20 janvier – Un quartier humide et puant…

Hier, une copine de notre cours d’impro nous a fait connaître le site Hoodmaps, une carte plutôt rigolote qui référence les quartiers des (grandes) villes du monde selon leurs habitants.

Le quartier est il peuplé de gens en costumes, de riches, de hipsters, de touristes (hors covid je présume), d’étudiants ou de gens normaux?

Puis, elle donne alors des petits surnoms aux quartiers qui sont plutôt rigolos et sans concessions.

Le quartier des piers s’appelle par exemple : le coin des expats ivres sortant de jonques. Sheung Wan s’appelle : Les Français sont partout… tandis que Tsim Sha Tsui s’appelle Copy watches.

Nous, nous habitons dans un quartier au surnom plutôt charmant : humide et puant ! Ce qui en soi est assez vrai avec le marché à proximité ! Ca a eu le mérite de me faire bien rire !

04 janvier – Onion Petermann

Il y a deux semaines, à la foire du livres de Tai Kwun, je m’approche d’un stand. C’est celui de l’illustrateur Onion Petermann que j’adore.

Je me penche vers la jeune femme qui se tient derrière celui ci et je lui glisse : Mais… Onion Petermann est hongkongais ?

Allez savoir pourquoi, je visualisais plutôt un auteur allemand mesurant bien 1m80.

La jeune femme lève les yeux vers moi.

– Oui. C’est moi, Onion Petermann !

J’ouvre la bouche de surprise (heureusement, avec le masque, ni vu ni connu). Puis elle me montre l’un de ses derniers ouvrages et j’éclate de rire.

Il référence les bornes à incendie en Suisse… et avec ces touts petits détails croqués au gré de ses voyages, elle me ramène chez moi !

08 décembre – Baignés dans le silence

Pour mon travail, je me rends à Fanling afin d’interviewer une association appelée Silence, dédiée aux personnes sourdes.

Après avoir interrogé le fondateur de l’organisation, je me rends dans une salle où un atelier est organisé. Alors que je m’attendais à une classe très silencieuse, c’est un joyeux brouhaha qui m’accueille. Une dizaine de femmes fabriquent des fleurs en papier pour une vente de soutien.

Je discute avec plusieurs d’entre elles. Elles m’apprennent quelques signes et me racontent leur quotidien. La conversation est fastidieuse. Je pose ma question en anglais, traduite par un des membres de l’association en cantonais à l’interprète qui signe alors mon message. Le tout refait ensuite le chemin inverse.

C’est dans ce cadre que Ling me dit qu’être sourd est stressant. C’est difficile de communiquer avec des gens pressés qui ne savent pas et ne voient pas qu’elle est sourde et qui ne sont pas prêts à faire d’efforts particuliers. A cela, on rajoute le masque empêchant de lire sur les lèvres et tout se corse. Toute demande de renseignement, toute interaction est donc extrêmement compliquée, et elle a peur d’aller dans de nouveaux endroits sans être accompagnée. Une autre femme me confie que ce qui lui pèse c’est l’ennui et la solitude. Il y a peu de loisirs faits pour les malentendants et depuis qu’elle est à la retraite, les journées sont longues.

Le fondateur me dit que le souci principal est l’éducation. Il y a peu d’écoles spécialisées et les enfants sont donc laissés à eux même dans des classes sans aménagements. Beaucoup peinent donc à savoir lire, écrire. Et sans lire, comment trouver des informations, s’amuser, passer le temps ou même appeler ses proches? Beaucoup sont donc en décalage par rapport aux enfants du même âge car ils n’ont pas un accompagnement digne de ce nom.

Je suis donc admirative du travail mis en place par les bénévoles pour accompagner leurs membres au quotidien, sensibiliser et former… et admirative du courage de ces personnes sourdes dans une société qui ne leur crée pas vraiment de place.

Pour les soutenir, rendez-vous sur le site de Silence et n’hésitez pas à leur faire un petit don.

06 décembre – Aux portes de Shenzhen

Samedi, une fois n’est pas coutume, nous faisons appel à un guide pour aller découvrir la zone tout au Nord des Nouveaux Territoires !

Victor nous accueille donc à Sheung Shui où, après avoir découvert la ville et son histoire, nous louons des vélos pour partir à la conquête de la zone bordant Shenzhen.

Après avoir pédalé le long de la rivière, observé le poste de contrôle et le petit pont nous séparant de cette grande ville chinoise, nous arrivons sur une colline où la vue est époustouflante. On admire les tours, les rues animées et on aperçoit même les passants et les voitures qui circulent dans les rues.

En redescendant, nous nous rendons dans un petit village où se trouve une fabrique de tofu locale. Là nous dégustons quelques desserts traditionnels et des cubes de tofu grillés au piment. C’est délicieux. J’ai un faible pour le pudding de tofu au sésame noir qui est crémeux comme un yoghourt !

Puis, Victor nous emmène sur les pas de la famille à qui le village appartient et nous en dit plus sur les clans qui gouvernaient la région… avant de finir la balade en nous emmenant manger du siu yok, une spécialité hongkongaise !

En résumé, la balade était sublime et l’on s’est sentis en vacances… !

Si vous ne savez donc pas que faire pendant vos weekends ou vos vacances de Noël, voilà une activité que je vous recommande plus que chaudement !

Pour en savoir plus : https://hiddengemstravelhk.com/

30 novembre – Dizaine en Suisse

A partir de ce weekend, si l’on revient en Suisse depuis Hong Kong, nous devons faire dix jours de quarantaine puisqu’un cas du variant Omicron a été découvert chez nous.

C’est quand même assez ironique en sachant que la Suisse a actuellement près de 8’000 cas par jour (si ce n’est plus)… et des mesures plutôt light… tandis que nous avons moins de 10 cas par semaine, tous importés et pris en charge immédiatement dès leur arrivée dans le pays, puisque chaque voyageur doit faire une quarantaine en isolement pendant laquelle il sera testé au moins 8 fois en tout.

J’ai l’impression qu’on est pas sorti de l’auberge…