A propos Karine

Fraîchement expatriée à Hong-Kong, c'est avec une curiosité grandissante que je parcours ma nouvelle ville. Toujours prête à dénicher les endroits secrets, les bons plans, les anecdotes croustillantes, j'anime mon blog personnel où je raconte mon quotidien, mes découvertes, mes surprises et mes aventures à Hong-Kong : https://hotfonduepot.com/! Pour me suivre en image, ça se passe sur Instagram, sur @hot.fondue.pot!

25 avril – La ronde des farewell

Il y a un terme qui n’est que tristement connu des expatriés : la farewell, ce qui signifie « Adieu! » en anglais.

En résumé, lorsqu’on dit : je suis allé à une farewell, cela signifie que nous sommes allés à la fête d’une personne quittant définitivement la ville.

En ce moment, de manière un peu moins festive puisqu’il est interdit de se regrouper, nous enchaînons les farewells en mini-comité. Beaucoup partent. Singapour, Londres, Paris, New York ou ailleurs encore… ils continuent leur bout de chemin, qu’il s’agissent de Suisses, de Français, d’Anglais ou même de Hongkongais.

Nous savons que nous resterons en contact… et que si le hasard nous mène dans la même ville, nous nous reverrons avec plaisir ! Mais après deux ans où personne n’a bougé, paralysé par la crise, c’est un peu triste de devoir dire au revoir à tous ces amis en même temps.

20 avril – Nam Sang Wai

Lundi, comme nous avons congé, nous décidons de nous rendre à Nam Sang Wai, une mangrove proche de Yuen Long.

Nous louons des vélos, nous approchons de la rivière et montons dans une petite barque qui permet d’accéder à l’îlot. Là, un village abandonné nous attend, ainsi qu’un sentier dans la forêt… et le marécage en son centre.

L’endroit est connu pour être un lieu où se posent les oiseaux migrateurs. Dans les fourrés, on entend les grenouilles qui s’égosillent… au dessus de nos têtes, volent des dizaines de libellules tandis que des moustiques se font un festin de nos jambes.

Il fut même un temps l’endroit où s’ébattait Pui Pui, un immense crocodile, acheté illégalement et relâché par son propriétaire. Alors que tous les oiseaux disparaissaient les uns après les autres, les gens ont commencé à se poser des questions. Il a fallu alors faire appel à un crocodile catcher, venu spécialement d’Australie pour attraper la bête. Elle vit désormais au wetland park… et une grande votation a été organisée dans toute la région pour choisir son petit nom, Pui Pui.

Nous continuons la balade. Le chemin est en terre et c’est très agréable. Puis, alors que nous arrivons sur un grand champ, nous sommes surpris : de nombreuses familles vont du modeling, d’autres s’amusent avec des drones… certains jouent à des jeux de ballon. Ils sont posés tranquillement et profitent de leur jour férié.

Plus loin, des voitures se sont engagées dans un chemin interdit aux véhicules et se trouvent coincées. Je ricane en zigzaguant autour d’elles avec mon vélo tout terrain.

Après une bonne heure et demie, nous finissons la boucle du marécage et arrivons à Yuen Long. Ce n’était pas très long mais c’était plaisant.

19 avril – Fériés d’ici et d’ailleurs

Ce weekend, nous avons eu congé pour le week-end pascal.

Eh oui… nous avons certains congés qui sont les mêmes qu’en Europe, comme le jour de l’an, le vendredi saint et le lundi de Pâques, le jour de Noël ainsi que les deux jours suivants Noël (le 26 et le 27)…

Ces jours fériés sont propres à Hong Kong, la Chine ne les célébrant pas.

Mais il y a aussi des jours fériés typiquement de la région : le congé du nouvel an lunaire (3 jours en janvier ou février – la date change selon les années puisque le calendrier lunaire n’est pas fixe), le Ching Ming Festival, en avril… La fameuse fête du travail, le 1er mai, l’anniversaire de Bouddha, les 8 et 9 mai, le Tuen Ng Festival en juin, le HKSAR Establishment Day (date de restitution de Hong Kong à la Chine par la Grande Bretagne), le 1er juillet, le congé de la mi-automne, début septembre… la fête nationale chinoise, le 1er octobre, suivie par le Chung Yeung Festival !

Au total, 17 jours de congé qui sont les bienvenus – et ce d’autant plus puisque le travailleur moyen n’a que 12 jours de vacances payées par an… soit 8 de moins qu’en Suisse.

En Suisse, pour la comparaison, nous avons 9 jours fériés par an, sur le Canton de Vaud… eh oui, les jours fériés varient d’une région à l’autre en Suisse (si le canton est catholique, protestant ou si des fêtes locales ont lieu).

Ce weekend, Hong Kong était donc en pause. Les gens sont partis à l’assaut des montagnes, des balades et des randonnées… et nous avec !

Et les libellules aussi étaient à la fête ce weekend !

12 avril – L’heure du thé, c’est maintenant…

Il n’y a pas d’heure pour yam cha (ou manger des dim sum). Tout moment est idéal : pour commencer la journée avant une randonnée, pour un brunch (tardif ou non), à midi, à 15h ou pour le goûter… et moins courant mais possible aussi, le soir (enfin, quand les restos sont ouverts).

Chaque restaurant de dim sum a ses spécialités et ses particularités mais le fonctionnement reste le même : le menu est souvent affiché sur le set… vous recevez un petit papier et vous cochez vous-même les dim sum qui vous font saliver !

Personnellement, les Dim sum c’est mon péché mignon ! J’adore ! Des xiao long bao, au char siu bao en passant par le lo bak go, les choy sum, les djong ou les haa gao… le choix est un casse-tête !

Pendant le repas, les serveurs viendront remplir les tasses de thé à volonté, histoire de rajouter à mon plaisir !

11 avril – Mais qu’est-ce donc ?

Je marche dans Sham Shui Po, l’oeil aux aguets. Il faut dire que ce quartier recense mille et uns trésors. C’est l’endroit où l’on peut TOUT trouver.

En remontant une rue, je remarque un petit magasin de bric à brac. Devant, dans un seau, se trouvent de superbes bâtons en bambous décorés de dragons. C’est super joli. Je me penche. Les bambous sont creusés de l’intérieur, mais pas jusqu’au bout. Et à leur extrémité il y a un petit trou avec une sorte de petit capuchon qu’on peut enlever ou remettre.

– Monsieur, à quoi ça sert? Demandé-je au vendeur.

L’homme, accroupi dans l’arrière-boutique, me regarde mais ne répond pas. Moi j’insiste.

– Est ce que c’est pour cuisiner ?

Mon esprit s’évade et repense aux plats de riz cuits dans le bambou à Yangshuo. Mais l’homme secoue la tête.

– Ha. Mais c’est alors pour faire de la musique?

Caramba, encore raté. Il s’approche alors du seau pour me montrer. C’est une pipe à… je ne sais quoi… crack, haschich ou même tabac ? Mes compétences linguistiques ne vont pas si loin…

Bon… et bien je trouverai un autre moyen de cuisiner mon riz au bambou.