22 décembre – Hot pot

Ce qu’on appelle fondue chinoise en Suisse se nomme ici : hot pot (marmite chaude).

Dans du bouillon, plus ou moins épicé selon les goûts, vous laisserez cuire tout un tas d’ingrédients… De la viande, aux boulettes de poissons, en passant par les crevettes, la peau de tofu, du chou, des champignons, des raviolis, des morceaux de soja frais… et des nouilles types nouilles aux oeufs ou udon!

Ici un caquelon super élaboré avec de la place pour deux bouillons assaisonnés différemment !

Ensuite avec vos baguettes, vous récupérez vos morceaux (ce n’est pas toujours facile…) et vous tremperez vos ingrédients dans de la sauce soja, de la sauce au poisson ou du vinaigre ! Pas de mayonnaise ici, ni de chips ! C’est super bon ! Et très convivial !

Le concept est bien chinois et a été inventé en 200 après Jésus Christ.

Si ce plat est très populaire dans toute l’Asie, pour une raison que j’ignore, la fondue chinoise est un plat très traditionnel en Suisse… et c’est d’ailleurs le repas de Noël par excellence ! J’ai donc été particulièrement contente de manger mon petit hot pot hier, si proche des fêtes… cela m’a rappelé la maison !

Merci Kelly et Jordan pour l’invitation !

30 octobre – C’est l’automne !

L’automne est là ! Le long des ruelles, de délicieuses odeurs de châtaignes grillées flottent dans l’air. Les vendeurs sont de retour !

Devant un immense wok noir, ils remuent des châtaignes posées sur du charbon. Mais ils vendent également de gros morceaux de taro et de patates douces et des oeufs de caille. Le tout est délicieux et fumé !

Malheureusement, si ces petits stands sont emblématiques à la street-food hongkongaise, ils tendent à disparaître. La loi est stricte et il est difficile d’obtenir des licences et le travail de saisonnier n’est pas facile ! On en profite donc un maximum !

En Suisse aussi, les vendeurs de marrons chauds apparaissent avec l’hiver qui approche. Cela me donne envie de grosses doudounes, de films de Noël et de repas avec nos proches !

27 octobre – Comment frimer chez soi ?

Lorsque des amis (occidentaux ou australiens) viennent chez nous, ils ne s’extasient pas sur la (sublime, évidemment) décoration, sur nos magnifiques plantes ou sur les tableaux qui sont au mur. Non… en général, ils s’arrêtent, fascinés, dans l’entrée quand ils aperçoivent notre cuisine…

– Rooooh ! Vous avez un four ! disent ils en se penchant vers celui-ci comme si c’était le Graal.

En effet, à Hong Kong, la cuisine au four n’est pas courante. Et du coup, il est rare que les appartements en soient pourvus. Pour ceux qui ont suffisamment de place, il est possible d’acheter un four portable ressemblant à un micro-ondes, mais ceux ci sont en général petits et ne permettront pas d’y cuire une pizza ou un immense plat de lasagnes.

Bref, nous avons la chance d’avoir un four et ca fait toujours son petit effet !

04 octobre – Le drame de l’expatrié

Un drame est survenu ce matin. J’ai terminé la confiture faite avec amour par ma maman… la meilleure confiture du monde, à l’abricot!

J’ai fait durer le pot le plus longtemps possible. 77 jours pour être exacte. 77 jours d’utilisation parcimonieuse… la pointe d’un couteau… le moins possible. Étaler au maximum la précieuse gelée pour être sûre d’en profiter longuement.

Maintenant, il va falloir être patiente… en attendant le prochain retour en Suisse!

24 septembre – Sans plat, sans pain, sans bonne compagnie… – proverbe russe

Lorsque l’on pense au pain, on pense tout d’abord aux Français – les rois de la baguette croustillante et du croissant chaud. Pourtant, ce ne sont pas les seuls à aimer ça… et à créer de multiples recettes à base de farine.

Même si le pain n’est généralement pas associé à l’Asie, les boulangeries sont nombreuses à Hong Kong… et bien différentes de nos boulangeries françaises, suisses ou allemandes. Ici, il n’y a pas de pains croustillants, de croûtes bien dorées ou de pâtes feuilletées… Notre couteau à pain est au chômage technique depuis presque trois ans, puisque la boulange hongkongaise est toute molle, briochée, presque fondante… et les accompagnements tels que le beurre, la confiture ou le Cenovis sont souvent inutiles.

Il est vrai aussi que le pain à Hong Kong, avec l’humidité, ne se conserve pas très bien. Il devient tout mou… et la baguette molle, ce n’est pas vraiment ça. Les pains hongkongais s’adaptent donc au climat.

Bref, ici, les pains sont vendus séparément et font la taille d’une paume de main. Il existe pleins de variétés dont voici une liste non exhaustive :

  • Les Pineapple Bun, qui ressemblent à un ananas, car recouverts d’une petite couche croustillante au sucre
  • Dans la même veine, le Coffee Bun : un pain parfumé au café recouvert d’une couche de sucre – mon préféré, je dois avouer.
  • Mais il y a aussi les brioches au yuk sung, de la viande séchée filandreuse comme du coton… les buns à la saucisse… les buns à l’oignon frais (peu glamour le matin mais délicieux), les tartes aux oeufs, les pains au lait, aux haricots rouges ou les petits pains farcis au porc laqué… et la liste est encore longue.

Bref, elles sont variées et uniques les boulangeries hongkongaises. Il y en a partout et j’aime bien de temps en temps, aller acheter un petit pain que je grignote avec gourmandise pour le petit-déjeuner!