Aventures culinaires #4 – L’œuf centenaire

C’était le suivant sur ma liste. Voilà le challenge relevé! Aujourd’hui, j’ai goûté à l’œuf centenaire! Cette spécialité chinoise est effrayante de bout en bout : tout d’abord son nom – l’œuf (ce qui réveille de sacrés souvenirs traumatiques de mon séjour au Sénégal), acoquiné à l’adjectif « centenaire » – ce qui ne présage rien de bon… ensuite son visuel : le blanc est brun translucide, comme la gelée d’un pâté à la viande, et le jaune est vert foncé! Et l’odeur un peu volcanique…

Mais sincèrement, une fois le combat mené avec sa tête et l’œuf porté à la bouche : et bien le verdict est sans appel! C’est pas mal du tout! Il y a la texture de l’œuf, comme de la gélatine, mais le goût est un peu vinaigré, crémeux… avec même, un petit arrière goût de foie gras!

Je peux imaginer que ça soit un peu traumatisant pour les personnes peu habituées aux aliments forts – comme le Roquefort, le fromage de chèvre, le cenovis, les cornichons vinaigrés. Mais moi j’aime tout ceci! L’œuf centenaire passe donc très bien!

Bon, et bien pourquoi en faire toute une histoire? J’imagine que c’est à cause de son nom… je vous rassure, l’œuf centenaire n’a pas 100 ans, non. Il coûterait une petite fortune sinon! En gros, il s’agit d’un œuf de cane, enveloppé à la main (et avec des gants pour ne pas se brûler), d’un mélange de chaux, d’argile, de cendre, de sel et de riz séché. Ces œufs sont déposés dans des bocaux ou des paniers tressés. La boue sèche et durcit, formant une croûte… et à l’intérieur de celle-ci, les œufs sont fermentés pendant quelques semaines ou quelques mois. Une réaction chimique modifiera le pH des œufs leur donnant cet aspect et ce goût particulier. Si un prof de chimie me lit, voilà une expérience à mener avec les élèves!

L’œuf centenaire se dit en chinois « pidàn » (aussi bien en mandarin qu’en cantonais). Cette recette aurait été découverte il y a environ 600 ans dans le Hunan sous la dynastie Ming. Le propriétaire d’un bassin de chaux y aurait découvert des œufs de canards. Il les aurait goûtés… si c’est le cas j’admire le courage du bonhomme… puis, trouvant ceci bon, décida d’en produire sans omettre d’ajouter du sel dans la chaux pour améliorer leur saveur !

Bon… ok… maintenant qu’on en sait plus, c’est un peu moins traumatisant. Et comment ça se mange? Pour ma part, je l’ai dégusté avec du tofu soyeux. Je sais que ça se mange souvent avec du congee… Il paraît qu’on peut aussi les manger tels quels, avec un peu de gingembre!

Bref, c’est sincèrement quelque chose à tester! C’est unique et original, et n’ayez crainte, si vous avez mangé du Reblochon ou du Munster, vous survivrez sans problème à l’œuf centenaire!

Allez… prochain challenge, les pattes de poulet?

Adresse pour le goûter à Hong-Kong : The Monogamous chinese

Et pour conclure, voici deux articles donnant plus de détails :

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