Escapade libanaise

Cet été a été familial. Après mon bref séjour en Suisse, nous sommes repartis pour dix jours au Liban où nous avons profité de la famille de Nicolas!

Depuis Hong-Kong, aller au Liban n’est pas aussi court que ce que j’imaginais et il nous a fallu 7 heures jusqu’à Dubaï, puis 4h depuis Dubaï pour y arriver – soit un périple de 16 heures en comptant les escales. Mais le trajet en valait la chandelle. A notre arrivée, un véhicule nous attend pour nous amener au bercail. En préparant mes bagages j’envisageais de prendre mon permis de conduire international. Là sur la route je ris de ma naïveté. C’est chaotique. Nous sommes sur l’autoroute. On voit quelqu’un piler sur les freins, faire une marche arrière pour prendre la sortie !

Vue depuis Beit Mery

Vue depuis Beit Mery

En montant à Beit Mery je suis frappée par le paysage. C’est beau. Même après deux voyages ici, je n’en reviens pas. J’aime tout particulièrement la couleur des pierres : elles sont jaunes, dorées, magnifiques. Je n’ai vu nulle part ailleurs une roche d’une telle teinte.

Arrivés à la maison (c’est le cas de le dire, Beit Mery signifiant « The house of my Lord », en araméen), nous rangeons rapidement nos affaires, puis, direction le Kaslik, où nous allons à la piscine, avec toute la famille de Nicolas. Au milieu de tous ces méditerranéens dorés, j’ai vraiment l’air d’un sachet d’aspirine. Mais peu importe, on profite avec délice de la météo et des retrouvailles. Ici le soleil est fort mais franc – et sec. On sent tout de suite lorsque le coup de soleil arrive. Ce n’est pas comme à Hong Kong où il fait si humide qu’on ne se rend compte de rien. Après-solaire obligatoire donc.

Le lendemain, nous descendons à Beyrouth. Première escale dans le quartier de Hamra où nous arpentons au hasard les ruelles. Si j’ai l’habitude de ne pas me fondre dans la foule à Hong Kong, avec mes cheveux roux et mes yeux bleus, ici les gens me fixent vraiment. Nicolas qui voulait prendre discrètement des photos de scène du quotidien est déçu. Avec moi dans les pattes c’est impossible. On se promène sur le joli campus de l’Université américaine puis on va à Ashrafieh.

On déguste un café libanais, on flâne dans une librairie où je dois me faire violence pour ne pas acheter une quinzaine de livres de cuisine (une petite obsession personnelle), on ne fait rien de spécial. C’est les vacances et ça fait du bien ! En remontant on découvre un super chanteur libanais, Joseph Attieh et sa dernière chanson en lice, Ghazala, pour laquelle j’ai vraiment un coup de coeur (ou plutôt un coup d’oreilles)!

Le soir repas de famille dans le resto incontournable du coin. Il est magnifique. On mange excellemment bien et – à l’intérieur de celui-ci – on peut admirer une collection d‘abayas sublimes. Ensuite Nicolas, son frère, un ami et une cousine allons boire un verre à Broumana. La ville est métamorphosée depuis la dernière fois où nous sommes venus. Pleins de petits bars sont là, les uns après les autres. On commande de délicieux cocktails en écoutant des reprises absolument improbables : Games of throne version orientale, ainsi que toutes les vieilles chansons françaises qui me rappellent les longs trajets en voiture quand j’étais petite.

L'un des jolis salons colorés du palais de Beiteddine

L’un des jolis salons colorés du palais de Beiteddine

Le vendredi, le réveil est matinal. On est encore jetlaggés… On se prépare gentiment pour le programme de la journée : une excursion au Chouf avec l’oncle, la tante et les cousins de Nicolas. Les paysages sont sublimes. On visite le palais de Beiteddine puis on monte voir la réserve de cèdres.

