03 décembre – Gros bonnets

Les températures ont chuté drastiquement. Nous sommes passés d’un joli 28 degrés à 13 degrés en deux jours à peine.

Dans la rue, les gens ont sorti les affaires d’hiver. Une copine a enfilé une Canada Goose – ce qui a eu le mérite de me faire sourire… une autre exhibe fièrement ses écharpes tandis qu’une troisième a sorti les bottines Ugg.

Le froid amène une certaine mode et l’on est ravis de pouvoir étrenner les vêtements d’hiver. Moi la première. J’ai sorti mes foulards. Ma petite veste. Et j’aime respirer à pleins poumons (derrière mon masque, n’exagérons rien…) l’air frais de Hong Kong !

Mais ce matin, alors qu’en bonne Hongkongaise je frissonnais au saut du lit, mon amie qui vit à Séoul me dit avec calme : « Il fait moins 7° ce matin. »

Comme quoi, tout est véritablement relatif. Même le froid.

02 décembre – La Famille de partout

Quand on vit à l’étranger… lorsqu’on se retrouve loin de tout, isolé de son cercle social… et d’autant plus en temps de pandémie, les amis deviennent si proches qu’ils deviennent la famille. On les adopte. Tout simplement.

C’est avec eux qu’on a passé les derniers Noël. C’est eux que l’on appelle quand on a besoin d’aide, qu’on a besoin d’un tournevis ou d’un moule à gâteaux. C’est eux qui viennent chez nous les dimanches avec le petit déjeuner. Ceux qui nous dépannent lorsqu’on est en quarantaine. Avec qui on se fait des virées et des staycations. Qui nous font des surprises le matin de notre anniversaire. C’est aussi avec eux que l’on se rend au café pour se raconter le dernier potin.

Alors quand ils partent, on se sent déboussolés. Si on ne les perd pas, car l’on sait que l’on se reverra, Hong Kong ne sera toutefois plus jamais la même sans leur présence. Chaque ruelle, chaque quartier nous rappellera qu’ils étaient là. Qu’ils ont rendus notre vie plus belle… et que sans eux, il nous manquera toujours quelque chose…

Je dédie donc cet article à tous ceux qui sont partis et qui se reconnaîtront. Merci d’avoir rendu ma vie ici plus douce. I miss you already.

30 novembre – La Gentillesse

Je rentre à la maison, les bras chargés de sacs en tous genres. Soudain, une femme me tape sur l’épaule. Elle est jeune, a un air doux.

– Votre lacet est défait.

Je baisse les yeux. Elle a raison. Je déplace un sac sur une hanche mais je galère un peu. Et là, sans rien me demander, elle saisit un de mes paquets.

– Prenez votre temps, me dit elle.

Je rattache ma chaussure, récupère mes affaires et elle file, sans que j’aie même le temps de la remercier. Je la regarde s’éloigner avec sa robe rouge et ses longs cheveux noirs qui caracolent sur sa nuque.

Je crois que j’ai rencontré la Gentillesse.

29 novembre – Aération

L’air est plus frais. Je décide donc d’aérer un bon coup avant d’aller dormir. Toutes fenêtres ouvertes, je laisse le vent se balader dans la chambre et le salon.

Au moment de se coucher, je me glisse dans les draps. J’avais oublié notre problème numéro en ce moment : l’humidité qui atteint des sommets.

Tout colle. Les draps sont complètement trempés et j’ai l’impression de devoir me glisser dans une tente de camping après l’orage !

L’humidité est proche des 100% ces jours. Nous vivons donc comme des poissons dans un aquarium… Et comme le fond de l’air est frais, nous ne savons donc plus s’il fait froid ou chaud.

Ce matin, au réveil… la situation n’a pas changé : l’humidité est à 100%.

26 novembre – Soirée le 02 décembre à l’Alliance Française

Retrouvez moi le vendredi 02 décembre à la médiathèque de l’Alliance Française pour vous parler de mon roman, Oublier Gabriel, en musique… aux côtés du talentueux guitariste chanteur : Victor Martin !

L’événement est gratuit. Inscription sur le site de l’Alliance française : https://www.afhongkong.org/community/event-rsvp/?event_id=656