29 mars – Joies du printemps

Ca y est ! Le printemps est là. Je déclare donc la saison des moustiques ouverte !

Ma seule interrogation : pourquoi semblent t’ils n’apprécier que mes chevilles ? Ils boudent toute peau à l’exception de la plus fine… et s’en donnent à cœur joie.

Depuis peu, celles ci sont aussi élégantes que délicates : rouges, boursouflées, pleines de croûtes. Je suis prête pour l’élection de Miss Pied.

19 novembre – Phasmes et camouflage

Hier, en me rendant à la résidence de France pour la remise des Trophées des Français de Hong Kong, je m’arrête tétanisée. A côté de la porte, un immense phasme, aussi grand que mon avant bras… Ceux qui me connaissent savent que cet insecte a le même effet sur moi qu’une belle grosse araignée sur la plupart des gens. Je ne les aime pas.

Bref, je m’approche quand même et observe le fourbe animal… On dirait vraiment une branche d’arbre.

Je ne m’explique pas vraiment mon aversion pour ces insectes. Ils sont inoffensifs et herbivores et sont la proie des oiseaux, des rongeurs, des mantes religieuses, des fourmis ou des araignées. Il n’y a donc rien à craindre. Mais voilà, je crois bien que c’est irrationnel.

Les phasmes peuvent prendre plusieurs formes : brindilles, feuilles, branches, lichens… et ils portent le nom évocateur d’insect sticks, en anglais – ce qui leur va bien.

Bref, à Hong Kong, il y a en apparemment toutes sortes. Je ne continuerai pas mes recherches outre mesure puisque j’ai déjà failli défaillir quatre fois en écrivant cet article et que tout mon corps me gratte.

Voilà simplement une photo de la bête…

11 septembre – Visite nocturne

Lorsque nous poussons la porte de notre logement à Cheung Chau, Nicolas et moi sommes pris à la gorge par une odeur d’humidité plutôt intense. Le genre d’odeur âcre et mouillée très désagréable. En gros, ça pue.

En bons spécialistes de l’assainissement de logement, nous analysons la situation : le problème c’est l’aération. Nous ouvrons donc grand les fenêtres et partons nous promener. Lorsqu’on revient, nous sommes satisfaits. L’odeur est toujours là mais elle est plus légère. Nous fermons la fenêtre et nous mettons au lit.

Tout à coup, alors que je lis tranquillement, une énorme bête me tombe sur le ventre. Je hurle, saute du lit… agite les bras. Cette réaction n’est d’aucune utilité… le monstrueux cafard – gros comme une pièce de 5 CHF – file sur le mur.

Armé d’une tong, Nicolas se met en chasse tandis que – mes compétences de guerrière branchées au maximum – je sautille comme une idiote dans la chambre avec un papier toilette dans la main. Le monstre file sous le matelas. Nous le retournons, mais le cafard se glisse derrière la porte de la salle de bain. Il a d’immenses antennes et se déplace vite. Nicolas le touche une première fois mais la bête se relève et nous fait face, pattes dressées (oui, là, j’exagère un peu, mais on y croit, non?).

Bref, après un combat épique, nous gagnons enfin la bataille mais j’ai du mal à retourner au lit. Et si son petit frère, sa femme et son cousin se cachaient aussi au-dessus de ma tête ? Je m’endors mais mon sommeil reste léger.

Entre l’humidité et les visiteurs nocturnes, mon cœur balance et je comprends donc finalement pourquoi on n’aère pas forcément quand on vit sur une île tropicale.

01 mai – Pistache nous a rendu visite

Ce soir, Pistache nous a rendu visite. Cela faisait longtemps.

Pistache, c’est notre gecko d’appartement. Il vit dans notre immeuble et se promène parfois sur nos murs… se baigne dans l’évier et vient grignoter quelques insectes qui passent ça et là.

Si la première fois j’ai vraiment sursauté en le voyant – il fait bien 7-8 centimètres de long, a des pattes avec des doigts et de grands yeux – on l’aime bien désormais ! Il est discret et nocturne! C’est un anti-insecte trop chou…

Lui par contre n’est jamais très content de nous apercevoir et part rapidement se cacher quand nous arrivons !

Pistache, quand il était encore petit…

02 avril – La mélodie de Hong Kong #1

Hong Kong n’est pas une ville silencieuse. Des ding ding des trams aux bruits de la ville, en passant par les cris des marchands, la musique des chanteurs amateurs le long des quais, les petites stéréos des mamies dans les parcs ou le bruit du trafic, il est difficile de s’immerger dans un silence complet.

Mais, lorsque l’on part randonner, c’est une autre musique qui vibre dans nos oreilles. Cette mélodie sent le bonheur, les vacances dans les calanques, la chaleur de l’été et les déjeuners sous les arbres.

Pour vous en faire une idée, la voilà ! Toute brute et enregistrée par mes soins ce matin, un peu au-dessus de Tsuen Wan.