22 avril – Culottes au vent

Linge qui sèche à Hong Kong – Photo@nyoakim

De ma fenêtre ou en levant le nez en me baladant, j’admire régulièrement les vêtements qui sèchent le long des fenêtres ou sur les rebords des rooftops.

Si j’ai un petit faible pour la méthode traditionnelle hongkongaise de suspension des vêtements, où l’on plante un long bâton de bambou au travers des manches et des pantalons, sont également présents les sèches-linges classiques ou les fils à l’italienne qui décorent le long des parois.

De mon côté, je n’ose pas faire sécher mon linge sur mon micro-balcon. Pourtant, il est tout équipé puisqu’une barre pour suspendre les cintres – et qui ressemble à une barre de rideau de douche – est incrustée dans le béton.

Mais premièrement, en Suisse, c’est illégal de suspendre son linge aux yeux de tous. C’est même écrit dans la loi! Ce n’est donc pas un réflexe me concernant… et puis… j’ai une deuxième crainte : avec le vent, comment s’assurer que mes culottes ne finiront pas sur la rue? De mon 22e étage, comment faire pour éviter que mes robes et mes t-shirts ne finissent pas aux 4 coins de Wan Chai portés par les courants?

Bref, peu importe. J’adore lever le nez au ciel et regarder les vêtements qui sèchent. Mon côté voyeuriste aime en apprendre un peu plus sur mes voisins en regardant la gigoteuse du petit-dernier, la nuisette de la voisine ou les pantalons de sport de l’homme du 12e…

Le charme incontestable du linge séchant, dans une jolie ruelle de Shanghai