16 août – Les bonnes habitudes

Lundi soir. 20h30. Nous nous préparons à sortir pour aller marcher le long de la baie. Je mets mes baskets. Je suis prête et j’ouvre la porte. Nicolas me regarde, dubitatif.

– Tu fais quoi ?

C’est à ce moment là que je me rends compte que je n’ai pas de masque.

On perd vite les bonnes habitudes !

14 août – Couleur ambre

Cette fois-ci, nous avons eu une chance folle. Nous sommes arrivés à Hong Kong pile pour l’implémentation d’une nouvelle règle de quarantaine !

En effet, vendredi – au lieu des sept jours de quarantaine nécessaires avant de pouvoir rentrer chez nous – est entrée en vigueur une nouvelle règle : celle des 3+4.

En gros, au lieu de faire 7 jours enfermés dans une chambre d’hôtel, nous avons pu sortir le 3e jour, puisque les 7 tests Covid réalisés depuis notre départ étaient tous négatifs.

Nous voilà donc à la maison… et nous pouvons sortir ! La seule contrainte : notre pass vaccinal est en code ambre. En gros, nous ne pouvons pas entrer dans les lieux demandant un pass vaccinal et les lieux où l’on peut enlever son masque. Nous devrons également faire des autotest quotidiens jusqu’à samedi prochain, ainsi que 3 tests PCR pendant la semaine.

Mais à part cela, nous sommes donc libres… et il fait bon de retrouver notre belle Hong Kong !

12 août – Réveil en quarantaine

Après un long voyage de retour (quatre heures de Genève à Istanbul, trois heures et demie d’escale… puis neuf heures pour arriver à Hong Kong), une attente de quatre heures à l’aéroport histoire de passer un test Covid, recevoir son ordre de quarantaine et rejoindre notre hôtel… nous voilà dans notre petit palais temporaire.

La bonne nouvelle du jour : le gouvernement a relaxé les règles depuis aujourd’hui ! Nous n’aurons donc plus qu’à effectuer 3 jours de quarantaine à l’hôtel, suivi par 4 jours à la maison ! Nous sommes contents !

Notre hôtel est plutôt sympa. La chambre est fonctionnelle. Il y a même un petit canapé, une table (mais sans chaise) et un petit bureau.

A l’heure actuelle, nous avons déjà fait notre test matinal – obligation journalière… et nous venons de recevoir notre petit déjeuner : un sandwich à l’oeuf ainsi qu’une soupe aux nouilles de riz. J’avais lu de terribles reviews sur Internet. Pour le moment, le constat est positif… et habituel : les gens aiment râler mais franchement tout va bien.

La vue de notre chambre ! Plutôt sympa

11 août – La magie du pins Together let’s fight the virus

Jeudi. 18h30. Nous sortons de l’avion. Alors que nous suivons les lignes et directives prévues pour les voyageurs, je sors les divers documents : le classeur avec les 4 formulaires, ma carte d’identité hongkongaise… et mon téléphone sur lequel l’application Leave Home Safe est deja installée.

Or, pendant le vol… alors que je chargeais le précieux appareil, celui-ci s’est éteint, puis rallumé. Et en dormant, j’ai dû appuyer sur les touches du clavier. Résultat : ma SIM card suisse est bloquée, paralysant mon téléphone entier… pour m’en sortir, je dois trouver mon PUK mais sans connexion, c’est impossible.

Bref, je panique un peu. Sans téléphone, je ne sais pas ce qu’il se passera. J’ai besoin de l’app de traçage pour sortir de là. Je cherche à enlever la carte SIM suisse pour que la carte hongkongaise prenne le relai, mais je n’ai rien sur moi : ni boucles d’oreilles, ni imperdable, ni aiguille. Tout est en soute.

Soudain, au passage d’un checkpoint, une femme me vient en aide. Elle est assise, porte un masque et une visière en plastique. Et elle arbore sur la poitrine un pin’s sur lequel est écrit : Together let’s fight the virus. Elle me le tend. Grâce à sa pointe acérée, je sorte la carte récalcitrante.

Aujourd’hui, ce pins aura véritablement participé à la lutte du virus!

06 juin – Masques et cie

Je suis assise dans le train. Autour de moi, des dizaines de visages dénudés. Et il y a moi, seule avec mon masque.

Si le porter était une chose simple et évidente à Hong Kong, qui ne m’a jamais posé de problème ni d’inconfort, le faire en Suisse est une expérience bien différente. Il faut admettre qu’on s’habitue à déambuler le nez au vent. Et puis, à chaque fois que je sors mon rectangle de papier, il y a ces regards qui, sans se vouloir méchants ou désagréables, en disent long.

Pourtant, même si je vois mes amis ou que je fais mes dédicaces le nez dénudé, je tiens à mon masque dans le train. C’est un petit rappel silencieux que je m’impose. Oui, le Covid existe encore. Oui, certaines personnes ne pourront jamais entrer dans des lieux publics avec ce luxe de pouvoir respirer à pleins poumons. Et surtout oui… il va falloir reprendre un jour ces habitudes et sortir masqué, peu importe que l’on soit seul au milieu d’un parc ou serré dans un métro bondé.

Mon masque du jour, avec sa corolle fleurie