Les cèdres du Barouk

Les cèdres du Barouk

Ensuite on se dirige vers le resto le plus kitsch du monde : Paradise Baakline… autour d’une cascade, les libanais mangent, se prennent en photo, font un tour en barque, chantent et dansent. Un homme tente de tenir sur un pied sur le rebord de la barque. Il tombe à l’eau et ne sait pas nager. Les serveurs sautent alors à l’eau pour le sauver. On a trop mangé : mezzés froids, chauds, brochettes et fruits… les serveurs continuent d’amener malgré le fait que nous sommes repus… Le Liban est clairement le pays de l’opulence gustative.

Encore des mezzés!

Encore des mezzés!

Le lendemain, nous passons une journée familiale chez l’oncle de Nicolas au-dessus de Jbeil. On mange encore. Des dizaines de plats tous plus succulents les uns que les autres. Chaque mezzés, chaque desserts, chaque boisson est une symphonie pour les sens. Après certains se baignent pendant que d’autres fument le narguilé sous la vigne trémière. Une journée parfaite d’une langueur absolument infinie.

Pour terminer la semaine en beauté, le lendemain, nous sommes attendus à Jbeil pour le repas de midi. Nous visitons les souks… où je n’achète rien – tout ce qui me plaît ne rentrera pas dans notre valise ! On visite le port, l’église datant de 1100 avant d’aller manger des poissons, au bord de la mer.

Nous ne faisons que manger – me direz vous. Vous avez totalement raison… mais tout est tellement délicieux.

Le lundi, la journée est plus calme. On tourne dans Beit Mery. Ses ruines romaines, son couvent. C’est sublime le Liban. On va faire le plein d’épices au supermarché. Le soir on sort à

La mosquée Mohammad al Amine

La mosquée Mohammad al Amine

Beyrouth. On marche près de la grande mosquée où Nicolas, W. et T. fument une chicha plantée dans une pastèque. Ensuite on sort à Gemmaizeh. Une cousine nous a recommandé un bar qui fait d’excellents cocktails. Histoire de rester dans le thème j’en commande un très bon a la fleur d’oranger.

Le mardi, nous allons voir J. C’est une amie libanaise que j’ai rencontré en Suisse. C’est trop marrant de la voir au Liban hors de notre contexte habituel. On passe un magnifique après-midi à Feytroun, dans les montagnes.

Le mercredi, la journée est également calme. Le soir, nous nous rendons chez Meyrig, un restaurant arménien – que je mettrais dans le top 5 des meilleurs restaurants dans lesquels j’aie mangé. La cuisine arménienne-syrienne est incroyable, parfumée, fraîche… c’est un paradis pour les papilles.

Le lendemain, on essaie vainement de perdre un peu des calories ingurgitées pendant le séjour en faisant des longueurs à la piscine. Je doute un peu du résultat. Mais bon… l’espoir fait vivre! On profite du soleil, de la torpeur estivale, de la famille… On mange (encore!!!) du poisson grillé le soir, au bord de la mer. Les Libanais savent clairement profiter de la vie.

Le vendredi arrive. C’est notre dernier jour au Liban. Entre les valises à faire, les derniers achats (il faut absolument que j’emporte avec moi de l’eau de fleur d’oranger ;-)), les moments avec la famille, les promenades notamment dans le super quartier de Bourj Hammoud, cela passe vite. Trop vite. On est un peu déprimés. C’était bien ce temps privilégié avec ceux qu’on aime! Cela faisait longtemps qu’on était pas revenus et ça faisait vraiment du bien de revoir tout le monde!

2 réflexions au sujet de « Escapade libanaise »

  1. Ping : Un an à Hong Kong! | Deux Suisses à Hong Kong

  2. Ton article m’a tellement rappelé mon séjour au Liban il y a maintenant dix ans. On avait passé une semaine à manger et à se régaler à chaque fois et puis le pays est tellement beau et varié sur une plutôt petite superficie. J’aimerais vraiment y retourner.

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