17 octobre – Mammouth

Si vous levez le nez sur les vitrines d’antiquités à Mid-Levels ou à Tsim Sha Tsui, vous verrez que les magasins ne font pas les choses à moitié.

Ici, pas de vieux fauteuils en rotin, de gramophones ou des coucous récupérés chez des personnes âgées… non. Les antiquaires de Hong Kong font partie d’une autre catégorie puisque leurs vitrines regorgent notamment de sculptures… en os de mammouths. Ni plus ni moins.

C’est assez impressionnant et j’aime m’arrêter observer les oeuvres finement taillées en me disant que les artistes étaient quand même relativement « couillus » – pardonnez moi l’expression.

Ici, un seul coup de couteau mal placé et ce sont des milliers d’années d’histoire qui partent en poussière.

Quant aux prix… il va falloir en vendre, des livres, pour pouvoir prétendre en ramener un chez moi et le poser sur ma bibliothèque.

14 octobre – Matin odorant

L’odeur nous happe dans la station de métro. Une effluve salée et indéfinissable quand on ne la connaît pas.

Et en sortant, tout s’éclaire. Les ruelles accueillent des dizaines de vendeurs de poissons séchés. Éponges, concombres, panses de poissons, crevettes ou coquillages, ils sèchent au soleil à même le trottoir. Les clients se pressent déjà face aux boutiques.

C’est un matin ordinaire à Sai Yin Pun.

22 août – Les cavernes d’Ali Baba hongkongaises

A Hong Kong, il y a un type de magasins que j’adore : les petits brics à bracs, simplement appelés Household shop (alias magasins ménagers).

Derrière des apparences toutes simples, ceux-ci cachent tout un monde en soi. A chaque fois que j’y pénètre, je m’attends à retrouver Stéphane Plaza, une lampe de poche sur la tête… tournant l’émission « Un trésor dans votre maison ».

A chaque fois, l’expérience est mémorable. Vous cherchez une panosse, du papier bulle, une horloge murale, un siège massant mécanique, un presse-citron, des décorations de Noël, un uniforme anti-Covid, une boule à facettes, un appareil électroménager pour cuisiner des pois chiches ou un cendrier en forme de dauphin… foncez au Household shop.

Personnellement, j’y vais souvent. Juste pour le plaisir de fureter entre deux rayons et de découvrir des choses que j’ignorais jusqu’alors !

11 avril – Mais qu’est-ce donc ?

Je marche dans Sham Shui Po, l’oeil aux aguets. Il faut dire que ce quartier recense mille et uns trésors. C’est l’endroit où l’on peut TOUT trouver.

En remontant une rue, je remarque un petit magasin de bric à brac. Devant, dans un seau, se trouvent de superbes bâtons en bambous décorés de dragons. C’est super joli. Je me penche. Les bambous sont creusés de l’intérieur, mais pas jusqu’au bout. Et à leur extrémité il y a un petit trou avec une sorte de petit capuchon qu’on peut enlever ou remettre.

– Monsieur, à quoi ça sert? Demandé-je au vendeur.

L’homme, accroupi dans l’arrière-boutique, me regarde mais ne répond pas. Moi j’insiste.

– Est ce que c’est pour cuisiner ?

Mon esprit s’évade et repense aux plats de riz cuits dans le bambou à Yangshuo. Mais l’homme secoue la tête.

– Ha. Mais c’est alors pour faire de la musique?

Caramba, encore raté. Il s’approche alors du seau pour me montrer. C’est une pipe à… je ne sais quoi… crack, haschich ou même tabac ? Mes compétences linguistiques ne vont pas si loin…

Bon… et bien je trouverai un autre moyen de cuisiner mon riz au bambou.

17 décembre – Papier et copies

Ici, cela ne sert à rien de s’encombrer d’une imprimante. Partout en ville se tiennent des print shop qui s’occupent d’imprimer, copier ou scanner les documents que vous souhaitez.

Autour de chez moi, quatre print shop se font donc concurrence. J’ai finalement choisi le mien parce que l’imprimeur est super gentil. A chaque fois que je passe devant sa boutique, il me fait de grands signes de la main et quand j’arrive, il m’accueille avec un grand sourire.

Dans son arrière boutiques, des dizaines de machines impriment des menus, des programmes et des flyers ou scannent des cartes d’identité. Un bric à brac de feuilles, de bloc, de rouleaux est empilé pêle-mêle.

Je lui tends ma clé USB et pour éviter tout souci de communication, je veille toujours à nommer mes fichier selon mes besoins. Sur ma clé, il y a donc : 8X_A4_COLOR_ONESIDE_TEXTE_BLABLA… et 2X_A3_BLACK_WHITE_TWO_SIDES_TEXTES_BLABLA. Il me tend alors un reçu et pour quelques dollars, je repars avec mes copies.

J’aime bien mon petit imprimeur !