30 août – Portée par les courants

Portée par les courants
La brise s'en est allée
Parfumer d'autres rives
Sonder d'autres échos...

Lovée aux creux du vent
Elle s'est laissé porter
Riches de tant de missives
Nichées là, sous sa peau

Petite brise marine
Tu manqueras aux monts
Aux typhons qui s'agitent
Pour ne pas trop penser

Petite brise marine
Tu t'en vas sans amont
Sans aval, sans limites
Oui, tu vas nous manquer !

Si tu laisse derrière toi
Des plages ensorcelées
La magie de l'Europe te prendra dans ses bras
Nous nous recroiserons au hasard des marées.
Nous nous recroiserons à Sha Tin ou Buda.

25 avril – La ronde des farewell

Il y a un terme qui n’est que tristement connu des expatriés : la farewell, ce qui signifie « Adieu! » en anglais.

En résumé, lorsqu’on dit : je suis allé à une farewell, cela signifie que nous sommes allés à la fête d’une personne quittant définitivement la ville.

En ce moment, de manière un peu moins festive puisqu’il est interdit de se regrouper, nous enchaînons les farewells en mini-comité. Beaucoup partent. Singapour, Londres, Paris, New York ou ailleurs encore… ils continuent leur bout de chemin, qu’il s’agissent de Suisses, de Français, d’Anglais ou même de Hongkongais.

Nous savons que nous resterons en contact… et que si le hasard nous mène dans la même ville, nous nous reverrons avec plaisir ! Mais après deux ans où personne n’a bougé, paralysé par la crise, c’est un peu triste de devoir dire au revoir à tous ces amis en même temps.