11 septembre – Visite nocturne

Lorsque nous poussons la porte de notre logement à Cheung Chau, Nicolas et moi sommes pris à la gorge par une odeur d’humidité plutôt intense. Le genre d’odeur âcre et mouillée très désagréable. En gros, ça pue.

En bons spécialistes de l’assainissement de logement, nous analysons la situation : le problème c’est l’aération. Nous ouvrons donc grand les fenêtres et partons nous promener. Lorsqu’on revient, nous sommes satisfaits. L’odeur est toujours là mais elle est plus légère. Nous fermons la fenêtre et nous mettons au lit.

Tout à coup, alors que je lis tranquillement, une énorme bête me tombe sur le ventre. Je hurle, saute du lit… agite les bras. Cette réaction n’est d’aucune utilité… le monstrueux cafard – gros comme une pièce de 5 CHF – file sur le mur.

Armé d’une tong, Nicolas se met en chasse tandis que – mes compétences de guerrière branchées au maximum – je sautille comme une idiote dans la chambre avec un papier toilette dans la main. Le monstre file sous le matelas. Nous le retournons, mais le cafard se glisse derrière la porte de la salle de bain. Il a d’immenses antennes et se déplace vite. Nicolas le touche une première fois mais la bête se relève et nous fait face, pattes dressées (oui, là, j’exagère un peu, mais on y croit, non?).

Bref, après un combat épique, nous gagnons enfin la bataille mais j’ai du mal à retourner au lit. Et si son petit frère, sa femme et son cousin se cachaient aussi au-dessus de ma tête ? Je m’endors mais mon sommeil reste léger.

Entre l’humidité et les visiteurs nocturnes, mon cœur balance et je comprends donc finalement pourquoi on n’aère pas forcément quand on vit sur une île tropicale.

03 septembre – Cobra chinois!

Ma copine Loraine m’informe qu’un cobra chinois a élu domicile sur un petit sentier proche de chez nous… C’est plutôt bon à savoir au cas où une balade nocturne nous tenterait.

Le cobra chinois, c’est un gros serpent noir, avec un petit bandeau blanc proche de la tête, qui est réputé pour être assez venimeux… et qui mesure entre 1m50 et 2 mètres de long. Ils sont assez courants à Hong Kong et on peut les trouver un peu partout sur le territoire, avec un pic entre mars et octobre.

De mon côté, je n’en ai vu qu’une seule fois. Je marchais sur l’île de Lamma avec mon amie Charlotte, à l’époque où nos amis pouvaient encore venir nous rendre visite. Alors que nous approchions un petit promontoire pour voir la vue, nous en avons vu un dormir en plein soleil. Une belle grosse bête mesurant bien 1m80 de long.

En nous entendant arriver, il a fui dans les fourrés mais depuis ce jour, je ne marche plus sur les chemins non balisés…

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de prendre le cobra que j’ai vu en photo… alors en voici une générique. Photo@Wikimedia commons

03 août – Couvre toi, il pleut…

Il y a bien un réflexe que j’aurai du mal à ne pas perdre : celui de sortir sans me couvrir quand il pleut.

L’été à Hong Kong, c’est la saison des pluies. Les températures avoisinent les 35°C et l’humidité ne descend pas en dessous de 80°. C’est la saison joyeuse des orchidées, des araignées, des typhons et des banyans! Et… il pleut. Chaque jour… plusieurs fois… comme un rideau ou une douche.

J’ai grandi en Suisse où la pluie rafraîchit l’air et où elle doit s’accompagner d’un chandail, de chaussures fermées… Il m’est donc extrêmement peu naturel de sortir de chez-moi en micro robe, les pieds à l’air alors que je vois des trombes d’eau recouvrir la ville. Et pourtant… c’est ce qu’il faut faire puisque quand il pleut la température monte encore un peu. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée… mais c’est du coup plutôt agréable !

01 mai – Pistache nous a rendu visite

Ce soir, Pistache nous a rendu visite. Cela faisait longtemps.

Pistache, c’est notre gecko d’appartement. Il vit dans notre immeuble et se promène parfois sur nos murs… se baigne dans l’évier et vient grignoter quelques insectes qui passent ça et là.

Si la première fois j’ai vraiment sursauté en le voyant – il fait bien 7-8 centimètres de long, a des pattes avec des doigts et de grands yeux – on l’aime bien désormais ! Il est discret et nocturne! C’est un anti-insecte trop chou…

Lui par contre n’est jamais très content de nous apercevoir et part rapidement se cacher quand nous arrivons !

Pistache, quand il était encore petit…

19 avril – Les salines de Hong Kong

Hier, nous sommes partis à la découverte d’un lieu qu’on ne connaissait pas à Hong Kong : l’île de Yim Tin Tsai qui a la particularité d’abriter des vestiges coloniaux dont une église datant de 1800 ainsi que des salines !

Colonisée par une famille Hakka répondant au nom de Chan, au 19ème siècle, elle permit à sa population de vivre du commerce du sel.  Puis, aux alentours de 1860, un missionnaire élut domicile sur l’île, les convertissant au christianisme. Il fut efficace, puisqu’en 1875, tous les villageois de l’île furent baptisés. En 1879, une chapelle a été érigée par Joseph Freinademetz, un prêtre autrichien, qui fut canonisé en 2003… Lire la suite