04 janvier – Onion Petermann

Il y a deux semaines, à la foire du livres de Tai Kwun, je m’approche d’un stand. C’est celui de l’illustrateur Onion Petermann que j’adore.

Je me penche vers la jeune femme qui se tient derrière celui ci et je lui glisse : Mais… Onion Petermann est hongkongais ?

Allez savoir pourquoi, je visualisais plutôt un auteur allemand mesurant bien 1m80.

La jeune femme lève les yeux vers moi.

– Oui. C’est moi, Onion Petermann !

J’ouvre la bouche de surprise (heureusement, avec le masque, ni vu ni connu). Puis elle me montre l’un de ses derniers ouvrages et j’éclate de rire.

Il référence les bornes à incendie en Suisse… et avec ces touts petits détails croqués au gré de ses voyages, elle me ramène chez moi !

01 décembre – Meubles traditionnels

Le petit café dans lequel je vais travailler chaque mardi est décoré dans toute la tradition chinoise. Chaises, tables, bibliothèques… tous les meubles sont en bois massif, à la couleur chaude et aux fermoirs en laiton doré. C’est beau et ça me fait rêver ! Pour couronner le tout, l’endroit est calme, ils y servent du bon thé et le personnel est adorable.

L’autre jour, dans un élan d’enthousiasme, j’y ai donc traîné Nicolas. Je voulais lui montrer l’endroit que j’affectionne tant et lui faire découvrir les bonnes petites spécialités servies.

Sauf que les meubles chinois ne sont clairement pas faits pour les personnes mesurant près d’un mètre nonante. Après s’être tortillé un moment, il a bien fallu se rendre à l’évidence, les jambes de Nicolas ne passaient pas sous la table. Assis sur le tabouret en bois, les genoux remontés jusque vers son menton, en train d’essayer de manger tout de guingois, il a moyennement apprécié le moment passé dans ce joli petit café. Dommage ! J’y retournerai donc seule ou avec de petits amis !

26 novembre – Les coulisses de l’opéra cantonais !

Mon dernier article dans le magazine Paroles, de l’Alliance française, est sorti…

Pour l’occasion, je suis allée interviewer 4 spécialistes de l’opéra cantonais : la responsable du Xiqu Center, un théâtre dédié à l’opéra cantonais, la curatrice de l’espace dédié à l’opéra cantonais du Heritage Museum de Sha Tin et deux acteurs !

Pour lire l’article ca se passe en dessous ou via ce lien : https://www.afhongkong.org/en/library-and-publications/paroles, à partir de la page 20, suivi par la version en chinois (ce qui me rend toujours très fière).

17 novembre – Anita Mui

Hier soir, mon amie hongkongaise Stéphanie m’a emmené voir le film Anita, sur la vie de la chanteuse et actrice Anita Mui, la Madonna hongkongaise ! Et ce film m’a permis une expérience très spéciale : celui de pleurer à l’unisson avec un public hongkongais très ému.

Le film retraçait la vie de l’artiste Anita Mui. Plongée dès son plus jeune âge dans le monde de la musique, c’est à 18 ans qu’elle devient célèbre en gagnant un concours télévisé. Elle devient alors une grande star et se produit sur scène avec des costumes incroyables ! En parallèle, elle tourne plusieurs films et gagne plusieurs prix… Nous suivons donc sa vie, jusqu’à sa mort précoce… et retraversons en parallèle les grands événements de l’histoire de Hong Kong comme la rétrocession en 1997 ou le SARS en 2003.

Le film était très touchant et même sans connaître la chanteuse au préalable je me suis laissée emporter.

A la fin, toute la salle pleurait à chaudes larmes, à grands coups de reniflements et de sanglots sonores. Moi aussi, du coup, j’ai suivi le mouvement et j’ai pleuré cette chanteuse que je n’ai pas connue !

12 novembre – Trust and confusion

En ce moment, l’artiste Tino Seghal organise une performance au sein de la sublime prison de Tai Kwun.

La performance est impressionnante et déroutante à la fois. 7h par jour, pendant un mois, une trentaine de personnes danse, chante, bouge et raconte de vraies histoires aux passants.

Hier, assise dans la cour de Tai Kwun, j’ai pu écouter 4 histoires personnelles que m’ont contés les performeurs. Une femme m’a raconté un challenge de natation dans les eaux japonaises, un jeune homme m’a raconté les circonstances du mariage de ses parents, un Australien m’a conté les violences cachées des riches banlieues tandis qu’un homme m’a fait rire en me parlant de son obsession pour les loirs.

J’ai adoré.

Si vous avez quelques minutes, allez donc vous perdre dans cette exposition vivante et vous immerger dans ces tranches de vie !