10 septembre – Escapade à Cheung Chau

Aujourd’hui, c’est le jeûne genevois. Comme le vendredi, je travaille à distance pour la Suisse, j’ai congé ! Pour l’occasion, nous partons en balade sur mon île préférée à Hong Kong, la superbe Cheung Chau.

Le matin, nous arpentons les ruelles serrées de l’île pour trouver un lieu où prendre notre petit-déjeuner. A côté d’un marchand de noix de coco glacées, une femme vend sur la rue des Dim Sum. Derrière elle, dans une salle sommaire, recouverte intégralement de faïence, quelques habitués déjeunent en lisant le journal. Nous nous faufilons dans l’échoppe. La serveuse nous tend la vaisselle, l’eau chaude et le bac pour que nous lavions nos ustensiles. C’est la coutume ici. Puis, je me lève pour aller choisir ce que nous allons manger. La femme me tend un panier de char siu bao, ces jolies brioches blanches au porc laqué, des haa gau, de petits raviolis transparents farcis à la crevette et des siu mai, des petites bouchées à la viande et à l’huile de sésame. C’est délicieux. Dans la salle, seules des personnes âgées sont là. Elles se connaissent toutes et s’apostrophent en commentant les nouvelles.

La danse joyeuse des femmes sur la plage

Une fois le repas avalé, nous repartons. Il est 09h30 et la chaleur est déjà étouffante. Comme j’ai trop mangé, je me traîne nonchalamment derrière Nicolas qui prend des photos. Nous arpentons la ville de long en large avant de nous asseoir sur la plage. Des femmes dansent joyeusement sur de la musique chinoise. Nous retraversons alors la ville, observons les pêcheurs qui sèchent leurs prises sur des sortes de cage en osier et revenons vers la plage où, depuis un petit café, nous regardons les baigneurs. D’immenses poissons argentés sautent à intervalle régulier, hors de l’eau. C’est impressionnant.

Le poisson qui sèche, ici sur un vélo

L’après-midi, après avoir avalé quelques fruits et d’immenses thé froids dans un café extrêmement mignon, nous discutons avec une Japonaise installée sur l’île, qui vend de l’artisanat dans une maison colorée. Puis, nous bouquinons et décidons finalement de piquer une tête. Nous avons attendu la fin de l’après-midi avant de se lancer, échaudés par le coup de soleil monumental qui nous a terrassé le week-end dernier.

Alors que nous nageons, les mêmes poissons qu’on observait le matin même sautent autour de nous. Ils font la taille d’une grosse truite et c’est quand même assez effrayants lorsqu’ils frôlent nos pieds. Mais l’eau est délicieuse et on profite.

Le soir, nous nous mettons en quête d’un lieu où manger. Aux abords d’une petite place, on découvre un petit café spécialisé dans la cuisine malaisienne. Le patron vient de Singapour. On s’assied et on commande un Gado-Gado, du Mie Goreng et un plat à base de poulet et de cacahuètes. C’est un pur régal. Pour le dessert, le cuisinier nous concocte deux sortes de mini crêpes farcies aux arachides. Je m’en pourlèche les babines.

Au retour, les bébés geckos et les grenouilles passent devant nos pieds, tandis que les lanternes éclairent les ruelles. On a passé une magnifique journée !

Était-ce bien des poissons qui nous ont frôlés les pieds ? Bon ok on était du bon côté du filet…

19 avril – Les salines de Hong Kong

Hier, nous sommes partis à la découverte d’un lieu qu’on ne connaissait pas à Hong Kong : l’île de Yim Tin Tsai qui a la particularité d’abriter des vestiges coloniaux dont une église datant de 1800 ainsi que des salines !

Colonisée par une famille Hakka répondant au nom de Chan, au 19ème siècle, elle permit à sa population de vivre du commerce du sel.  Puis, aux alentours de 1860, un missionnaire élut domicile sur l’île, les convertissant au christianisme. Il fut efficace, puisqu’en 1875, tous les villageois de l’île furent baptisés. En 1879, une chapelle a été érigée par Joseph Freinademetz, un prêtre autrichien, qui fut canonisé en 2003… Lire la suite

02 avril – La mélodie de Hong Kong #1

Hong Kong n’est pas une ville silencieuse. Des ding ding des trams aux bruits de la ville, en passant par les cris des marchands, la musique des chanteurs amateurs le long des quais, les petites stéréos des mamies dans les parcs ou le bruit du trafic, il est difficile de s’immerger dans un silence complet.

Mais, lorsque l’on part randonner, c’est une autre musique qui vibre dans nos oreilles. Cette mélodie sent le bonheur, les vacances dans les calanques, la chaleur de l’été et les déjeuners sous les arbres.

Pour vous en faire une idée, la voilà ! Toute brute et enregistrée par mes soins ce matin, un peu au-dessus de Tsuen Wan.

27 mars – A la découverte de la cuisine hakka

Il y a quelques temps, l’auteur et artiste Christine Cappio, que j’ai eu l’honneur d’interviewer l’année dernière, m’envoie un reportage en cantonais dans lequel elle apparaît.

Dans celui-ci elle parle de cuisine hakka et l’estomac sur patte que je suis a la curiosité  immédiatement piquée au vif. Lire la suite

21 février – Les hasards des lapins posés

Samedi matin, nous nous sommes levés aux aurores pour aller randonner avec notre ami Ian.

Ian, je l’ai rencontré en 2019 un peu par hasard. A cette époque, mon amie Anita voulait davantage randonner et elle avait trouvé sur un réseau social un groupe de randonneurs, dont Ian était le responsable. Régulièrement, celui-ci organisait des excursions pour ceux qui étaient disponibles et motivés. Lire la suite