3 mois à Hong-Kong

Eh voilà. Le temps file. Cela fait déjà 3 mois que nous avons atterri sur ce bout de terre, au Nord de l’Asie du Sud-Est ! Trois mois complètement dingues, de grandes découvertes… de grands changements. Comme pour les nouveaux jobs et les années qui se terminent, il est donc temps de faire un premier bilan !

Pour ce faire, j’ai compilé des questionnaires trouvés sur Internet permettant – semble-t-il – de faire un bilan de l’année écoulée…. Je vais me prêter au jeu et y répondre pour vous partager mes impressions concernant ces 90 jours loin de ma Suisse natale ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas ! Notez les dans les commentaires et j’y répondrai!

Qu’avez-vous le plus aimé ?

Bon. Je suis en période lune de miel. J’aime tout. J’aime la ville, les gens, la foule, l’architecture, les îles, les transports publics, les enseignes en chinois… Mais il faut résumer un peu. Voilà donc les 5 choses que j’aime le plus (sans ordre de préférence) :

  • Apprendre le cantonais
  • La cuisine locale et plus spécialement les buns et les Xiao Long Bao
  • La facilité de tout : les transports, les horaires d’ouverture, les moyens pour prendre rendez-vous, les systèmes de livraison…
  • Les randonnées et la nature
  • Notre appartement

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Je crois que ce qui a été le plus difficile pour moi, ça a été de se faire des amis. C’est difficile de s’y remettre quand on a l’habitude d’avoir des copains qu’on connaît depuis 10 ans, voire plus. J’espérais que mon espace de coworking m’apporterait des contacts ce qui n’a pas été le cas. J’ai donc dû sortir de ma zone de confort, m’inscrire sur des forums, écrire et aller boire des cafés avec des inconnus… aller à des soirées bruyantes où toute ma concentration était nécessaire pour comprendre l’anglais. Accepter que – si je comprends les blagues quand nous buvons un verre avec des gens – je n’arrive pas à en faire, je les traduis mal – ou avec 3 minutes de retard, ce qui est déjà trop tard dans le fil de la conversation.

Les langues m’ont aussi posé quelques soucis. Tout d’abord, l’anglais… je me suis rendu compte qu’on ne m’a jamais appris le vocabulaire du quotidien. J’ai dû apprendre tout ce qui concernant le vocabulaire pour faire ses courses. J’ai aussi dû apprendre à comprendre tous les accents auxquels j’étais confrontée : l’accent chinois, en anglais, l’accent british, l’accent australien, l’accent canadien, l’accent américain, l’accent écossais, et j’en passe. Et accepter que mon accent aussi est fort. J’ai dû lutter contre de sacrés coups de déprime quand je me rendais compte que certaines personnes avaient du mal à me comprendre, ou que je n’arrivais pas à communiquer de manière optimale. J’ai dû également apprivoiser une culture, des manières de faire qui n’étaient pas les miennes.

Mais chaque jour, on apprend, tout se met en place gentiment. Il faut être persévérant et sortir de sa zone de confort.

Quelle est votre plus grande fierté ?

Cela peut paraître anodin, mais quand je suis allée au marché et que j’ai réussi à commander deux aubergines et comprendre le prix – le tout en cantonais – je me suis sentie fière comme un coq… ! A chaque petite victoire linguistique, c’est là que je me sens le plus fier !

Quels rêves, petits ou grands, avez-vous réalisé cette année?

Pour moi, ces 3 mois ont permis de réaliser plusieurs rêves :

  • Vivre une aventure exotique à l’étranger
  • Vivre au bord de la mer
  • Me perdre dans de nouvelles langues et de nouvelles cultures…

Je ne pouvais pas rêver mieux !

Au quotidien, qu’est-ce qui vous a énergisé ?

Sortir… aller dans la rue, regarder l’environnement, la foule, écouter cette magnifique langue qu’est le cantonais. Tout ça m’a donné une énergie folle.

La visite de D., Ph. et P. m’ont aussi fait plaisir ! C’était génial de pouvoir leur montrer notre nouveau pays !

Qu’est-ce qui vous manque depuis la Suisse?

Eh bien, à part la famille et les amis, j’avoue que pour le moment, rien ne nous manque.

J’avoue que si je devais lister 2 aliments qui me manquent ce serait : les cornichons au vinaigre, et la salade de chèvre chaud ! Pour le reste, on a un appartement où on peut se cuisiner des plats plus familiers, donc on s’en sort!

