18 février – un monde de contrastes

Chaque matin, quand je vais au travail, je traverse le marché. J’avoue que j’adore ! Je sors de mon immeuble, zigzague entre les passants, passe près du petit café qui sert des déjeuners à même la rue et je me faufile dans les ruelles qui contiennent le wet market, ou marché humide. Le marché porte d’ailleurs bien son nom : tout ruisselle. Les étals de légumes, de poissons, de viandes sont nettoyés à grande eau et le sol est trempé.

Je passe devant les stands de légumes… Bok choy, pak choy, longues aubergines roses ou radis géants, énormes racines de gingembres ou lotus coupés en rondelles… Je regarde les tas de fruits connus et mystérieux : dragon fruits, oranges de Taiwan, mangues, Longan ou pommes custardes …

Puis, quelques allées plus loin, j’aperçois les poissons qui sont encore vivants dans leurs bacs de sagex ou de plastiques, les coquillages aux formes étranges ou les crabes ficelés tant et si bien qu’ils n’ont aucune chance de s’enfuir… et puis, instinctivement, je prends une grande respiration, et je traverse la partie de la viande. Ici, pas de chichi. Il n’y a pas d’excuses… on sait de quel animal il s’agit. Queues de vache, poules vivantes, têtes de porc, pattes de poulets, morceaux sanguinolents… rien ne se perd, tout se transforme.

Au début, j’avais un peu de mal à passer devant les étals mais on s’y habitue.

Parfois, lorsqu’on y passe assez tôt le matin, on peut observer les marchands, amenant sur des chariots à roulette le porc entier, qui sera désossé, coupé et vendu tout au long de la journée.

Pourtant, malgré l’impression de rusticité du marché, comparé aux allées aseptisées des supermarchés, en 2 ans sur place, je n’ai jamais été malade. Les aliments sont frais… et les vendeurs professionnels. J’adore venir y faire mes courses, m’essayer en cantonais avec les marchands et tester des produits que je ne connais pas.

Bref, ce matin, une fois mon parcours achevé, je me faufile dans le métro. C’est un contraste, puisque j’y retrouve les hommes d’affaires en costumes, les femmes en robes élégantes.

Ce matin, c’est à Central que je sors. Les ruelles sont modernes. Les boutiques de luxe s’étendent le long des trottoirs. J’adore ce contraste. Passer d’un monde à l’autre en quelques minutes.

C’est ça, Hong Kong. Un mode de dédales, de surprises et de contrastes permanents.

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