11 avril – Mais qu’est-ce donc ?

Je marche dans Sham Shui Po, l’oeil aux aguets. Il faut dire que ce quartier recense mille et uns trésors. C’est l’endroit où l’on peut TOUT trouver.

En remontant une rue, je remarque un petit magasin de bric à brac. Devant, dans un seau, se trouvent de superbes bâtons en bambous décorés de dragons. C’est super joli. Je me penche. Les bambous sont creusés de l’intérieur, mais pas jusqu’au bout. Et à leur extrémité il y a un petit trou avec une sorte de petit capuchon qu’on peut enlever ou remettre.

– Monsieur, à quoi ça sert? Demandé-je au vendeur.

L’homme, accroupi dans l’arrière-boutique, me regarde mais ne répond pas. Moi j’insiste.

– Est ce que c’est pour cuisiner ?

Mon esprit s’évade et repense aux plats de riz cuits dans le bambou à Yangshuo. Mais l’homme secoue la tête.

– Ha. Mais c’est alors pour faire de la musique?

Caramba, encore raté. Il s’approche alors du seau pour me montrer. C’est une pipe à… je ne sais quoi… crack, haschich ou même tabac ? Mes compétences linguistiques ne vont pas si loin…

Bon… et bien je trouverai un autre moyen de cuisiner mon riz au bambou.

17 décembre – Papier et copies

Ici, cela ne sert à rien de s’encombrer d’une imprimante. Partout en ville se tiennent des print shop qui s’occupent d’imprimer, copier ou scanner les documents que vous souhaitez.

Autour de chez moi, quatre print shop se font donc concurrence. J’ai finalement choisi le mien parce que l’imprimeur est super gentil. A chaque fois que je passe devant sa boutique, il me fait de grands signes de la main et quand j’arrive, il m’accueille avec un grand sourire.

Dans son arrière boutiques, des dizaines de machines impriment des menus, des programmes et des flyers ou scannent des cartes d’identité. Un bric à brac de feuilles, de bloc, de rouleaux est empilé pêle-mêle.

Je lui tends ma clé USB et pour éviter tout souci de communication, je veille toujours à nommer mes fichier selon mes besoins. Sur ma clé, il y a donc : 8X_A4_COLOR_ONESIDE_TEXTE_BLABLA… et 2X_A3_BLACK_WHITE_TWO_SIDES_TEXTES_BLABLA. Il me tend alors un reçu et pour quelques dollars, je repars avec mes copies.

J’aime bien mon petit imprimeur !

04 novembre – Chez la couturière

La couture de ma veste et celle de mon pantalon ont rendu l’âme. Je descends donc dans l’antre de la couturière qui officie au bas de ma rue. Quand on entre dans son magasin, elle ne sourit pas et reste muette. Rapide, elle analyse les pièces à réparer. Elle les palpe, écrit le prix sur un papier, le tout sans un mot. Je n’ai plus qu’à attendre.

Pendant qu’elle coud, j’observe son atelier dans lequel se répand une pop chinoise mielleuse. Des plantes sont posées sur des étagères, dans de vieilles bouteilles en plastique. Ses machines à coudre semblent dater de l’avant-guerre. Au sol, se trouvent des tonnes de tissus, de vêtements, de boîtes de thé.

Pour 60HKD (environ 7 CHF), elle recoud ma veste et mon pantalon. Quand je pars, elle ne m’adresse ni salutations ni sourire malgré mes pénibles efforts de converser. Je me demande même si elle parle le cantonais.

Mais peu importe car elle est d’une efficacité redoutable !