence avec nos foires suisses est l’extrême exotisme (pour moi) des produits exposés : abalones, pigeon congelé, saucisses, casseroles, vestes, recouvres chaises, rice cookers, accessoires pliants pour les micro appartements hongkongais, glaces au durian, bonbons au durian, biscuits au durian…, remèdes traditionnels chinois, cornes de cerf, miel, sauces étranges ou champignons séchés (quand je sais ce que c’est)… Bref, tout nous surprend.

Si Nicolas et moi sommes les seuls visiteurs étrangers de la foire (et les seules personnes âgées de moins de 60 ans), nous nous laissons tenter par des filtres pour notre carafe et des accessoires pour la cuisine. Puis nous regardons les jeunes élèves de l’orchestre de Kowloon faire un magnifique concert d’instruments traditionnels… avant de rentrer à la maison, plutôt contents de notre balade.

07 décembre – Sapins et aiguilles

Au marché aux fleurs, la rue est recouverte de sapins… et une odeur de sève titille nos narines. Sur les étiquettes, le mot SOLD est écrit en rouge sur la majorité d’entre eux, aux côtés de prix exorbitants…

Comme ces sapins ont fait le tour du monde, rien ne se perd. Les vendeurs récupèrent donc la moindre branche tombée pour fabriquer des couronnes ou de petits sapins reconstitués. Eh oui, la tradition du Christmas tree s’est mondialisée.

De notre côté, même si le sapin reste un souvenir de Noël, on ne cède pas. On n’achètera pas un sapin ayant plus voyagé que nous… du coup, nous avons choisi un local Christmas tree que l’on gardera après Noël !