20 avril – Nam Sang Wai

Lundi, comme nous avons congé, nous décidons de nous rendre à Nam Sang Wai, une mangrove proche de Yuen Long.

Nous louons des vélos, nous approchons de la rivière et montons dans une petite barque qui permet d’accéder à l’îlot. Là, un village abandonné nous attend, ainsi qu’un sentier dans la forêt… et le marécage en son centre.

L’endroit est connu pour être un lieu où se posent les oiseaux migrateurs. Dans les fourrés, on entend les grenouilles qui s’égosillent… au dessus de nos têtes, volent des dizaines de libellules tandis que des moustiques se font un festin de nos jambes.

Il fut même un temps l’endroit où s’ébattait Pui Pui, un immense crocodile, acheté illégalement et relâché par son propriétaire. Alors que tous les oiseaux disparaissaient les uns après les autres, les gens ont commencé à se poser des questions. Il a fallu alors faire appel à un crocodile catcher, venu spécialement d’Australie pour attraper la bête. Elle vit désormais au wetland park… et une grande votation a été organisée dans toute la région pour choisir son petit nom, Pui Pui.

Nous continuons la balade. Le chemin est en terre et c’est très agréable. Puis, alors que nous arrivons sur un grand champ, nous sommes surpris : de nombreuses familles vont du modeling, d’autres s’amusent avec des drones… certains jouent à des jeux de ballon. Ils sont posés tranquillement et profitent de leur jour férié.

Plus loin, des voitures se sont engagées dans un chemin interdit aux véhicules et se trouvent coincées. Je ricane en zigzaguant autour d’elles avec mon vélo tout terrain.

Après une bonne heure et demie, nous finissons la boucle du marécage et arrivons à Yuen Long. Ce n’était pas très long mais c’était plaisant.

06 avril – Un kilomètre à pied, ça use… ça use !

Hier, c’était un jour férié ! Nous avons donc profité de notre journée libre et du temps superbe pour aller faire une randonnée.

Mon bouquin était formel : la rando que je voulais faire était longue… environ 5h de marche, mais tout à plat au milieu des rizières et sur le bord des plages. On a donc fait le sac à dos… préparé le pique-nique et enfilé les chaussures avant de s’en aller joyeusement.

La rando commençait à Tai O. Buffles au bord de la route, criquets chantants et petits villages bucoliques: c’était parfait.

Dans le premier village, la situation s’est corsée… un groupe de chiens nous ont coursés, dents dehors et grognements à la clé. La panique s’est emparée de moi… on a avancé très vite et j’ai dit à Nico, les jambes tremblantes : « On est obligés de faire cette marche. Je ne remets pas un pied dans ce village! »

Sauf qu’en arrivant à l’intersection menant dans la zone avec rizières, un immense panneau nous précisait qu’il était interdit de trépasser… que si nous mettions un pied sur ces terres, on serait considérés comme des voleurs (rien de moins) et la police pourrait nous arrêter. Bon. Heureusement, ils proposaient une route alternative. En bons citoyens, nous avons donc suivi leurs recommandations.

(J’ai cherché sur Internet ensuite. La région est protégée pour diverses raisons… mais notamment car elle héberge une population de grenouilles endémiques en voie de disparition… au-delà des sanctions policières, je suis contente d’avoir donc respecté les recommandations.)

Bref, les amis… quelle route alternative !

Après s’être mangé un dénivelé de 500 m, à pic au travers la forêt, nous nous sommes retrouvés sur une crête avec une vue à couper le souffle. Sauf que ce n’était là que le début de l’aventure : montées, marches, montées… les plus hauts sommets de Lantau avoisinent les 940 mètres de haut… Je ne sais pas combien de dénivelés on s’est pris dans les dents mais je les ai sentis.

Montées, descentes, montées, descentes… la rando tout à plat que j’avais prévue s’est transformée en rando mega sportive, le tout en plein cagnard! Au total, nous avons marché bien 5-6h… fait 23 kilomètres et 30’000 pas. Mes mollets l’ont senti passer puisqu’ils pensent maintenant faire partie de la famille du béton armé ! Et la cerise sur le gâteau : nous ressemblons à notre drapeau national avec des parties blanches et des parties rouge vif. Nous sommes sublimes.

