A propos Karine

Fraîchement expatriée à Hong-Kong, c'est avec une curiosité grandissante que je parcours ma nouvelle ville. Toujours prête à dénicher les endroits secrets, les bons plans, les anecdotes croustillantes, j'anime mon blog personnel où je raconte mon quotidien, mes découvertes, mes surprises et mes aventures à Hong-Kong : https://hotfonduepot.com/! Pour me suivre en image, ça se passe sur Instagram, sur @hot.fondue.pot!

26 septembre – Question de perspective

Samedi soir, alors que nous discutons avec notre ami Kyle, je lui confie ne pas conduire à Hong Kong car je n’ai jamais conduit à gauche. Il lève un sourcil.

– Mais à Hong Kong, on conduit à droite.

Je conteste. Évidemment que non. C’est en Suisse que l’on conduit à droite. L’Angleterre, le Japon, Chypre ou Hong Kong conduisent à gauche.

Il insiste. Non, non, ils conduisent bien à droite. Les Suisses conduisent à gauche.

Puis, tout s’éclaire. Il se base sur la position du volant dans la voiture (qui est effectivement à droite dans les voitures hongkongaises)… tandis que moi, je parle du côté de la route sur laquelle son véhicule se trouve !

Tout est une question de perspective !

23 septembre – une Parenthèse magique

Une librairie pleine à craquer. Pleine d’amis mais aussi d’amoureux de la littérature… Pleins de questions bienveillantes et un super échange.

Mille mille mercis, chères libraires de la Parenthèses pour m’avoir accueillie dans votre fauteuil qui a hébergé tant de magnifiques artistes avant moi.

Et merci à tous ceux qui sont venus ! Ca m’a vraiment touchée !

Pour les autres, passez sans hésiter visiter ce petit écrin de savoir au cœur de Central !

22 septembre – Appartements à ciel ouvert

Nous passons sous le tunnel qui relie Happy Valley à Wan Chai. La galerie est longue, tout en dédales. Il y fait chaud. Depuis toujours, c’est un endroit où les sans-abris se réfugient. La dernière fois que j’y étais passée quelques matelas épars étaient posés à même le sol… parfois des caddies ou deux trois affaires personnelles. Mais les choses ont changés.

Aujourd’hui, alors que nous nous enfonçons dans les profondeurs, je m’arrête, pétrifiée. Ce sont des appartements qui se trouvent là. Des meubles tels que des armoires, bibliothèques, sofas, de l’électroménager (non branchés évidemment) ou lits délimitent les espaces personnels de chacun. Des draps ont été tendus pour préserver leur intimité. Il y a des plantes vertes, des statues de Dieux, des jouets ou des valises… le tout sur toute la longueur de la galerie. Plus loin, il y a des tentes. Le long de la rigole, des bacs contenant des produits ménagers ont été installés. L’odeur est entêtante. On entend derrière les rideaux tendus, les gens vaquer à leur vie quotidienne. Mais rien ne semble normal.

Ma gorge se serre. C’est un raz de marée qui s’est abattu sur ces gens là…

21 septembre – Pelote de laine

Mon ami Anson me raconte ses péripéties amoureuses et je l’écoute avec une fascination curieuse. Ce soir, alors que nous buvons un café, il me dit avoir rencontré une fille. Qu’il l’aime beaucoup et voudrait sortir avec elle. « Du coup, je lui tricote un chandail… », me dit-il.

J’ouvre grand les yeux. Un chandail? « Eh bien oui, continue-t-il… si je veux lui demander de sortir avec moi, il faut que je lui offre un cadeau. C’est obligatoire ici. Du coup, je lui en fabrique un moi-même. C’est plus personnel. »

Même si je trouve étrange de devoir offrir d’office un cadeau à quelqu’un pour débuter une relation, je trouve le geste absolument adorable.

Mais, je me demande malgré tout ce que l’heureuse élue va faire d’un chandail en laine à Hong Kong en septembre alors qu’il fait 35 degrés dehors.

20 septembre – Street glamour

Je marche d’un pas décidé vers le bar où j’ai rendez-vous, quand soudain je réalise avec stupeur que j’ai oublié de faire un test rapide.

En effet, depuis quelques temps à Hong Kong, il est nécessaire de faire un RAT sur lequel on doit inscrire son nom, la date et l’heure au stylo avant d’entrer dans les bars, boîtes de nuit ou encore les restaurants (si nous mangeons à plus de 8).

Je reste stoïque et en sortant du métro, je vérifie si le kiosque en vend. Bingo ! Près de la caisse, à côté des paquets de mouchoirs et des chocolats se trouve une pile de boîtes estampillées Rapid Test.

La partie rigolote commence. Accroupie dans une ruelle face au bar, je sors le tout de sa boîte. J’ai l’impression d’être un junkie en train de préparer sa dose. J’ai un sac à dos que j’ai basculé sur ma poitrine. Sur celui-ci, j’ai posé en équilibre la plaquette en plastique… j’ouvre le sachet contenant la fiole et tâche de la caler dans une poche pour ne pas qu’elle se renverse. Je glisse alors rapidement mon masque sous le nez pour me curer la narine, en tournant la tête à gauche et à droite. Personne en vue. Ouf. Je touille mon bâtonnet dans le liquide… verse les trois gouttes et patiente. Puis, quand le test est négatif, j’écris maladroitement au stylo les infos nécessaires.

Sortir est devenue une parade glamour.