Quel a été votre PLUS BEAU MOMENT ces trois mois ?

Après notre randonnée sur le MacLehose Trail, en prenant le bateau. Je me suis sentie tellement vivante au milieu de cette sublime nature, sur la mer ! C’est là que j’ai pris conscience que j’étais en train de vivre un rêve.

Lorsque vous entrez chez-vous avez-vous le sentiment d’être Home Sweet Home?

Oui. Clairement. J’adore notre appartement. Il manque encore un peu de déco mais franchement, on est trop bien ! Je n’aurais jamais pensé gagner en qualité de vie en venant à Hong-Kong, par rapport à Morges. Eh bien, c’est le cas.

Comment était votre santé ?

A part mon kyste sur le pied – qui m’a permis d’apprendre une foule de vocabulaire anglais concernant le squelette – tout va bien! Nous n’avons pas été malades du tout!

Quelles nouvelles personnes avez-vous accueilli dans votre vie ?

Il y a eu notre copine de rando, F. qui nous a fait découvrir des coins sublimes, ma copine A. que j’ai retrouvée après nos cafés des dernières vacances, la bande des anglais fêtards, mes deux amies françaises, V. et P., installées ici depuis plusieurs années, ainsi que I., notre ami canado-hongkongais.

Quels livres marquants m’ont accompagné ces trois mois?

Mon coup de cœur lecture ces 3 derniers mois a été : Gweilo, Récit d’une enfance hongkongaise (1952-1955), de Martin Booth

Voilà en résumé le bilan de ces trois mois. Ça a été un si gros changement de vie, un si grand choc… mais tout est positif et je suis ravie de cette décision que nous avons prise de nous lancer ! Que d’apprentissages !

Si je devais faire des résolutions sur l’année à venir ce serait les suivantes :

  • J’aimerais trouver un rythme. Je suis passée d’une vie très régulée en Suisse, avec un travail à 100%, des trajets en train formatés, à une vie plus « olé-olé », où – même si je travaillais – aucun jour ne ressemblait à l’autre. C’est excitant, bien sûr. Ça donne l’impression que le quotidien est une surprise continuelle. Mais c’est difficile de s’organiser dans la vie de tous les jours.
  • Faire plus de sport. Il y a une piscine à côté de chez moi. J’aimerais bien réussir à y aller 2 fois par semaine. Ça m’a pris du temps, car j’avais un peu peur au début d’y aller toute seule. C’est un peu ridicule mais tout est si différent que chaque petite activité peut être effrayante !
  • Cultiver les amitiés qu’on s’est déjà faites
  • Profiter davantage de l’offre culturelle hongkongaise. J’aimerais bien voir un opéra cantonais, par exemple.
  • Voyager un peu plus. Nous sommes juste allés à Macao. J’aimerais bien partir à la découverte de la Chine qui n’est qu’à 2h de train…
  • Et vraiment prendre plus de temps pour apprendre le cantonais. Là, il me manque du vocabulaire. Et pour apprendre du vocabulaire, il faut simplement prendre son temps et y accorder quelques minutes chaque jour !!!

Voici pour terminer un petit diaporama de ces 3 mois écoulés!

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2 réflexions au sujet de « 3 mois à Hong-Kong »

  1. J’admire ton courage (moi la petite suissesse qui n’aime que son chez-soi). J’imagine que tu as dû ressentir aussi beaucoup de fatigue à devoir ainsi t’adapter, malgré que tu parles d’expériences énergisantes…ou bien tout à plutôt été ainsi?

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    • Ca c’est gentil! 🙂 Oui, tout est très fatigant! Tout me prend un temps fou ! L’autre jour, j’ai dû aller chez le médecin. J’ai passé 30 minutes à préparer une liste de vocabulaire pour décrire mes symptômes (parce que ça ne se traduit pas littéralement). Et une fois chez le médecin, j’ai dû me concentrer comme une folle pour comprendre ce qu’il me disait – entre l’accent (le médecin était écossais) et le vocabulaire technique, c’était chaud. Je suis donc facilement naze. Des fois, je lâche même prise et je fais semblant de comprendre, hahaha, mais ce n’est pas toujours une très bonne idée selon les circonstances. La foule aussi, cela fatigue. Passer de Morges, avec ses 15’000 habitants à HK, avec ses 8 millions d’habitants, c’est aussi un choc. Mais j’ai la chance d’avoir un rythme plus cool qu’en Suisse. Je n’ai plus besoin de me lever tous les matins à 05h45 alors je suis plus en forme le matin 😉

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