La dernière section permettant de rejoindre le réservoir de Shek Pik, une partie tout à plat, nous a donné du fil à retordre. J’ai été obligée de chanter à tue-tête du Joe Dassin et du Charles Aznavour sur les 6 kilomètres qu’ils nous restaient à faire pour oublier que j’avais mal au pieds, aux cuisses, aux talons, aux abdos…. et partout ailleurs ! (Je vous assure, c’est une très bonne méthode même si ça n’épargne pas vos oreilles).

Quand je pense à ma copine Loraine qui a fait le Lantau trail en 24 heures (67 kilomètres et 4057m de dénivelé…), je frise d’admiration. Ce que nous avons fait hier n’étaient que les parties 7 et 8 du trajet qu’elle a réalisé !

Bref, c’était beau mais aujourd’hui j’ai mal.

21 mars – Le réservoir de l’ananas

Samedi, nous voilà repartis en randonnée ! Pour l’occasion, nous décidons de faire le tour du Pineapple Dam, situé au Nord de Tsuen Wan. Le chemin s’appelle Pineapple Dam Nature Trail !

La balade est longue (environ 12 kilomètres) mais elle a le mérite d’être presque tout à plat… et la vue est sublime ! On se croirait dans les paysages du jeu Zelda, ou sur une montagne suisse (à l’exception de la faune).

Et tout le long de la balade, nous croisons singes, perroquets, tortues, bœufs… et même une femme promenant son iguane!

L’espace d’une journée… me voilà donc dépaysée! Mais mille images valent mieux que mille mots, voilà donc quelques photos de cette rando qui rejoint mon top 10.

31 janvier – Un parfum d’automne

A Hong Kong, si nous avons quatre saisons, celles ci ne sont pas aussi différentes que nos saisons européennes.

Le printemps et l’automne sont très agréables. Les températures varient entre 25 et 27 degrés. Il ne fait pas trop humide. L’été, de son côté, c’est la « saison des pluies ». La ville se transforme en hammam et quelques typhons viennent faire escale sur la ville. Et puis en hiver, il fait « froid ». Les températures peuvent descendre jusqu’à 12-13 degrés.

Mais malgré cela, toute l’année la végétation reste fidèle à elle-même : verte et luxuriante. Jungles, forêts, bois ou buissons… tous gardent leurs feuilles et leurs couleurs vives. Tous… à l’exception d’un petit bois à quelques minutes de Yuen Long : le Sweet Gum wood, célèbre pour être un spot hautement Instagrammable.

La forêt est en effet habitée par le copalme d’Amérique, un arbre feuillu plutôt joli dont les feuilles se colorent en jaunes, oranges et rouges à l’arrivée de l’hiver.

Ce weekend nous sommes donc allés explorer les lieux. Si la zone est habituellement surpeuplée, nous étions un peu tard dans la saison. Les belles feuilles ocres trapissaient déjà le sol. Mais de mon côté, j’étais super contente. Le scroutch-scroutch des feuilles sous mes semelles et les arbres nus m’ont fait voyager sans quitter Hong Kong ! Le tout, en étant seuls au monde !

Une balade tout à plat d’environ 10 kilomètres !

17 janvier – Forêt de bambous

Samedi, nous partons à la conquête de Tai Mo Shan, la plus haute montagne de Hong Kong avec ses 957 mètres d’altitude. Ce n’est pas la première fois que nous y montons, mais cette fois nous passons par une voie particulière… puisque pour atteindre le sommet nous traversons un tunnel de bambous.

L’ascension est sublime. Entre temple perdu, village abandonné et bambous recourbés sur notre passage comme une arche, on en oublie le dénivelé de 950 mètres que l’on se prend dans les jambes.

Et en arrivant au sommet, la vue vaut tous les détours.

La redescente est également superbe puisque nous passons par un chemin constitué de cinq cascades… qui nous mène jusqu’à la Kadoorie Farm et jusqu’au temple de Man Tak Yuen. Il a l’air sublime mais il est malheureusement fermé en raison de la pandémie.

Aujourd’hui, je sens encore mes jambes mais les souvenirs sont parfaits!